Sulak de Philippe Jaenada

8,3€ // 504 pages
Paru le 21/08/2014
EAN : 9782757843406

Sulak

Philippe Jaenada

Littérature

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Flics ou voyous, nul n’a oublié Sulak, garçon charmant, généreux, intègre. Accessoirement l’homme le plus recherché des années 1980. Déserteur de la Légion (l’avenir tout tracé, non merci), il braque des supermarchés avant de dévaliser les grands bijoutiers, de Paris à Cannes. Le fric, il s’en fout, il hait la violence : il veut épater. Itinéraire d’un gentleman cambrioleur doublé d’un roi de l’évasion.



Romancier français né en 1964, Philippe Jaenada est l’auteur du Chameau sauvage (prix de Flore 1997). Les Brutes, Plage de Manaccora, 16 h 30 et La Femme et l’Ours sont notamment disponibles en Points.



« Jaenada puise dans les mots comme Sulak dans les vitrines de chez Cartier. […] Tout Sulak est là : provocation, efficacité et “douceur”. »

L’Express

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

8 novembre 2016
Sophie Gauthier

La plume alerte et vigoureuse de Philippe Jaenada nous raconte la biographie de Bruno Sulak, voyou, rêveur, généreux et libre. En se fondant sur des faits et sur les témoignages de ses proches, l'auteur met en évidence la personnalité attachante de ce cambrioleur "sans haine, ni violence", fidèle à ses amitiés, à sa famille et à ses valeurs.
Même si l'on en connaît la fin tragique et mystérieuse, l'histoire de Bruno Sulak est si romanesque qu'on la suit au fil des pages en vibrant d'empathie.
Un excellent livre aussi efficace et provoquant que le personnage principal !

4 juin 2015
Josyane Beaulieu

Je découvre cet auteur avec ce récit sur l'histoire de Bruno Sulak, gangster au grand coeur, et je me suis surprise à rentrer facilement dans l'histoire, pas réellement tentée d'ordinaire à aborder ce genre d'ouvrage..Et puis..l'histoire me prend, l'escroc séduit..l'auteur sait nous le rendre attachant..Style moderne où se glisse une dose régulière d'humour, grâce aux digressions semées çà et là, ayant trait à l'auteur lui-même, lorsqu'il fait preuve de distanciation comme s'il se regardait écrire, ou comme s'il s'intégrait dans l'histoire qu'il conduit..De même, sa manière de replacer les évènements dans un certain contexte, rappelant des faits en rapport avec l'actualité culturelle d'alors, contribue à rendre ce récit extrêmement vivant et captivant.. L'aventure pourrait être un peu répétitive mais ces procédés, ces effets de style, quelques chutes judicieuses, quelques métaphores en relief sont autant de clins d'oeil nourrissant,sans relâche, le texte..Un agréable moment de lecture..

23 avril 2015
Manon Lisait

Sulak n'est pas un roman facile d'approche. Comme son personnage principal, il faut l'endurer longtemps pour commencer à l'apprécier. Vulgaire, direct et provocateur, ce roman de Philippe Jaenada est agressif et franc, sans détour, comme une confession qu'on n'a pas envie d'entendre mais qui finit par faire partie de notre vie.

Bruno Sulak, le personnage principal de ce roman éponyme, est un personnage aux multiples chapeaux même si peu d'entre eux sont respectables. Ancien légionnaire et parachutiste, il devient après avoir déserté un braqueur qui en découd avec la société au nom de la liberté. Entouré de deux comparses, il offre à la justice française une décennie de casse-tête et de course poursuite jusqu'à une fin mystérieuse.

Dit comme ça, cela a l'air passionnant me direz-vous. Effectivement, le texte ne manque pas de rebondissements et de panache, mais la foule envahissante de personnages, la grossièreté du discours qui semble directement retranscrit du fond des cafés sombres et l'incroyable et inutile généalogie des protagonistes ne font pas de ce roman une promenade de santé. Je comprends bien que c'est voulu mais c'est trop. A mes yeux, le personnage de Sulak aurait mérité un peu plus de grâce pour mieux mettre ses outrages à la loi en valeur. Et puis bon... je crois que je n'aime pas les voyous.

6 mars 2015
Sandrine P.

Merci pour cette passionnante histoire de Bruno Sulak, le gentleman cambrioleur que l'on voudrait défendre envers et contre-tout! Après un début quelque peu laborieux où Philippe JAENADA tient à nous présenter tous les personnages qui vont jalonner le parcours de Sulak, j'ai enfin été happée par la vie trépidante de ce gangster ô combien attachant! Les descriptions très précises de l'auteur nous permettent d'imaginer sans difficulté un Sulak très beau, intelligent, intègre et loyal, en un mot: charismatique. Même son bégaiement nous laisse rêveuse...Oui je l'avoue, j'ai envié Thalie, Christine, Johanne et aussi la cliente à qui le voleur offre une bague lors d'un braquage! Evidemment l'horrible dénouement final m'a déçue; Sulak et sa famille méritaient une "happy end"...

12 février 2015
Valérie Lobsiger

« Il a plus d’un passeport dans son sac et toujours une parade en réserve ». Bruno Sulak (1955-1985), alias Bernard Suchon, Christophe Desbourges, Bernard Antonini etc., c’est ce jeune homme, bien plus aventurier que truand, qui se lança à partir d’octobre 1978 dans le braquage de supermarchés, avant de se reconvertir dans celui des bijouteries au nez et à la barbe de toute la police (qu’il avait mise sur les dents) de France. A l’origine : une absence pour laquelle aucune permission ne lui avait été accordée, alors qu’il était engagé depuis trois ans à la Légion étrangère (et où il donnait d’ailleurs entière satisfaction). Le jeune écervelé préféra déserter plutôt que de subir l’infamant « trou », s’engageant pour toujours dans la voie de l’illégalité. Parce qu’il avait pour règle d’or de ne jamais tirer sur personne et que ni lui ni ses complices n’eurent jamais de sang sur les mains, il devint une légende déjà de son vivant. Droit, généreux, audacieux, provocateur, doté d’un grand sens de l’honneur et de l’humour, Sulak, qui n’avait jamais obtenu son bac mais s’intéressait à tout et était doté d’une mémoire hors du commun (il décrocha en 1981 un brevet de pilote d’hélicoptère, se mit à écrire en prison), obtint l’estime de nombreuses personnes dont Georges Moréas, directeur de l’Office central pour la répression du banditisme… Philippe Jaenada dresse un portrait extrêmement vivant, percutant, drôle et émouvant de ce truand devenu pour les uns l’ennemi public n°1 (à abattre, donc), qualifié de gentleman cambrioleur par la grande majorité des autres.

La fascination que Sulak a exercée sur les gens de son époque et sur l’auteur en particulier, on la sent et elle nous gagne dès qu’il commence à en parler. Avant, il faut quand même patienter une centaine de pages, durant lesquelles Jaenada plante le décor. Il remonte à la naissance du père de Sulak, Stanislas, de ses potes complices, d’abord Drago puis Novica dit Steve, et de Thalie, la femme de sa vie. Ca prend un peu de temps mais c’est utile, on ne le comprendra que plus tard. Heureusement, celui-ci a le goût du raccourci (ex :« le rond-de-flan » pour un rond-de-cuir pétrifié/ébahi) et de la phrase courte qui fouette (ex : « La mémé Lancôme devient livide et claque du dentier » !) et, en attendant d’être pris par l’action au point d’en attraper une insomnie dont aucun cachet ne saurait venir à bout, on se divertit et on accumule tout autant les informations que les digressions. C’est que l’auteur se sent de connivence avec son héros, il l’admire depuis son adolescence et ne peut s’empêcher d’établir un parallèle entre certains points de sa biographie et quelques éléments, marquants ou non, de la sienne. Cela donne une narration par moments assez loufoque, plus ou moins pertinente parfois, mais détend l’atmosphère. A 30 ans d’intervalle, Jaenada file sur les traces de Sulak et remonte le passé, rencontrant ceux qui l’ont connu de près. Forcément, ça crée des liens. C’est l’occasion de constater, à travers l’époque décrite, que c’était encore un sacré bon vieux temps (les années 80 donc) pour les bandits, qui pouvaient braquer deux ou trois supermarchés à la suite et en toute tranquillité (pas de portable, pas de rayon X dans les aéroports, pas de carte bancaire (d’où d’abondantes recettes en liquide) pas de filin anti-évasion au-dessus des cours de prison etc.). L’histoire de Sulak est édifiante à plus d’un titre : non seulement on comprend à travers ce récit qu’il y a plusieurs chemins à la recherche de la perfection (certains plus recommandables que d’autres, c’est un euphémisme), mais aussi que ces années 80 marquent un tournant : l’avènement de l’argent comme valeur en soi. C’est désormais et en priorité ce dernier qu’il faut protéger et non plus l’être humain.

7 février 2015
jgloaguen

Philippe Jaenada raconte dans ce roman la vie aventureuse de Bruno Sulak. Il fait revivre la France des années 80, il plonge le lecteur dans les méandres d'une société en pleine évolution, une société qui est en train de s'asphyxier. La morale craque et la police et la justice n'y peuvent rien, bien au contraire. On croise Belmondo, Delon, Tapie, Albert Spaggiari, on saute sur Kolwezi avec le 2e REP, on pousse les portes vitrées des toutes nouvelles galeries commerçantes, des magasins Mammouth, on découvre des palaces, des boîtes de nuit... C'est terrible et terrifiant, et tout à la fois tout naturel.
Ce livre vibre et il vit. D'un ton détaché, parfois caustique ou sarcastique, proche de la langue parlée, Philippe Jeanada trace le portrait d'un beau ténébreux qui a choisi l'action comme vérité.

29 janvier 2015
Nenette

J'avoue être très étonnée par cette lecture.
J'ai évidemment immédiatement regardé les critiques sur internet afin d'avoir une idée de ce que j'allais y trouver, et j'étais assez impatiente de le commencer au vue des bonnes critiques.
Et pourtant, une fois n'est pas coutume, je m'inscris en faux par rapport à la grosse majorité des critiques que j'ai pu lire.
J'ai tout d'abord trouvé le style de l'auteur assez énervant avec beaucoup de parenthèses qui n'ont rien à voir avec notre histoire mais avec sa propre vie. Et puis j'ai appris à les trouver plutôt amusantes rapidement. Mais passé la moitié du livre non c'était juste énervant!
Quant à l'histoire de Sulak, j'ai immédiatement bien accroché à son histoire. Je l'ai trouvé intéressante, la vie d'un homme normal si je puis dire. Alors tous les hommes normaux ne deviennent pas des repris de justice! Mais dans le sens où son histoire se construit de façon cohérente finalement. Quand on lit son histoire, ça paraît logique d'aboutir cette conclusion.
Mais pour autant, Sulak n'est pas non plus l'homme le plus passionnant de la Terre. Et même s'il braque beaucoup d'enseignes, c'est extrêmement répétitif. On a toujours les mêmes descriptions de la préparation des braquages, le choix de ses compagnons, etc.
Au point que j'ai vraiment hésité à arrêter ma lecture aux 2/3 du livre (ce que je ne fais jamais).
Je me suis forcée à finir par égard pour le Prix du Meilleur Roman, mais vraiment, je me suis ennuyée pendant la dernière moitié du livre.
Par ailleurs, je suis très étonnée de la complaisance avec laquelle l'auteur traite Sulak.
L'idée est qu'il est un "gentlemen cambrioleur", qu'il déteste la violence, qu'il est droit dans ses bottes, et que finalement tout ce qu'il fait il ne l'a pas vraiment choisi, que ça s'est imposé à lui.
Je ne suis pas d'accord.
Cet homme a tout de même décidé de commencer à braquer des supermarchés avec des armes, et même s'il semblait détester la violence et disait merci en quittant le supermarché, je peux vous assurer, pour avoir vécu deux fusillades de ce type, que même si le cambrioleur est "gentlemen", ça reste un traumatisme terrible pour les gens qui ne savent ce qui se passent et faisaient leurs courses tranquillement.
Je ne serai jamais complaisante envers quelqu'un qui prend les armes afin de s'approprier une supériorité vis à vis de la population qui elle reste désarmée (et heureusement qu'elle reste désarmée, car ce serait l'apocalypse!). Bref assez de politique comme ça.
Tout ça pour dire que ce livre m'a plus ennuyé qu'autre chose et que je ne comprends pas tout l'enthousiasme qu'il a pu susciter.

28 janvier 2015
Anne Coste

Quelle histoire émouvante ! Quelle personne attachante que ce Bruno Sulak !
Merci à Philippe Jaenada de nous offrir le récit de sa (trop courte) vie, à travers une écriture enlevée, pleine de détails...
Un récit auquel on pense toute la journée et qu’on a hâte de retrouver. Un récit qui ne laisse pas indemne.
Je n’ai pas compris l’intérêt des incursions dans la vie personnelle de l’auteur et je me suis parfois sentie perdue par toutes les parenthèses. Mais cela donne aussi un style très particulier à l’écriture de philippe Jaenada. Et cela ne m’empêche pas d’avoir envie de découvrir le reste de son œuvre !

28 janvier 2015
Anthony DESCAILLOT

Philippe Jaenada se propose de nous présenter une biographie de Bruno Sulak le braqueur. Remontant à ses origines polonaises, il nous fait découvrir ce personnage avec un grand P. Car oui Sulak (peu de gens s’en souviennent) a été un personnage à part entière dans le paysage des malfrats des années 80. Sous la plume de l’auteur, il devient même une sorte de gentleman braqueur dont on se fait une belle idée. Il est ambitieux, galant, excentrique et insolant. Malgré ses multiples méfaits, il nous apparaît comme un homme poli plein de principes et presque sympathique. On suit donc avec délectation sa vie mouvementée, ses aventures à répétition et sa fin mystérieuse.
L’écriture de Jaenada est agréable et j’ai particulièrement apprécié l’humour avec laquelle il intervient dans l’histoire pour placer des petites parenthèses personnelles. Elles sont peu fréquentes et n’handicapent pas le récit mais permettent des petits clins d’œil et des sourires bien venus.
En conclusion, j’ai beaucoup aimé le style pétillant de Philippe Jaenada et l’histoire improbable de ce gangster haut en couleurs. Le roman est parfois répétitif dans la description des nombreux délits perpétrés, mais notre Bruno Sulak national méritait bien ça, pour rétablir une vérité sur ce destin hors du commun.

28 janvier 2015
Maryline Galdin

Romancer la courte carrière de Bruno Sulak, gentleman braqueur au grand coeur et à l'âme pure des années 80, pourquoi pas? Le sujet est passionnant.
Malheureusement, Philippe Jaenada s'y emploie dans un style journalistique qui se veut factuel, avec une énumération des faits longue, très longue...Les digressions incessantes du narrateur sur sa propre vie, ses souvenirs, ainsi que ses commentaires personnels alourdissent l'histoire sans y apporter quoi que ce soit.
Pourtant on ne peut qu'être attiré et touché par le parcours de cet homme qui fut l'un des plus recherchés de France, alors qu'il n'avait jamais fait l'usage d'une arme à feu. On adhère très facilement à la sympathie que l'auteur éprouve lui-même pour son personnage qui, ne l'oublions pas, n'est pas fictif.

27 janvier 2015
Isabelle HURDUBAE

Une lecture vraiment agréable, un style enjoué plein d’entrain et d’humour. Au-delà de l’humour un véritable travail d’enquête minutieux et précis, mené avec sérieux et passion pour son sujet. Les lieux, les époques, les ambiances, tout est clair et précis. Philippe Jaenada parvient à nous transmettre l’admiration qu’il porte à ce gentleman voleur qui sévit dans les années 80, mit toutes les polices de France en émoi, vécut passionnément et mourut finalement tragiquement. Du grand banditisme mais avec une certaine déontologie finalement ! Un homme qui aurait pu suivre une toute autre vie si… Les sentiments sont décrits avec précisions, les références aux événements nous permettent de bien nous situer dans le temps, cette époque où les moyens de communications n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, qui peut nous paraître pas si lointaine finalement, bien qu’un peu désuète : les cartes d’identité, les fax… Philippe Jaenada décrit également avec une certaine nostalgie une époque qui semble aujourd’hui révolue où les gangsters avaient du panache, du respect, commettaient des braquages avec classe, les relations avec l’inspecteur Moreas sont également attachantes, on y sent un respect mutuel.

Les références à la vie personnelle de l’auteur sont autant de clins d’œil à son humour et apportent un petit plus amusant à l’histoire.

En résumé un très beau livre, précis, travaillé avec soin et passion qui se lit avec enthousiasme.

26 janvier 2015
Marjorie

Avec « Sulak », Philippe Jaenada fait un travail minutieux de reconstitution et d’investigation, si bien que l’on a l’impression de suivre Bruno Sulak pas à pas, d’être au plus proche de lui et de comprendre ces moments-clés qui ont fait basculé son destin. Pour cela, il a fallu toute l’implication de l’auteur, dont la tendresse pour ce « héros » est très fortement perceptible. Le destin de Bruno Sulak est fascinant, et riche de ces moments où tout aurait pu être différent. C’est d’ailleurs un des gimmicks utilisés par l’auteur, où il se plait à imaginer ce qu’aurait pu être la vie de Bruno Sulak « Et si… ». Un pied de nez pour dire : la vie se joue à peu de choses finalement !

Ce récit se lit avec passion et se dévore comme un polar : difficile de le lâcher, même si on en connait la fin. On ressent la peur, la solitude, les moments de tension et le danger de l’action, mais ils sont entrelacés avec des moments plus légers, où l’humour n’est jamais loin. Les personnages sont tellement attachants, que l’on a l’impression qu’ils font partie de notre famille. Les relations avec les proches, les amis, et mêmes les policiers chargés de la traque de Sulak (Georges Moréas en est le plus bel exemple, et sa relation avec Sulak fait penser au duo Frank Abagnale/Carl Hanratty de « Arrête-moi si tu peux ») sont évoquées avec minutie et là aussi, beaucoup de tendresse.

Pour autant, on peut s’interroger sur le parti-pris de l’écriture de Philippe Jaenada. Ce dernier, en effet, fait nombre de digressions sur sa propre vie. Le style de l’auteur, teinté d’ironie et d’humour est difficile à appréhender au début, pourtant, le charme opère au fur et à mesure. En effet, l’intérêt pour l’histoire prend une nouvelle dimension à mesure que le cœur du sujet est évoqué : les braquages, les emprisonnements, les évasions et les cavales de Sulak. Si ce dernier semble parfait aux yeux de l’auteur (un petit côté groupie peut-être ;-), il ne faut pas oublier qu’il a été un hors la loi, même s’il commet ses forfaits avec prévenance, élégance et sans goutte de sang. Et pourtant… on ne peut s’empêcher d’aimer Bruno Sulak et de se sentir proche de lui. Sitôt le roman fini, je vous mets au défi de ne pas chercher à en savoir plus sur ce personnage solaire et légendaire, qui ne s’oublie pas.

26 janvier 2015
AllMad(e)Here

Un livre qui relate l'histoire d'un gentleman-cambrioleur, roi de l'évasion et ancien légionnaire qui sévit dans les 80's....C'est sans réel enthousiasme que j'ai ouvert "Sulak".
Contre toutes (mes) attentes, j'ai dévoré le livre...L'auteur retrace ici le destin de Bruno Sulak de façon patiente et largement documentée,le tout saupoudré de nombreuses parenthèses & digressions, dans un style efficace et fluide.

23 janvier 2015
Lumopowa

Ce livre se lit, ou plutôt s'avale. On se laisse captiver par une vie de cavale dont les circonvolutions pourraient sembler abracadabrantes si l'on ne savait qu'elles étaient inspirées de faits réels. On est bien loin des experts de TF1 : le voleur est grandiloquent, ces vols toujours plus impressionnants et ses fuites toujours plus invraisemblables.Cela donne un charme suranné assez sympathique à l'intrigue.

Le début, très documenté et détaillé, m'a semblé laborieux mais une fois les 100 premières pages passés le livre se lit très rapidement.


J'ai parfois regretté certaines facilités, certaines images vues et revues : le voleur est en fait un gentil, intelligent au grand cœur, les policiers des butasses à l’exception du valeureux inspecteur etc. Mais je me suis tout de même pris au jeu jusqu'à éprouver de la sympathie pour les personnages.

Du point de vue de l’écriture, ça s'avale plus que ça ne se déguste. J'ai trouvé certaines apartés de l'auteur drôle, d'autres un peu lourdes.

Un livre plaisant à lire donc mais on est bien loin, à mon avis, de la performance de Carrère qui fait de la vie d'un Jean-Claude Roman une énigme persistante et réelle et non un cliché vaguement excitant.

18 janvier 2015
Marie-Florence Gaultier

Presque deux semaines après l’avoir fini, je suis encore un peu sous le choc de ce roman. D’une longueur conséquente, 499 pages, ce livre se dévore littéralement. D’ailleurs, en le terminant, j’ai ressenti comme un vide, dû certainement à la mort du héros, dans des circonstances étranges.

Et aujourd’hui, j’y repense encore, à ce bouquin ! Peut-être parce qu’il porte sur la vie réelle de Bruno Sulak, que la fiction est détournée pour réaliser une quasi biographie menée tambour battant par Philippe Jaenada. Après avoir présenté la plupart de ses personnages, l’auteur relie tous les fils ensemble et nous assistons alors à la naissance du braqueur Bruno Sulak, multirécidiviste, gangster de supermarchés qui s’attaquera plus tard à des bijouteries prestigieuses, dans les années 80.

C’est un roman étonnant, une sorte d’enquête minutieuse qui explore la destinée de Sulak, ce braqueur magnifique. Il s’enfonce peu à peu dans la marginalité, d’abord par choix, ensuite parce qu’il n’a plus le choix, tout en restant fidèle à un certain idéal, celui de ne pas tremper ses mains dans le sang. Bruno Sulak refuse en effet la violence. Il se plaît à braquer poliment mais fermement. Il nargue la police, se cache mais réapparait toujours là où on ne l’attend pas, jusqu’à ce que la belle cavalcade se mue en cauchemar.

Philippe Jaenada a rencontré beaucoup de personnes qui ont côtoyé Sulak. Il en fait part dans son texte à de nombreuses reprises, tout en saupoudrant son récit de nombreuses parenthèses, sa marque de fabrique. Certains sont agacés, pas moi, et d’ailleurs au final, ce n’est pas ce que je retiens de ce livre. Plutôt la foule d’émotions qui m’ont assaillie lors de ma lecture : de la peur, de la haine, du soulagement, de la joie à le voir défier l’ordre…

Quel choc de lire à la fin qu’il n’avait que vingt-neuf ans à sa mort ! Comme si le livre lui avait donné des années supplémentaires, comme s’il avait vécu plus intensément que les autres. Philippe Jaenada réussit le tour de force de nous faire partager son admiration pour Sulak, de rendre ce hors la loi sympathique, même s’il a commis de nombreux méfaits. Ne reste finalement que le panache du personnage, cette aura que l’auteur ne cesse d’encenser au fil des pages.

15 janvier 2015
Sylvie Lucas

Une vie romanesque à souhait qui ne pouvait être qu'à l'origine d'un roman biographique. D'ailleurs dans la vie de Bruno Sulak, le rêve, la fiction se mêlent à la réalité: des films avec Belmondo aux rêves prémonitoires en passant par ce "flic"imaginaire qui trotte dans la tête de Bruno et le prévient de l'arrivée des vrais policiers. En plus, quel homme: un véritable gentleman cambrioleur! D'ailleurs tout le monde tombe sous son charme et même les directeurs de prison et les matons l'aident à s'évader!
On a presque envie de dire que l'auteur Philippe Jaenada n'a pas beaucoup de mérite et qu'il suffisait de retranscrire la réalité.
Je me suis d'ailleurs demandé où était vraiment la réalité. Je suis donc allée fouiller un peu sur internet pour trouver des preuves, des photos, j'ai mené une petite enquête mais finalement je me suis lassée et je me suis laissée porter par le romanesque.
Le mérite de Philippe Jaenada est évident dans le style. J'ai beaucoup ri et même si parfois les parenthèses de parenthèses entre la vie de l'auteur et la vie des personnages me perdaient, les clins d'oeil et adresses aux lecteurs aéraient un peu une histoire somme toute assez longue comme le confesse l'auteur lui-même lorsque qu'il se plaint de l'interminable récit du président Saint-Germès lors du procès de Sulak et qu'il ajoute entre parenthèse ( comme moi, flûte). Faute avouée est donc pardonnée et je reprends donc la lecture rassurée que l'auteur se soit rendu compte que je commençais à m'ennuyer.
Des bons moments donc dans cette lecture. Ce qui m'a en fait le plus gênée c'est que ce soit une biographie.

15 janvier 2015
Yves Sorais

Le commentaire d'Alice m'a davantage intéressé quand au recentrage sur Bruno Sulak et en effet son parcours tragique. Mais je me suis trop souvent perdu dans les méandres du récit, et sans doute ma sensibilité est restée en marge de celui-ci.
Merci tout de même à Alice d'avoir apporté sa touche personnelle à cette "fresque" qui manquait d'éclairage à mes yeux....

15 janvier 2015
peggy

Biographie romancée de Bruno Sulak, braqueur en cavale ayant défrayé la chronique au début des années 80. Un grand travail de documentation et de recherche pour nous retracer au plus près le parcours romanesque de Sulak et les raisons qui l’ont menées au braquage et à la cavale. Portrait intimiste grâce aux relations avec ses parents, ses complices, ses amis et ses amours, mais aussi portrait épique par la personnalité de Sulak, les descriptions des braquages et de la traque policière.
Les nombreuses digressions introduites entre de non moins nombreuses parenthèses, sont parfois décalées et drôles, parfois inappropriées et alourdissant le texte ou coupant la tension du récit. C’est un point qui m’a vraiment déplu et cette lecture m’est apparue laborieuse. J’ai terminé le livre, plus poussée par la curiosité et l’envie de connaitre le dénouement qu’emportée par l’écriture du récit.
Bien que l’auteur nous présente Sulak comme un homme brillant, intelligent, charismatique et parfois repentissant face à certaines conséquences de ses actes, un braquage demeure un acte violent et traumatisant pour les victimes et j’ai du mal à éprouver autant d’empathie que l’auteur pour ce personnage.

12 janvier 2015
sorais

Ce récit, qui se présente davantage comme une biographie-oeuvre journalistique, et non de mon point de vue comme un roman, souffre d'un style parfois " hoquetant ", d'une écriture alourdie par les apartés, de parenthèses en parenthèses, de détail à foison, qui m'ont rendu la lecture souvent difficile. Beaucoup de références historiques sur un parcours inter-générationnel troublant et celui du "héros" SULAK, pour lequel Philippe JEANADA, comme d'autres, montre une certaine fascination, admiration ? Le propre parcours de P.J s'inscrit semble-t-il en filigrane dans l'époque des événements relatés, ce qui n'est sans doute pas anodin dans son choix et l'intérêt qu'il a porté à son personnage.
Personnellement, je n'ai pas été séduit par celui-ci, ni par l'écriture.

16 décembre 2014
Alice MONARD

Un personnage de roman, c'est assurément ce qu'est Bruno Sulak ! Un braqueur au grand cœur qui réussit de fabuleuses prouesses avec panache, sans une goutte de sang.

Pourtant j'ai eu du mal à accrocher surtout au début : Dépeindre l'histoire des différents protagonistes en quelques pages n'est pas chose facile, et je trouve le démarrage très laborieux (trop de personnages, trop de petites remarques personnelles intuliles et parfois lourdes, alors que ce sera plus fluide et opportun par la suite). Tous ces prsonnsages imbriqués dans une chronologie laborieuse font qu'on s'éparpille dans toutes les directions. Du coup j'ai eu du mal à entrer dedans.

Par contre la suite, lorsque ça se recentre sur Bruno, sa façon de voir le monde, sa vie, ses amis, ses amours, c'est une fresque très belle qui se met en place. Bruno est généreux, gentil, humaniste, il ne tue pas les pauvres personnes braquées, il respecte ceux qui méritent le respect (le commissaire, le juge), il est intelligent et sensible, terriblement attachant ! Un homme non-violent, qui prépare avec précision ses coups pour éviter tout dérapage, un homme en souffrance lorsqu'il ne peut approcher les siens, les serrer dans ses bras. On pense à sa fille qui l'a si peu connu et dont la présence au parloir était un crève-coeur ! Une vie brisée au final alors qu'il n'aspirait qu'à vivre avec les siens, un gâchis dans cette prison qui broie … Une fin pleine de zones d'ombre, et l'on aimerait que ceux qui savent parlent … Un des moments très forts du livre que cette fin tragique et exaspérante.

On sent beaucoup d'amour, de tendresse de l'écrivain envers cet homme et son entourage. C'est un bel hommage qui lui est rendu et je pense que les proches ont dû apprécier ce livre.

Après une difficile entrée en matière, j'ai fini par aimer marcher aux côtés de Bruno, par comprendre cette âme en souffrance. Et cette fin injuste fait très mal.

C'est donc une impression mitigée qui finit par être très bonne en fermant l'ouvrage. Assez bizarre comme sensation de lecture.

 

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