Tokyo Vice  de Jake Adelstein

8,4€ // 512 pages
Paru le 05/10/2017
EAN : 9782757860816

Tokyo Vice

Jake Adelstein

Policiers, thrillers & romans noirs

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« Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime. » Derrière la fumée de sa cigarette, Jake n’est pas vraiment en position de négocier. Premier journaliste occidental à travailler pour le quotidien japonais Yomiuri Shinbun, il court après les bons sujets. Et là, il en tient un. Un sérieux, un fumeux, un dangereux : le yakusa le plus célèbre du Japon s’est fait opérer secrètement aux États-Unis. L’article vaut son pesant d’or. La mafia japonaise le sait. Et elle ne fera pas de cadeau à Jake

Jake Adelstein est journaliste. Tokyo Vice est son histoire.

« Tokyo Vice rejoint d’autres ouvrages majeurs de la littérature du réel parmi lesquels Baltimore ou Gomorra. »

Le Monde des livres

« Une fascinante plongée dans les bas-fonds de la société japonaise. »

Le Monde

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cyril Gay

 

Commentaires

26 novembre 2017
Annick Simeoni

Un livre qui se lit autant comme un roman que comme un témoignage du fait qu'il s'agit d'une histoire vécue . L'auteur nous plonge dans les bas-fonds de Tokyo , univers de yakuzas , de prostituées , de flics corrompus parfois attachants et d'un monde de la presse aux méthodes particulières . Une immersion dans la culture nippone dont on ne sort pas sans questions : ces méthodes sont elles si différentes moralement que celles de l'Occident?
Il faut dépasser les premières pages d'une lecture parfois ardue pour devenir rapidement accro!

19 novembre 2017
Magali BERTRAND

Tokyo Vice...ou quand la réalité peut se passer de fiction!Dans ce livre (bien malin qui pourrait le qualifier...roman? Auto-fiction? Témoignage?), Jake Adelstein tient ses lecteurs en haleine de bout en bout en évoquant son incroyable expérience de journaliste étranger au sein d'un grand journal japonais, avec un art consommé du suspens digne des plus grands auteurs de polars. Tout y est, du décor glauque, les bas-fonds des nuits japonaises, aux personnages, journalistes véloces, flics au grand cœur ou plus ou moins monnayables, grands pontes et petites frappes du crime organisé nippon, en passant par des intrigues à l'ampleur allant crescendo.Nul besoin pour l'auteur, ayant tenu un journal de ces années haute tension,d'en rajouter pour aguicher le lecteur et attiser sa curiosité, on le suit pas à pas, désireux de connaître le dénouement, impatient de savoir comment il se sortira de telle ou telle situation et ce que deviendront les personnages plus vrais que nature qui jalonnent son parcours. Sa vie fut un polar, un vrai, et la verve de son style "roman noir" en fait une proposition que vous ne pourrez pas refuser !

16 novembre 2017
Christine SCHIMMER

Passionnante d'un bout à l'autre. L'aspect non fictionnel déroute d'abord et on a au début l'impression de lire un reportage très documenté sur les yakusas.Mais en cours de lecture on se laisse prendre et on croit lire un roman, avec des personnages auxquels on s'attache, le narrateur comme ses ami.e.s ou les personnages de rencontre. Comme tout roman policier actuel, c'est aussi une découverte d'un pays, de sa culture, de son mode de vie et en refermant le livre, on a l'impression d'avoir fait un long séjour au Japon.

1 novembre 2017
Manuela C / A vos livres

Tokyo Vice, c’est d’abord un bel objet. Un support extrêmement bien conçu qu’on a plaisir à contempler, puis manipuler. Et lire.
Cependant, ne vous attendez pas à découvrir un polar nerveux et haletant, tel qu’on nous le vend. La confrontation avec les yakuzas n’apparaît, par exemple, que dans le dernier tiers du roman.

Avant cela, l’auteur retrace son parcours de journaliste au Yomiuri Shinbun, de ses débuts comme fait-diversier de province, à son travail d’investigation auprès de la brigade des mœurs de Tokyo. À travers son cheminement, il décode la société japonaise, les rouages et contraintes de l’univers entrepreneurial, implacable pour peu que l’on ne respecte pas l’étiquette. Le jeune journaliste apprend à courber l’échine, accepte la prééminence du travail auquel il consacre tout son temps, au détriment de sa vie familiale. Il assimile ainsi les ficelles du métier, gagne la confiance de sa hiérarchie, tout en acceptant les compromis nécessaires pour mener à terme un travail d’investigation. Il s’applique aussi à garder des liens cordiaux avec les services de police parmi lesquels il est primordial de compter des indics. À choyer de sa poche.
Les victoires paraissent bien maigres en comparaison de l’énergie, du temps et de l’argent investis, mais Jake est un journaliste acharné, porté par son ambition et sa foi en la vérité.

L’écriture de Jake Adelstein est journalistique, accessible et précise. Son récit, instructif, peut tendre, de temps à autre, vers l’anecdotique. Il détaille beaucoup et nous frustre parfois, comme lui-même à dû l’être lorsqu’une exclusivité lui échappait, ou que la vérité se dérobait. Le personnage peut être excessif, égocentrique, prêt à beaucoup pour obtenir une information. Tout en restant autocritique et lucide. Certainement les qualités qui font le bon investigateur.
Ces années de journalisme de terrain, en divers lieux du pays, lui font prendre conscience de l’enracinement du crime organisé dans toutes les strates de la société japonaise, des bas-fonds au monde de la finance, jusqu’aux sphères politiques.
Les sujets couverts, toujours plus sordides, autant que les manquements de la justice, le travaillent en profondeur.
De retour à Tokyo, il se consacre aux affaires de mœurs dans les quartiers chauds, Kabukicho et Roppongi. Lui se penche particulièrement sur le trafic d’être humain.
Fort de ses convictions, de ses amitiés, il s’implique de plus en plus, navigue dans un univers complexe et sans merci pour tenter de mettre au jour les travers de la société japonaise.
Lancés sur la piste des yakuzas, Jake soulève un sacré lièvre qui mettra sa vie en danger. Jusqu’où est-il prêt à aller pour faire éclater la vérité ?
De rencontres en épreuves, il devra questionner sa morale, ses responsabilités, et définir ses limites.

Tokyo Vice est un livre important pour ce qu’il a dévoilé, qui poussera le Japon à faire son examen de conscience dans les années suivant la parution de l’enquête. Au moins superficiellement…

22 octobre 2017
D'ANTONIO NADIA

* TOKYO VICE de Jake Adelstein
Un journaliste américain qui fait une immersion profonde, pendant dix ans, dans les bas-fonds japonais, que je qualifie d’Américain parmi les yakuzas, a eu l’énorme courage de publier ce livre alors qu’une menace planait sur sa tête ainsi que sur celle de sa femme et ses enfants.
Il nous fait découvrir toutes les affaires sordides de cette ville, Tokyo, mais qui dissimule corruption, policiers véreux, yakuzas assassins, prostitution….
Une plongée dont on ne sort pas indemne tellement tout cela nous paraît incroyable et notre vision du Japon est profondément altérée.
L’énormité de cette situation est que la plupart des Japonais prennent cela pour un bien (ou font semblant de le penser ?).
Une lecture très passionnante d’autant plus que c’est une histoire vécue.
Bravo Jake pour votre courage et merci pour ce témoignage qui nous ouvre les yeux sur ce Japon que l’on connaît plutôt comme le Pays du Soleil Levant !

17 octobre 2017
Chantal Criscuolo

Si l'on s'attend à un polar en bonne et due forme, on court à la déception ! C'est un peu ce que j'ai ressenti au fur et à mesure de la lecture. Titre impeccable, qui fonctionne comme un produit d'appel. Mais passées les premières pages, on se demande si la catégorie "polar" n'est pas une erreur ... Certes, il est question sans arrêt du banditisme japonais et de ses yakusas aux visages multiples, des leurs exactions diverses, de la corruption ... Mais le narrateur est un journaliste qui a fait carrière au Japon, dans un grand journal pour lequel il a travaillé dans les services"crimes" et "fats-divers", pour résumer. On aura donc beaucoup de renseignements sur le journalisme japonais, les us et coutumes, codes déontologiques, relations avec la police, etc ... On plongera dans les bas-fonds de la société à Tokyo, on côtoiera les prostituées, on saura tout ou presque sur leurs techniques... mais tout cela n'est guère palpitant au final. Il s'agit d'un documentaire, pas d'un polar, et on ne lit pas de la même manière l'un et l'autre genre. Recommandera-t-on "Tokyo vice" ? Si l'on ne lit jamais de polar, alors oui ! C'est fort documenté sur la face cachée de la société japonaise. Mais si l'on est amateur de polar, je ne suis pas sûre que cela nous contente !

 

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