La Madone de Notre-Dame de Alexis Ragougneau

6,9€ // 240 pages
Paru le 07/01/2016
EAN : 9782757849149

La Madone de Notre-Dame

Alexis Ragougneau

Policiers, thrillers & romans noirs

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À Notre-Dame de Paris, sous le soleil du 15 août, une jeune femme provocante, tout de blanc vêtue, sème le trouble dans la procession. Le lendemain, elle s’effondre en plein cœur de la cathédrale. Si la police et le parquet semblent pressés de clore une affaire qui entache le prestige de l’Église, le père Kern, suivant son intuition et sa propre piste, est prêt à remonter aux racines du mal…


Alexis Ragougneau est auteur de théâtre. La Madone de Notre-Dame est son premier roman.


« D’une écriture nerveuse, Alexis Ragougneau nous entraîne dans une enquête de haute volée. »

Le Monde

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Commentaires

4 septembre 2016
Lemaire

Premier roman d’Alexis Ragougneau. Le quatrième de couverture donne à penser qu'il s'agira d'un thriller ecclésiastique sulfureux. Se prépare-t-on à un Murder in the Cathedral à la française, une sombre histoire de Torquemada ou à un remake d'Esméralda ? Notre-Dame de Paris est le lieu mythique où s'est produit en pleine fête de l'Assomption, l'assassinat d'une madone à la peau bistre, jeune, belle et totalement provocante dans sa robe blanche ultra-courte. La cathédrale abriterait-elle les fantasmes les plus fous? Deviendrait-elle le lieu géométrique du doute? L'autopsie révèle que l'hymen de la victime a été reconstitué à la cire de bougie…

On rencontre une série impressionnante de personnages hauts en couleur : de la chaisière Madame-pipi prostrée dans son adoration de la Vierge que personne n'écoute, aux innombrables petites mains employées par la cathédrale, aux grands responsables ecclésiastiques prêts à tout pour protéger l'image sans tache de la vénérable chrétienté.

En filigrane, il y a cette question: peut-on échapper à ses démons? Il y a ce mystérieux détenu en mal de rédemption avec qui le père Kern pratique l'écoute. Dans la cour des miracles hantée par 50.000 touristes par jour, on retrouve d'autres abîmés de la vie. A chacun ses tourments et ses failles. Il y a le clochard polonais aviné, " l'ange blond fou de la Vierge" – un jeune homme mystique rapidement désigné comme coupable idéal. Il y a Landard, le flic bâcleur d'enquêtes aux théories musclées.
Il y a cet improbable père Kern, perspicace et persévérant qui, malgré la lourdeur de son histoire familiale et la maladie osseuse dont il est atteint, remonte, infatigable, la mécanique de l'histoire, de plus en plus fasciné par l'emprise du mal. Aussi des filles de peu de foi et de mœurs légères et l'élégante Claire Kauffman, une jeune substitut du procureur victime de son empathie qui risque sa carrière. Il y a les silences de l'Eglise.

Une grille prémonitoire trace en pointillés des faits glaçants de la guerre d'Algérie. Il y aurait-il un lien? L'intrigue est captivante, l'écriture est preste et habile, le combat entre le bien et le mal s'avère efficace et sans merci devant un lecteur médusé. Est-ce un policier ou un roman sur la condition humaine?

15 août 2016
D. Grimaldi-Guerrini

Cela pourrait être une Cour des miracles d’aujourd’hui : à l’ombre de la cathédrale, se croisent et s’affrontent toutes sortes de mal foutus de la vie : le curé handicapé, le jeune homme libidineux obsédé de la Madone, la victime de viol, les prostituées, les clochards venus de l’Est, les grands criminels férus de droit, la dame pipi aussi bizarre qu’étrange, le sacristain inquiétant etc. L’intrigue : un problème d’aujourd’hui (et d'hier !) : la sexualité et l’Eglise, sous l’omertà des autorités. Le jour de l’Assomption, une belle jeune femme est retrouvée assassinée dans l’enceinte sacrée de la cathédrale, décor ambigu dans son immensité labyrinthique (refuge, lieu de tous les crimes ?) Même le confessionnal est un endroit dangereux . Le père Kern, genre mon curé chez les malfrats, mène l’enquête. Drôle de personnage que ce petit curé, plus Quasimodo que Don Camillo dont le parcours s’apparente à un parcours christique, martyre et chemin de croix. Et les officiels sont gratinés aussi : le commandant, imprévisible, l’adjoint consterné qui tente de le contenir, la « proc » un peu dérangée.
Les cadavres s’accumulent… La vérité s’échappe. On aime cette variation sur la vierge et la putain. C’est bien écrit. Parfois un peu stéréotypé. Beaucoup de plaisir toutefois.

19 juin 2016
Frediani

Le 16 août, une jeune femme vetue de blanc s'effondre au coeur de Notre Dame de Paris envahie par les touristes. La veille elle avait troublé la procession du 15 août.
Ce récit alterne les points de vue des personnages du parquet et de la police, peut être un peu stéréotypés, avant de suivre la quête de vérité du père Kern après la clôture précipitée de l'enquête. Le personnage du père Kern, enquêteur atypique, est intéressant et bien développé.
Ce roman de facture classique présente une écriture agréable, fluide et dynamique.
Entre le prestige de l'église, la justice, la moralité et la vérité, ce roman est riche en rebondissements et présente une fin assez théâtrale.

18 juin 2016
Bernard

« La madone de Notre-Dame » est un honnête roman policier de facture classique qui met en scène toute une galerie de personnages bien pétris d’humanité comme le père Kern, enquêteur ecclésiastique aussi souffreteux que maladroit, une magistrate stagiaire plutôt rigide, deux flics pas piqués des hannetons, un taulard étudiant le droit, une dame-pipi, un clochard polonais et quelques autres. L’intrigue est bien menée. Le récit est entrelardé de séquences se passant pendant la guerre d’Algérie dont le lecteur se demande au début ce qu’elles viennent faire. Ce n’est qu’à la fin, à l’énoncé du nom du sous-lieutenant, que tout s’éclaire. Le style de l’auteur est fluide et agréable. Ce livre, qui se dévore plus qu’il ne se lit, procure un très agréable moment de détente.

 

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