A moi seul bien des personnages de John Irving

8,5€ // 600 pages
Paru le 15/05/2014
EAN : 9782757841433

A moi seul bien des personnages

John Irving

Littérature

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Adolescent ardent et confus, Billy rêve de devenir écrivain. Des béguins secrets pour son beau-père ou ses camarades de classe le bouleversent. Comment lutter contre ces « erreurs d’aiguillage amoureux » ? Il tait aussi son attirance pour Miss Frost, bibliothécaire aux seins juvéniles qui l’initie au plaisir et à la littérature. Quand Billy renoncera-t-il à l’art de la dissimulation ?


Né en 1942, John Irving a longtemps hésité entre devenir lutteur ou écrivain. Il est mondialement connu pour ses romans, notamment Le Monde selon Garp, Une veuve de papier, La Quatrième Main et Dernière nuit à Twisted River.



« Ironie ravageuse, provocation tranquille, obsessions burlesques, sexe et névroses à tous les étages… : c’est bien du meilleur Irving qui nous parvient aujourd’hui. »

Le Monde des livres



Traduit de l’anglais (États-Unis) par Josée Kamoun et Olivier Grenot

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

1 octobre 2014
claudine morel

Après de belles lectures cet été, dont Victoria Hislop, que je viens de connaitre, j'ai acheté A moi seul bien des personnages de John Irving. A mon grand désarroi, je n'ai pas pu le lire. Je l'ai laissé, repris, j'ai voulu continuer... mais hélàs rien impossible je l'ai laissé tomber. Je l'avais acheté car il avait été sélectionné et que j'ai lu d'autres livres de cet auteur mais vraiment je le donne à la bibliothèque sans l'avoir fini. Dommage !

24 juin 2014
Alice MONARD, membre du jury

L'entrée en matière a été un peu difficile : un lycée de province, un ado en quête d'identité (sexuelle), beaucoup de personnages tous aussi bizarres les uns que les autres, le théâtre, l'internat, le club de lutte, la bibliothèque ... Puis on chemine aux côtés de Billy, il grandit, il s'affirme grâce à des êtres précieux et rares dans cette Amérique puritaine. Les décennies filent, les années sida et les morts qui s'enchaînent chez les amis, les connaissances, les anciens du lycée, et la description si touchante des ravages, de la fin de vie. Jusqu'aux années 2000, Billy a traversé la vie avec ses joies et ses souffrances, il s'est construit, il est maintenant apaisé et se retourne plus sereinement sur ce passé.
Un roman important, peut-être déroutant pour les lecteurs d'Irving, mais indispensable.

10 juin 2014
Boussais

Oh comme j'ai aimé lire Irving... avant! J'ai vraiment pris sur moi pour terminer ce roman et aurais préféré restée sur d'anciennes lectures!

7 juin 2014
Christiane Capelle (membre du jury)

C'est un roman sur la recherche de l'identité sexuelle du héros Bill. Il aime à la fois les hommes et les femmes. Entre doutes, hésitations, mal-être, provocations, acceptation au sein d'une famille et d'un environnement peu propices à son épanouissement, il accède à la liberté en choisissant d'ignorer le quand-dira-t-on et d'assumer pleinement ce qu'il est sans chercher à plaire.
A travers la description d'une Amérique puritaine où l'homosexualité est un péché, l'évocation voilée de la terrible maladie qui a pour nom sida, beaucoup de thèmes sont abordés (théâtre, système scolaire, vie familiale, amitié, amour)
Cependant, une réserve, un reproche peut-être, tous les personnages sans exception ont une sexualité ambigüe. Nous avons là, dans le microcosme d'une société de classe moyenne, dans une famille et une petite ville) tout un panel d'homosexuels hommes, femmes, travestis, transsexuels et même (peut-être) une victime d'inceste. Cela fait beaucoup et nuit un peu à la crédibilité de l'histoire.
Ce livre reste malgré tout un bon roman.

6 juin 2014
Marie d'Eshougues (membre du jury)

On aimerait que toute recherche d'identité se passe dans cette (relative) compréhension. Certes, il y a les vieilles chouettes, une mère qui ne comprend pas mais il y a aussi tellement de gens qui aident Billy à devenir ce qu'il est. Les années 80 (et leur fléau) sont là, ils faillaient qu'elles soient là, qu’elles servent de rappel aux générations actuelles. Même si c'est une fiction, on espère que la façon de Billy de vivre et de s'assumer devienne celle de tous ceux qui ont encore peur de vivre leur histoire.

27 mai 2014
Sylvie Vander Donckt (membre du jury)

Autant vous l’avouer même si j’en ai honte : j’ai frôlé la catastrophe. Un roman de John Irving, avec un si joli titre, et pourtant…j’ai bien failli m’y ennuyer. Je me suis demandé si j’allais le terminer, j’ai cru me perdre dans cette concentration invraisemblable de personnages sexuellement ambigus.
Heureusement, juste avant que je me résigne à chausser mes souliers de plomb pour aller au bout de ce pavé, la magie a opéré et je ne l’ai plus lâché.

Et donc, sous les auspices de Shakespeare et d’Ibsen, de Flaubert et Dickens, le rideau se lève sur le narrateur, Bill, jeune adolescent qui se cherche une identité sexuelle. Précisons que nous sommes au fond du Vermont, dans l’Amérique des années 60. La quête de Bill est donc par définition discrète et délicate, à une époque où l’homosexualité est encore considérée comme une maladie qu’il faut soigner. Déjà pas aidé par le contexte austère, Bill ne peut guère compter sur des repères familiaux solides : un père très vite volatilisé après sa naissance, une mère fragile voire hystérique, un grand-père jouant exclusivement des rôles féminins dans la troupe de théâtre amateur locale, une grand-mère et une tante (et même une cousine) castratrices.
Troublé par les « béguins » qu’il éprouve à la fois pour son beau-père, Miss Frost la bibliothécaire, et Kittredge, le lutteur-vedette du lycée, le jeune Bill ne sait plus à quel sein (non, ce n’est pas une erreur) se vouer.
Chronique d’une vie passée à se chercher, se cacher (années 60), s’affirmer (années 70), justifier ses orientations sexuelles (années 80), s’excuser presque de ne pas être mort du sida (années 90), puis enfin à s’épanouir (années 2000), A moi seul… déroute au début en zigzagant sans cesse entre les époques et les digressions.
C’est souvent cru, rarement vulgaire. Même si on trouve quasiment à toutes les pages le mot « sexuel » avec sa panoplie de préfixes (hétéro-, homo-, bi-, trans-), sans oublier la catégorie « travesti » et le sens nouveau (pour moi) des mots « actif » et « passif », on reste dans le grand style d’un grand écrivain.
Avec le théâtre pour thème secondaire, ce roman ne pouvait qu’osciller constamment entre comédie et tragédie : personnages et situations cocasses, chapitre bouleversant mais sobre sur le drame du sida.
Moins drôle que Le Monde selon Garp, carrément triste si on le compare à L’épopée du buveur d’eau, on retrouve cependant une férocité de ton quand Irving flingue l’intolérance de l’Amérique puritaine.
Ce n’est peut-être pas le meilleur Irving, mais à ce niveau-là, on est de toute façon bien au-dessus de la moyenne…

26 mai 2014
Sandrine (Membre du jury)

Magnifique roman sur les genres, sur la recherche de son identité la plus profonde. Conquérir ce droit d’être celui ou celle qu’on est intrinsèquement. L’évolution, les doutes de Billy, personnage principal mais aussi sa liberté quand il choisit d’être sans s’inquiéter de plaire. Et ces magnifiques et tragiques pages sur une maladie honteuse, connue mais passée sous silence si longtemps, ces pages révoltent, elles m’ont totalement chamboulée. Cette écriture aussi qui coule naturellement et qui font que non vous ne lisez pas une brique de 600 pages, que oui ça va vraiment trop vite.

« Avec l’âge, Bill, la vie devient une longue suite d’épilogues. »

21 avril 2014
Michèle Finance (membre du jury)

j'avoue que je suis déçue par ce roman. J'avais tellement aimé le précédent que j'ai plongé dans celui-ci avec un enthousiasme débordant et la certitude d'une belle lecture.
Et puis, rien ! Aucune émotion, pas même l'envie d'y retourner ... John Irving nous parle d'identité sexuelle et de secret, thèmes pour lui favoris. Mais cette fois, provocations, ironies et pirouettes semblent déplacées et non pas la force magique qui fait le charme de cet auteur. Névroses et obsessions tuent ici le bonheur de lire et de s'évader.

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