Sélection spéciale Festival America

Sélection spéciale Festival America

L’envers du décor

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Du 24 au 26 septembre prochain, le Festival America rendra hommage aux littératures et cultures d’Amérique du Nord à Vincennes. Ils seront 63 écrivains à voyager dans la capitale à la rencontre d’un public toujours plus nombreux. Parmi eux, nombre d’auteurs Points, dont Eduardo Manet et Leonardo Padura pour Cuba, Jay McInerney et Don Winslow pour les Etats-Unis et Guillermo Arriaga et Enrique Serna pour le Mexique.

Immense et aussi diverse que les habitants qui peuplent le Nord du continent, la littérature américaine contemporaine est aussi celle qui est la moins tendre vis-à-vis du rêve américain. Elle nous présente un autre visage de l’Amérique, entre l’ennui profond et étouffant des banlieues pavillonnaires et le mal-être de la jeunesse new-yorkaise, le racisme persistant et les guerres des narco-trafiquants. Diverse également par les pays qui se partagent son territoire : Les États-Unis de l’avant et l’après 11 Septembre et la lente désillusion de ses habitants ; Cuba, île sensuelle et mélancolique amochée par la  tornade castriste ; le Canada et ses immenses espaces, inspirant plus d’un écrivain ; le Mexique, enfin, et ses rêves d’avenir menacés par la corruption, les trafics de drogue et sa criminalité. Le Cercle vous propose de partir à la conquête de cette littérature incontournable à travers ses auteurs les plus emblématiques.

 



Le Canada au féminin

Fugitives, Alice Munro

 

 

Fugitives


« Il y a du Tchekhov sous la plume de la Canadienne, et sa petite musique enchante. »

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A Carla, Juliet, Eileen, Lauren, Grace, Robin ou Nancy, la vie n’a pas fait de cadeau. Solitaires, mal mariées, séparées, ces femmes acceptent leur présent et assument leurs erreurs jusqu’au jour où… Jusqu’au jour où elles tentent la fuite. Car même si l’escapade ne durera qu’un temps, même si la peur ou la déception les ramènera tôt ou tard au point de départ, il faut à ces prisonnières d’une existence banale au moins tenter d’infléchir le cours de leur destin, ne serait-ce que pour chasser l’ombre du regret de ne pas l’avoir fait… En huit variations sur la fugue, la Canadienne Alice Munro, que Cynthia Ozick considère comme « ni plus ni moins le Tchekhov nord-américain », expose une bouleversante galerie de femmes au courage insoupçonné.

Rencontres fortuites, Mavis Gallant

Rencontres fortuites

 

« Un savoureux roman. »

Télérama

 

A vingt-six ans, Shirley Norrington, jeune canadienne excentrique et ingénue, erre dans les rues de Paris. Shirley n’est pas particulièrement jolie, ni douée pour le choix des maris : le dernier en date, journaliste parisien, l’a abandonnée à son sort depuis peu. L’objet du litige ? Lui avoir servi du café dans un bol…Qu’importe, Shirley ne perd pas sa joie de vivre et part en goguette dans la ville. Elle y accumule les rencontres fortuites et délicieuses avec des doux-dingues. Mavis Gallant use de son talent et de son humour pour peindre la vie trépidante de son héroïne, dans cette comédie de mœurs qui porte un regard juste et acéré sur la société française des années 60.

 



Pour les fans de Buena Vista Social Club

L’Île du lézard vert, Eduardo Manet

 

L'ile du lézard vert


« Grâce à Eduardo Manet, cette île folle et séduisante ressurgit au fil des pages de ce roman drôle, douloureux et enchanteur. »

Le Nouvel Observateur


L’île du lézard vert, c’est Cuba la tropicale, l’exubérante, celle d’avant Castro. C’est aussi l’île de Guido, jeune étudiant de seize ans, qui se détache progressivement de son père journaliste engagé et coureur de jupons et de sa mère rêveuse, pour découvrir les plaisirs de la chair. C’est aussi l’île de cette jeunesse dorée, se rapprochant progressivement du communisme, avant de perdre ses illusions. Eduardo Manet, récompensé par le prix Goncourt des lycéens 1992 pour ce roman, livre un conte initiatique sensuel sur un Cuba oublié. Une île au carrefour de trois continents, marquée par un incroyable melting-pot et des personnages excessifs toujours attachants.

Electre à la Havane, Leonardo Padura

 

Electre à la Havane


« Roman noir, policier métaphysique, portrait de La Havane, dénonciation du réalisme socialiste, tour à tour mélancolique et révolté, son roman, comme ses personnages, se farde et s'escamote, échappe à toute classification. »

Le Matricule des Anges


Pourquoi le fils d’un diplomate cubain a-t-il été étranglé et travesti en femme ? Mario Conde, flic sorti tout droit des romans de Raymond Chandler, est chargé de l’enquête. Son investigation le mène sur les traces d’Alberto Marqués, dramaturge homosexuel en qui il trouve un allié inattendu. Mario Conde est un flic désabusé, écrivain raté, déprimé par son Cuba castriste. Il écoute le récit de Marqués, exilé dans son propre pays. C’est un peu pour lui que Conde va chercher la vérité, en découvrant au passage une Havane inconnue, où la quête d’identité passe aussi par la réalisation d’étranges parcours. Entre roman noir et enquête policière, Leonardo Padura mêne une danse mélancolique et révoltée dans son vrai Cuba, inconnu des touristes.

 



Surfing USA

Toute ma vie, Jay McInerney

 

 

Toute ma vie


« Quelque chose en lui de Fitzgerald. »

Madame Le Figaro


À vingt ans, Alison mène l’existence d’une « fille à papa ». À ceci près qu’elle ne voit jamais son père, un businessman surmené, attiré par de jeunes beautés, avec lequel elle entretient une relation purement financière. Seule – si ce n’est sa carte de crédit qui l’accompagne toujours -, elle passe son temps à faire la fête aux côtés d’une jeunesse dorée en quête d’elle-même. Cours de théâtre, dragues, coke et autres tentations addictives rythment son quotidien newyorkais. Jusqu’au jour où elle rencontre Dean, un agent de change trentenaire dont le rêve est de devenir écrivain… Chronique newyorkaise amère et délicieuse, Toute ma vie est le troisième roman de Jay McInerney, l’un des meilleurs écrivains et satiristes américains contemporains.

Netherland, Joseph O’Neill

Netherland


« La plus subtile œuvre de fiction sur la vie à New York et à Londres après la chute du World Trade Center. »

The New York Times


Hans, analyste financier, et sa femme Rachel, avocate d’origine anglaise, coulent des jours paisibles à New-York. Ils vivent à TriBeCa, ont un adorable petit garçon et tutoient ce qui doit ressembler au bonheur. Mais au lendemain du 11 septembre, sa femme, devenue paranoïaque, décide de partir avec leur fils pour Londres. Hans se retrouve perdu au milieu de Manhattan. Jusqu’à sa rencontre, déterminante, avec le charismatique Chuck, mystérieux homme d’affaires originaire de Trinidad, dont le rêve est de lancer la mode du cricket à Big Apple. C’est le début d’une indéfectible amitié et de joyeux matchs de cricket entre joueurs du dimanche fraîchement débarqués de lointaines contrées. Mais derrière la figure bienveillante de Chuck se cache un étrange secret… Un Gatsby le Magnifique post-11 septembre ? Le beau roman de Joseph O’Neill est en tout cas à la fois une splendide parabole sur la fin du rêve américain et un magnifique roman d’amour. Cerise sur le gâteau ? Barack Obama, dont on connaît les conseils de lecture judicieux, a inscrit Netherland à sa liste de ses livres préférés…

La Fille du fossoyeur, Joyce Carol Oates


La fille du fossoyeur

 

« Une sensibilité vibrante, doublée d'un grand professionnalisme.»

Le Magazine littéraire

 

En 1936, Rebecca et ses parents fuient l’Allemagne nazie et échouent dans une petite ville américaine. Ancien professeur, son père doit accepter, faute de mieux, un travail de fossoyeur. L’inscription répétée de croix gammées sur les tombes qu’il est censé surveiller va l’entraîner vers le délire de persécution et l’autodestruction. Rebecca se retrouve témoin des conséquences tragiques de la démence de son père, un traumatisme dont elle ne se remettra jamais tout à fait… Reprenant ses thèmes privilégiés, Joyce Carol Oates dresse un sublime portrait de femme dans l’Amérique d’aujourd’hui, dans un univers lumineux où la noirceur affleure et où la cruauté n’est jamais loin. Un roman dense, sombre et prenant, dans la lignée des plus grands romans d’Oates.

Virgin suicides, Jeffrey Eugenides

Virgin suicides


« Un premier roman pénétrant… Lyrique et grave. »

The New York Times


Elles sont jeunes et belles, fragiles aussi. Cecilia, Lux, Bonnie, Mary et Therese sont les sœurs Lisbon. Leur pâleur angélique, leur rire cristallin et le charme vénéneux de leurs yeux mi-clos attirent et fascinent les garçons du quartier. Plus intriguantes que leur beauté, leurs morts successives, en moins d’une année. Que s’est-il passé derrière les murs de la villa familiale pour qu’un tel drame survienne ? Des années plus tard, les adolescents devenus hommes tenteront de comprendre et d’expliquer la chute lente mais inexorable de ces roses au parfum entêtant. À travers cette enquête chargée de doutes et d’interrogations, Jeffrey Eugenides, prix Pulitzer 2003 pour Middlesex, fait surgir dans ce premier roman un tragique sublime dans la banalité du quotidien, celui des banlieues bourgeoises américaines paisibles et étouffantes.

La Griffe du chien, Don Winslow

 

La griffe du chien

 

« Un roman pitbull. Une fois libéré, ce thriller charge et attaque sans merci, déchiquetant tout sur son passage. Un scénario parfait, un rythme trépidant, de l’intelligence et une touche politique. »

Le Washington Post


Art Keller, agent de la toute nouvelle DEA (Drug Enforcement Agency), chargée de « nettoyer la frontière », a juré sur la tombe de son adjoint de venir à bout du trafic de drogue entre le Mexique et les Etats-Unis. Il ne se doute pas qu’il passera les trente années suivantes à ramasser des cadavres. Face à lui, les patròns, Michel Angel Barrera et ses neveux Adán et Raul, lui barrent la route et répliquent sans états d’âme par le sang. Une partie mortelle où tous les moyens sont permis s’engage, avec pour terrain de jeu le continent américain. Une partie où seul l’instinct peut encore sauver face à la folie de la drogue. Aux frontières du docu-fiction, Don Winslow retrace d’une plume alerte et pleine d’ironie les sanglantes étapes de la guerre menée et perdue d’avance par les États-Unis contre les cartels de drogue.

 



Plongée dans les bas-fonds mexicains

Un doux parfum de mort, Guillermo Arriaga

 

 

Un doux parfum de mort

 

« Arriaga s'amuse, alignant les portraits les plus savoureux, passant du mélodrame aux scènes hilarantes. Il pourrait se complaire dans le sordide, mais préfère jongler avec les sentiments. »

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Un bled du Mexique profond, un cadavre de jeune fille, un assassin trop malin pour se faire pincer et un autre (innocent) que chacun voudrait coller à sa place, quelques flics pourris et corrompus à souhait... Au milieu, un brave garçon poussé à jouer les vengeurs par des villageois qui réclament « le prix du sang » : voilà réunis tous les ingrédients d’un roman qui se dévore comme une tortilla bien relevée. Polar dévoyé, conte d'amour et de mort, vaudeville sanglant arrosé de tequila, Guillermo Arriaga donne ici toute la mesure de son talent de romancier.

La Peur des bêtes, Enrique Serna

 

La peur des bêtes

 

« Du milieu littéraire à celui des narcotrafiquants, Enrique Serna dresse un portrait féroce des élites mexicaines. »

Le Figaro Littéraire

 

Journaliste raté, flic par nécessité, Evaristo Reyes, s’est fourré dans un sale guêpier. Chargé de rendre une petite visite à Roberto Lima, écrivain marginal et teigneux dont la prose contestataire hérisse le pouvoir, il est le dernier à l’avoir vu vivant et par conséquent le premier sur le banc des accusés. Obstiné, Evaristo mène l’enquête en solo. Sage décision : entre magouilles politiques, trafic de drogues et corruption, mieux vaut ne faire confiance à personne…Cruelle peinture d’un milieu littéraire mesquin et corrompu, La Peur des bêtes est un roman âpre et noir, dont la parution au Mexique a fait grincer de nombreuses dents.

 

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