Tous les matins je me lève de Jean-Paul Dubois

6,5€ // 224 pages
Paru le 06/09/1995
EAN : 9782020237383

Tous les matins je me lève

Jean-Paul Dubois

Littérature

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Roman

Paul Ackerman se lève tous les matins, mais à midi. C'est un détail qui change une vie : qui vous met en porte-à-faux avec les autres, un pas à côté du monde.

Ses nuits, Paul Ackerman les passe à écrire des romans pour nourrir sa famille et à mener de front, en rêve, une triple carrière de rugbyman, de golfeur et d'homme-oiseau.

Le reste du temps, il mène une vie qui ne ressemble à rien mais a le mérite de lui ressembler.

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Commentaires

23 décembre 2012
Sylvie Sagnes

"Anna avait des yeux pour voir pendant des siècles."
Troisième roman de Jean-Paul Dubois (initialement paru en 1988), "Tous les matins je me lève" fait partie de ses meilleurs, selon moi. Il illustre à merveille une théorie qu'il développe (Paul Ackerman écrit ses romans à partir d'une phrase, la première ou la dernière, et étire chaque jour les mot sans jamais avoir aucune idée de la suite), il est plein d'humour (les dentistes et les assureurs en prennent pour leur grade), de fantaisie (vie nocturne agitée), il chante l'amour de la famille et surtout des ados (identification maximale), il est charmantissime et possède au final un ton suffisamment puissant pour emporter tout le reste.

"Tu as fini ton livre ? a-t-elle distraitement demandé. Elle connaissait la réponse, tout le monde, dans la maison, connaissait la réponse, mes amis connaissaient la réponse, mon éditeur connaissait la réponse. Mais elle, elle posait la question."

Paul Ackerman, écrivain "modestement connu" de son état, joueur de rugby nocturne (pendant ses rêves uniquement), accro au lait entier et aux voitures anciennes, s'habille "comme pour aller voir son éditeur" (qui n'aime pas tellement les auteurs, mais qui lit scrupuleusement les manuscrits) pour toute sortie officielle, sauve des chiens dans la mer déchaînée, mange trop de pizzas, fait des blagues atroces à ses meilleurs amis ("Je ne peux rien dire") et enchante ses lecteurs. Voilà.

"Je suis resté à la maison avec les enfants. On a mangé de la pizza et bu du lait. Ensuite, on s'est assis devant la télévision. Jonathan était entre mes jambes, dans un bras je tenais Jacob, dans l'autre Sarah. J'étais si bien auprès d'eux que j'avais envie de pleurer. Je me suis rendu compte que c'était juste un instant de bonheur qui passait. Je les ai tous serrés contre moi. J'ai senti leur corps, leur os, la souplesse de leur peau. Ils m'ont paru plus beaux, plus magnifiques que jamais. Je ne voulais pas qu'on me les prenne, je ne voulais pas qu'ils grandissent, je voulais seulement qu'ils restent là, toujours, près de moi, et que jamais, jamais aucun de nous ne vieillisse."

 

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