Un paradis trompeur de Henning Mankell

7,9€ // 408 pages
Paru le 09/10/2014
EAN : 9782757847978

Un paradis trompeur

Henning Mankell

Littérature

Partagez :

Hanna a connu le froid avant la chaleur. La misère avant l’opulence. La Suède avant l’Afrique. Deux fois mariée, deux fois veuve, elle échoue au Mozambique où elle se retrouve à la tête d’un bordel. Au milieu des prostituées, sa couleur de peau dérange. Ce pays où la peur de l’autre habite les Blancs comme les Noirs est-il un paradis ou un enfer ?



Né en 1948 en Suède, Henning Mankell est l’un des maîtres incontestés du roman policier et un romancier internationalement connu. Il partage sa vie entre la Suède et le Mozambique. La plupart de ses romans sont disponibles en Points.



« Un paradis trompeur est cinématographique à souhait, un monde sépia prend couleurs, et les destins s’incarnent entre les murs chauds de cet hôtel-harem. »

La Croix


Traduit du suédois par Rémi Cassaigne

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

28 août 2015
Benjamin Dias Pereira

Avec Un paradis trompeur, Henning Mankell entraîne encore une fois son lecteur entre la Scandinavie d’antan et l’Afrique coloniale, une dualité entre la terre du froid et celle de la chaleur que l’on remarquait déjà dans Le fils du vent, dans L’œil du léopard et même dans La Lionne blanche (quatrième volet de la série Kurt Wallander). Cette fois-ci, le personnage principal de cette saga épique est une jeune femme du nom d’Hanna Renström. Fuyant la misère, c’est malgré elle qu’elle se retrouve dans un navire en partance pour l’Australie, où elle n’arrivera jamais.

Mariée à bord et devenue veuve, c’est plus perdue et déboussolée que jamais que la jeune femme fuit lors d’une escale à Lourenço Marques, et prend peu à peu à son destin en main. Dans un pays que l’auteur affectionne et connaît particulièrement bien et prend un malin plaisir à faire évoluer cette jeune Suédoise, qui n’arrive réellement à se faire une place entre ces Portugais si différents d’elle-même et ces Africains, opprimés chez eux, qu’elle découvre au goug début et accablera à son tour. Mais en Afrique, loin des siens et soumise aux réalités du monde, la jeune Hanna ne finira-t-elle pas – comme les autres héros de Mankell – par s’affranchir des règles imposées par une communauté à laquelle elle ne se sent que peu appartenir ?

Un récit fort et touchant porté par l’écriture douce de l’auteur et un amour tout particulier pour ce continent africain et tout particulièrement ce pays, décor de tant d’autres de ses œuvres.

5 juin 2015
Josyane Beaulieu

Majoritairement auteur de livres policiers, Henning Mankell réussit un coup de maître en nous livrant ici un récit fort, bouleversant et terrifiant à la fois. Contrastes des territoires, vie incroyable où sont étroitement mêlées violences et émotions, son écriture décrit avec justesse, passion, et simplicité l'aventure hors du commun que traverse son héroïne, Hanna.Henning Mankell sait nous faire partager le destin étrange autant que mystérieux de cette femme en quête d'identité. On ne peut rester insensible à la lecture de cette fresque, humaine avant tout, peuplée d'êtres étonnants tels que Carlos, Ze, Moses. L'originalité du sujet m'a séduite. L'engagement de cet auteur envers le peuple, les opprimés, et toutes les formes de racisme transparaît une nouvelle fois dans cet ouvrage. Réalisme et fiction se côtoient laissant une belle part au monde sensitif et poétique. A lire absolument.

3 mai 2015
Nathalie Cailteux

Bien plus qu’un roman, *Un paradis trompeur » est une fiction à l’aube du XXème siècle autour d’impressions vivantes relatant la difficile, voire l’impossible cohabitation entre deux cultures diamétralement opposées, celle des Blancs coloniaux et celle des Noirs opprimés. Lorsque la jeune Suédoise Hanna, veuve depuis peu, arrive au Mozambique et se retrouve quelques temps plus tard à la tête d’un bordel de femmes noires, elle doit chosir entre le destin qui la rallie dans le camp des Blancs et celui qui lui fait prendre conscience de l’injustice dont sont victimes les indigènes du pays. Un roman nostalgique et bouleversant, parce qu’il raconte avec réalisme et talent une aventure humaine solitaire sans véritable issue de secours …

28 avril 2015
Sandrine P.

La vie d'Hanna Lundmark est des plus passionnante mais tellement triste! Jamais cette pauvre jeune fille du nord de la Suède aurait imaginé vivre une telle aventure, qui plus est, à l'autre bout du monde! Malheureusement, malgré l'opulence qui arrive très vite, Hanna reste seule; seule au point de dormir avec un pauvre chimpanzé aussi déraciné qu'elle.
Le livre de Henning Mankell est écrit dans un style entraînant. Les événements les plus insolites s'enchaînent et le lecteur impatient est tenu en haleine, comme au cinéma.
J'ai bien aimé ce livre, même si j'ai trouvé la vie d' Hanna remplie de violence et de solitude. J'ai admiré le courage de notre héroïne dans son combat contre la détention de la jeune femme noire, combat qu'elle a encore mené seule, à l'image de toute sa vie...

31 mars 2015
Anthony DESCAILLOT

J’avais été déçu par ma première approche des polars de Henning Mankell. Dans l’exercice du roman, il remonte un tantinet dans mon estime. En effet, cette aventure, basée sur un personnage qui a réellement existé, m’a permis de passer un agréable moment. Même si j’ai eu un peu de difficultés à entrer dans l’histoire au début, même si le rythme du livre est assez lent, je ne me suis jamais ennuyé. Grâce à son expérience personnelle, l’auteur a su me faire voyager jusqu’au Mozambique, et me faire ressentir l’atmosphère particulière qui habite ce pays. La tension entre les Blancs et les Noirs est palpable et couvre les relations d’un voile de suspicion et d’instabilité. Par le jeu du hasard, Hanna issue de son milieu pauvre et froid, se retrouve avec le statut de privilégiée dans ce pays chaud. Son caractère va évoluer au fil des péripéties. Elle va devenir une femme totalement différente dont les convictions vont changer devant l’injustice humaine.
Henning Mankell a transposé sa vision de l’Afrique dans le microcosme d’un bordel. Il a réuni toutes les facettes de l’Homme dans la vie de cet établissement : l’amitié, l’amour, la haine, les vices, les mensonges… Avec un peu plus d’approfondissement, certains personnages auraient pu être vraiment attachants et le message plus percutant. Deuxième essai un peu plus convaincant, lecture simple et plaisante, qui ne marquera tout de même pas mes souvenirs, faute de véritable originalité dans l’histoire ou dans le style d’écriture.

16 mars 2015
Manon Lisait

Quelle surprise, une fois installée dans mon train, persuadée de tenir entre mes mains un simple polar, éternel et fidèle compagnon de mes voyages ferroviaires, que d’ouvrir un beau roman ? Quel plaisir de plonger dans ce voyage, et de confirmer ce que je pensais depuis le début : Henning Mankell n’est pas un écrivain comme les autres.

Globetrotteur polymorphe et caméléon, l’auteur quitte ses souliers d’enquêteur pour enfiler des bottes cirées et nous fait embarquer avec lui sur le bateau de Hanna Renström, une jeune fille suédoise qui quitte son hameau froid et solitaire pour l’Australie. Son destin sera tout autre : deux fois veuve très jeune, elle se retrouve propriétaire d’un florissant bordel au Mozambique, en pleine colonie portugaise, riche et puissante blanche dans un monde d’hommes violents et racistes.

L’histoire d’Hanna, c’est l’histoire du courage, du travail, d’une jeune femme qui ne recule devant rien et qui accepte son destin. Elle cherchait le paradis, elle est tombée dans un lieu où règnent la violence et la ségrégation, où les femmes sont des morceaux de viande, ou les hommes dominent. Elle retrousse ses manches et refait sa vie. Loin de tout, loin des siens, elle tente de définir qui elle est et de faire sa place dans un univers où les moteurs de la société sont la haine et la peur.

J’ai retrouvé beaucoup de choses que j’aime dans ce texte. Tout d’abord, le frisson du potentiel. C’est évident que Mankell a du talent à revendre et j’espère de tout cœur qu’il va continuer dans cette lignée. J’y ai aussi retrouvé ce que j’aime chez William Boyd : ils ont tous les deux grandi dans des pays colonisés et sont repartis étudier en Europe. Cette double identité, ou du moins double culture, leur donne une vision très différente des gens, des rapports entre les gens et tout un univers que l’on lit rarement. Mankell sort de son registre habituel et y met tout son cœur, et c'est plutôt réussi.

Le titre en revanche est un peu simpliste à mon goût et beaucoup trop premier degré, mais il est un beau résumé de tout ce qui se passe dans le roman. Un paradis trompeur, c’est la violence au bord de la mer turquoise, c’est le racisme sous les tropiques, c’est l’apartheid à la veille de la première guerre mondiale, c’est un bordel tenu par une frêle jeune fille qui protège un piano et un singe.

16 mars 2015
peggy

Parcours d’une jeune Suédoise dont le destin la conduit à devenir gérante d’une maison close dans une petite ville portuaire du Mozambique. Seule, elle cherche à trouver sa place sur ce continent Africain dont elle découvre les us et coutumes, ne récoltant que suspicion et réserve de la part de la population noire et étant mis au ban de la société Portugaise. L’auteur possède un talent de conteur remarquable, nous dépeignant avec justesse la société coloniale Portugaise, où racisme, mensonge et violence dominent et où la population noire est soumise à la volonté des blancs. Les personnages de la maison close, où se mêlent croyances populaires et destins tragiques sont particulièrement attachants et donnent un souffle de vie au roman. Toutefois, l’héroïne principale me semble moins aboutie : j’ai eu du mal à éprouver de l’empathie pour ce personnage qui semble se laisser porter par les événements sans vraiment prendre son destin en main. Une part importante de l’intrigue repose sur son questionnement face à son avenir au sein de cette société dans laquelle elle ne réussit pas à trouver sa place.

10 mars 2015
Yves Sorais

Donc, étonnante reconstitution du parcours d'une "inconnue" quoique d'origine suédoise, au décours duquel l'auteur nous emmène visiter une Afrique colonisée, où la négritude fut tellement bafouée, exploitée...
Un regard émouvant aussi sur la prostitution "organisée", au-delà même du contexte...
Hanna, Ana, traverse sur un fil cet espace-temps, en quête de sa propre identité, se protégeant comme elle tente de le faire pour l' autre au fur et à mesure autant qu'elle le peut, à l'occasion avec cet argent dont on a le sentiment qu'il ne lui a jamais appartenu, comme son corps qu'elle est prête à sacrifier.
Un vrai Roman sur la solitude d'une enfant "éjectée", pour autant traversée par un élan de vie et de générosité, d'attention à cet "autre" plus qu'à elle-même, ou en miroir...

9 mars 2015
Sylvie Lucas

On passe de la froideur de la Suède à la chaleur étouffante de l'Afrique en passant par un voyage en traineau et un voyage en bateau. J'ai davantage été séduite par l'atmosphère suédoise que par l'atmosphère africaine peut-être parce que l'auteur est plus habile à décrire son pays d'origine, peut-être parce que le personnage principal y a vécu finalement les meilleures années de sa vie car le Paradis Trompeur dans lequel elle va vivre ( le Mozambique) est empli de mensonges, de racisme, de regards en coin, de non-dits et de cruauté. On suit Hanna dans ses malheurs, sa nostalgie, son apprentissage de la vie. En 18 mois, elle passe de l'enfance naïve à la maturité, c'est peu de temps pour vivre deux mariages, deux veuvages, l'apprentissage de la direction d'un bordel prolifique, pour passer de la pauvreté à la grande richesse, pour découvrir toutes les perversions des hommes et des femmes pendant la colonisation. On accompagne Hanna qui change de nom et de prénom mais on reste cependant à côté d'elle. C'est dommage. Le style est simple, la lecture facile. Après lecture,il reste des images plus que des émotions ou des révélations.

9 mars 2015
Valérie Lobsiger

VENUE DE SUEDE AU TOURNANT DU XXE SIECLE, Hanna Lundmark a profité d’une escale en Afrique orientale portugaise (aujourd’hui Mozambique) pour quitter le navire à destination de l’Australie à bord duquel elle était cuisinière. Au port de Lourenço Marques (situé dans une baie au troublant nom de Baie de la Bonne Mort), elle a obtenu une chambre à l’hôtel Paradis. Mais voilà, cette pension s’avère être en réalité un bordel de femmes noires tenu par un Blanc ! Peu disert, colérique, le senhor Vaz est flanqué d’un chimpanzé en livrée prénommé Carlos, pour le moins impulsif et doté d’une sensibilité confinant à l’intuition. Très vite, on est plongé avec l’héroïne dans un univers exotique, à l’atmosphère moite et orageuse, étrange et mystérieuse, d’autant plus attractif qu’impénétrable. Une véritable « invitation au voyage » où tout demeure à la fois à portée de main et inaccessible.
COMMENT HANNA EST-ELLE ARRIVEE LA ? Trop pauvre pour pouvoir la garder auprès d’elle alors que la famine guette dans ses montagnes natales du nord de la Suède, sa mère l’a envoyée vers la côte à des parents éloignés qui ont depuis lors déménagé sans laisser d’adresse. Domestique dans une grande maison, Hanna passe sans transition de l’enfance à l’âge adulte tout en gardant une vague aspiration à de plus vastes horizons. Mariée d’abord au second de l’équipage du bateau sur lequel son maître l’a poussée à s’embarquer, puis veuve au bout de deux mois, elle se retrouve bientôt l’épouse du Senhor Vaz qui lui aussi ne tarde pas à décéder. Soudain à la tête du commerce le plus rentable de toute la colonie portugaise (et à ce titre honorable !), Hanna va devoir choisir sa ligne de conduite… Car la première chose qu’elle a remarqué et qui l’a mise mal à l’aise quand elle a débarqué, c’est le racisme des Portugais, la méfiance réciproque entre Noirs et Blancs et la tension qui en résulte. Or cela choque la sensibilité de cette femme intelligente (elle a appris à lire et à écrire en autodidacte), habituée dès son plus jeune âge à se poser de bonnes questions et à trouver seule des réponses.
L’INCERTITUDE QUANT A SON AVENIR TARAUDE HANNA ; elle captive d’emblée l’attention du lecteur. On réalise que c’est là le véritable sujet du roman (« le grand secret n’était-il pas de comprendre qu’on ne savait jamais ce qui vous attendait quand on quittait les sentiers battus ? ») et qu’il faut avoir la sagesse de ne pas trop vouloir planifier la vie. En même temps qu’Hanna, on sent une menace poindre et grandir. Hanna est tout de suite réceptive, non seulement à la façon méprisante dont les Noirs sont traités, mais au silence hostile qu’ils opposent à leurs maîtres. Va-t-elle se comporter comme une Blanche à laquelle tout est dû ? Hanna, par sa seule couleur de peau, le pourrait car elle s’est retrouvée propulsée au sommet de la hiérarchie sociale dès qu’elle a posé le pied sur le continent africain. L’incertitude règne au départ, car la tentation est tout de même grande de prendre insidieusement une revanche (mais ce serait une revanche de faible car dirigée contre les mauvaises personnes) par rapport à son origine sociale. Le sentiment de la peur qui ronge tout despote, l’entraînant dans un cercle vicieux d’une répression toujours plus accrue, est fort bien rendu. Pourquoi terrifier pour obtenir l’adhésion ? Pourquoi humilier et soumettre pour s’imposer? Une question lancinante et plus que jamais d’actualité sur ce qui constitue le fond de notre humanité.

25 février 2015
Maryline Galdin

Hanna, jeune suédoise débarquée dans un port du Mozambique, n'arrive pas à trouver sa place dans la société coloniale du début du XX siècle. Ni intégrée chez les blancs, ni adoptée par les noirs, elle est seule dans ce monde qu'elle trouve injuste. C'est la maison close dont elle se retrouve soudain propriétaire qui fait curieusement le lien entre ces deux groupes sociaux étanches. On éprouve assez peu d'émotions pour le personnage d'Hanna, c'est dommage. En revanche, la colonie portugaise des années 1900-1910 est décrite avec un certain réalisme.

23 février 2015
Isabelle

Un livre extrêmement touchant, emprunt de mélancolie qui nous fait voyager depuis les contrées gelées du nord de la Suède, à une époque où elle connaissait la misère, à la torpeur du Mozambique à l’époque coloniale.

Henning Mankell nous immerge dans des paysages dont il nous fait découvrir la beauté mais également la dureté du froid ou de la chaleur à travers les descriptions des ambiances, des odeurs.

Une belle histoire dans laquelle se mélangent rêve et réalité. Il sait faire passer les sentiments de cette jeune femme dont toute la vie tend vers une quête et la volonté de faire le bien mais qui vit dans la résilience.

Chaque personnage est dépeint de façon profondément humaine, que ce soit les parents de l’héroïne, son mari, les prostituées qui travaillent dans son hôtel les gens qui croisent sa vie, le chimpanzé dont elle héritera.

Ce livre nous permet également de découvrir un pays d’Afrique qui ne nous est pas forcément familier, le Mozambique, ses relations avec l’Afrique du sud et la colonisation portugaise.

Un roman profondément humaniste, très émouvant, un quête de liberté.

9 février 2015
jgloaguen

En quatre pages et deux chapitres, le lecteur assiste à deux morts. Ainsi commence le récit de la vie de Hanna Lundmark. La mort du père et la mort du mari, deux pertes irréparables qui laissent à chaque fois la jeune femme démunie. La disparition hante ce livre de la première à la dernière page.
L'histoire se déroule dans les premières années du vingtième siècle, en Suède et sur les côtes africaines.
Le récit grouille de détails qui donnent corps et réalité à chacun des épisodes. C'est là le style d'Henning Mankel, simple et précis. Les réflexions qu'il arrache à ses personnages confrontés au désarroi et au drame sont tranchantes, toujours laconiques et sans appel.
A travers l'histoire d'Hanna Lundmark, Henning Mankel trace un sombre portrait de l'humanité : étranger au monde, l'homme est faible et démuni ; ignorant et peureux, sa vie est faite de souffrance et de solitude, de mensonge et d'hypocrisie.

11 janvier 2015
Nicole Cupillard

Histoire interessante et instructive. J ai aussi bien aimé le côté magique et féerique en Afrique avec les croyances vers la fin du livre. Il m'a tenu jusqu au bout et je n avais pas envie de quitter Hanna. La fin est un peu délaissée et chacun peut imaginer la suite.
La lecture est aisée et facile. Merci à l écrivain.

 

Donnez votre avis!


Vous avez des avis, remarques, ou des envies pour améliorer notre nouveau site Lecerclepoints.com ?

 

Contactez-nous