L'Homme inquiet de Henning Mankell

8,3€ // 600 pages
Paru le 05/01/2012
EAN : 9782757825099

L'Homme inquiet

Henning Mankell

Policiers, thrillers & romans noirs

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La mécanique du commissaire Wallander, soixante ans depuis peu, semble grippée. Il oublie son arme dans un restaurant et risque la suspension. Des choses lui échappent… Il ne comprend pas pourquoi le beau-père de sa fille, ancien officier de marine, lui raconte une vieille histoire de sous-marins russes repérés dans les eaux suédoises il y a bien longtemps… Juste avant de brutalement disparaître.


Né en Suède en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre le Mozambique et la Suède. Traduits en 35 langues, ses romans mettent en scène le commissaire Kurt Wallander, qui cédera ensuite sa place à sa fille, Linda Wallander.


« Un ultime roman de pure mélancolie, peut-être le plus obsédant de toute la série. »

Télérama



Traduit du suédois par Anna Gibson

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Commentaires

22 octobre 2012
Marie

Lectrice fidèle de Mankell, j'ai peu apprécié cet opus lent et difficile, à l'intrigue d'apparence complexe et finalement peu intéressante.
Si le seul objectif était de mettre en lumière la décadence, la déchéance du commissaire, il eut fallu le faire de manière plus subtile...

Dommage de terminer là dessus, Wallander ne méritait pas ça

19 octobre 2012
Christine SCHIMMER

Sans doute le meilleur Mankell, parce qu’il est à l’intersection de la mémoire collective et de la mémoire individuelle, parce qu’il s’inscrit véritablement dans le temps qui passe.
Une bonne partie des romans policiers actuels, notamment les romans suédois, norvégiens, islandais, ont pour héros récurrent un policier abîmé par la vie, l’alcool, les ruptures, les relations difficiles avec ses propres enfants. Ils s’inscrivent tous dans le contexte politique actuel, avec le poids de la xénophobie, la montée de l’extrême droite, la pression des terrorismes.
L’homme inquiet, tout en retrouvant le Wallander que nous connaissons, fonctionne sur un vaste travail de la mémoire. Mémoire collective, avec un retour sur l’époque de guerre froide, le ballet ses sous-marins russes et américains. Jeu de masques où il est difficile de démêler le vrai du faux, l’espion de l’espionne . Par un patient travail, Wallander assemble les pièces du puzzle, interroge les photos, fait éclater familles et amitiés. En parallèle, lui-même, retrouve les femmes qu’il a aimées pour les perdre définitivement. Cette lutte pied à pied avec le temps le rejoint finalement, puisque lui-même s’abolit dans sa quête et s’efface devant Alzheimer. Quiconque a un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ne peut qu’être touché par les petites touches qui dessinent progressivement les contours de la maladie, ces brusques plongées dans le noir, ces sueurs froides devant la perte de soi et la réalité qui se dérobe et c’est étonnamment cette vérité de la maladie qui rejaillit sur toute l’enquête de Wallander et lui donne toute sa justesse.

20 septembre 2012
Claire GILLET

La dernière enquête de Wallander…Le bandeau du livre est sans appel. Oui, mais alors, comment ça se termine ? On ne quitte pas si facilement un ami d’aussi longue date que ce commissaire suédois. Et je dois dire que Mankell a parfaitement réussi son pari.
Il y a une intrigue policière plutôt bien menée, dans laquelle l’histoire personnelle du héros se mêle à l’histoire de la Suède. Et comme dans chacun de ses romans, Mankell dessine en filigrane un portrait de la Suède actuelle, bien loin du modèle suédois dont on nous vante les mérites. Mais la force de ce roman réside surtout dans le personnage de Wallander, héros vieillissant qui perd pied doucement.
A mon sens, ce roman n’est d’ailleurs pas tant un roman policier qu’un roman sur la vieillesse, quand le corps et l’esprit commencent à faire défaut. Il parle de souvenirs, de parents depuis longtemps décédés, de la maladie des êtres chers. L’impression de mélancolie qui nous saisit lors de la lecture est accentuée par le rythme lent imposé par l’auteur.
C’est sans conteste un très grand roman.

17 septembre 2012
dominique dubuc

j'ai lu tous les Mankell publiés en France, et celui là, j'avoue qu'il ne m'a pas du tout passionné contrairement aux autres et ne me laisse pas un souvenir inoubliable (lu à sa sortie). Par contre j'ai lu avec passion "l'oeil du léopard" dans la série des Mankell africain et je dois dire que j'ai trouvé ce roman absolument passionnant. Ce n'est pas un "polar" mais il a les qualités d'un roman noir très fort et aussi très émouvant

30 août 2012
Olivier Bihl

Avis en tant que membre du Jury du Meilleur Policier des lecteurs de Points

Avis et commentaires :
Livre de 594 pages, assez fastidieux dans sa lecture et au développement réellement très lent et pour moi le premier de la série des Wallander que je lis.
Basé sur un fondement géo-politique assez vraisemblable :
- la difficile neutralité de la Suède face à la guerre froide et par sa situation géographique, à proximité immédiate de l'URSS tenaillée entre OTAN (et donc les USA) et l'URSS et ses pays satellite après la seconde guerre mondiale.
- l'arrivée au pouvoir d'Olof Palme (assassiné quelques temps après) proche de la gauche socialiste.
- l'intrusion supposée de sous marins soviétiques dans les eaux suédoises et les conflits diplomatiques engendrés.
Livre et enquète testamentaires du commissaire Wallander alors qu'il est attaqué par les premiers symptômes de la Maladie d'Alzheimer ;
- tant sur son ex-femme Mona (alcoolique en désintoxication), sa fille elle-même policière, Linda, son grand amour estonien (rencontre lors d'une précédente enquète) mourante, la mort tragique de sa mère, les différents profonds avec son père (artiste peintre d'une même oeuvre) scandalisé par le choix de Wallander d'entrer dans la police, les relations avec Hans, son gendre et l'arrivée de sa petite fille Klara.
- le point de départ de cette enquète reste la disparition mystérieuse des beaux parents de Linda et du suicide présumé de la belle mère. Häkan Van Enke, important officiel de la marine suédoise à la retraite et son épouse Louise (en rapport avec l'Allemagne de l'Est).
- enquète décousue menant Wallander sur les pratiques parfois radicales des services secrets tant allemand de l'Est, tant américain entre Suède, Estonie et Berlin.
- un fond intéressant mais on est plus proche de l'inspecteur Derrick que de l'inspecteur Harry au niveau du rythme.
- plus que l'enquète menée par Wallander, c'est son testament professionnel et privé que l'on découvre là.
- intrigue restant légère, fin peu inattendue voire même une fin qui n'en est pas.
Un livre instructif mais pour lequel je n'ai pas accroché particulièrement.

26 juillet 2012
téteau

Quel plaisir de retrouver Wallander même s'il semble être fatigué, il va tenter de résoudre une disparition mystérieuse au cours de ses vacances.
Je ne pense pas que Wallander puisse disparaître complétement des écrits de Mankell.
J'ai lu l'intégralité de son oeuvre et je n'ai pas envie de voir disparaître son héros.
Comme Clotilde je pense que sa fille pourrait reprendre le flambeau, mais que Kurt pourrait rester omniprésent et lui apporter son expérience.

24 juillet 2012
Jan

Du pur Wallander, dans le style, le rythme, l'histoire. Les amateurs seront enthousiastes, les novices y trouveront un bon aperçu pour se décider à lire... tout le reste ! L'intrigue est originale, et éclaire des sujets méconnus pour nous de l'histoire des pays nordiques. Le dénouement se dessine petit à petit, mais comparé à d'autres titres de la sélection, on sent le métier de l'auteur pour l'amener, et en faire un moment saisissant.
Un auteur connu et reconnu, mais pour le moment, celui qui domine de loin la sélection !

1 juillet 2012
Bonnefoy Anne membre jury 2012

Henning Mankell « L’homme inquiet »


Quel plaisir de retrouver Mankell et son héros, Wallander, son double , cette province La Scanie pas si détachée du monde qu’on voudrait le laisser paraître..

« On oublie ce dont on veut se souvenir et on se souvient de ce qu’on préfèrerait oublier. »
Le texte proposé en exergue inaugure une aventure troublante, celle de Kurt où se mêlent et s’entremêlent les écheveaux de sa vie privée et professionnelle.
Wallander est à 60 ans à un tournant ou au bout du chemin ? Pourtant il a choisi de changer de vie, réaliser un de ses rêves : vivre à la campagne, et avoir un compagnon chien mais tout est nostalgie de sa jeunesse envolée.
Notre héros prend donc des vacances « forcées » mais les amateurs de polars devinent qu’un policier en vacances est toujours dérangé ou hanté par une affaire non résolue…
Quelle guigne ! Le père du copain de sa fille Hanke Van Enke, a disparu, ce n’était pas n’importe qui, il avait un poste important dans la marine ; Wallander lors d’une rencontre l’avait trouvé « bizarre » : il décide donc de mener sa propre enquête...
A-t-il été enlevé ? A-t-il disparu de son propre chef ?
Il n’en a pas fini avec les surprises : la femme de l’officier disparaît aussi, aveu de culpabilité ? Assassinat ?
Hanke Van Enke, l’ancien officier, homme d’une grande probité (c’est ainsi qu’il veut paraître) a des secrets inavoués, troublants jusque dans sa vie intime .
Ce récit est une histoire d’espionnage, qui dit « espionnage « dit « complexité ».
La Suède « neutre » est - elle à l’abri de la guerre froide ? Ses eaux recèlent des
dangers et des secrets, ceux de sous-marins , monstres silencieux et en apparence inoffensifs mais ne nous y fions pas , c’est là que réside le secret …
Il y a un ton pesant, morne, lent , une déréliction comme si Mankell voulait nous engloutir avec son héros fatigué , est-ce l'écrivain lui même qui ne sait pas comment s’en défaire tant il a été obsédé et possédé par Kurt ?
Ce que l’on retient de cette histoire, à part une intrigue d’espionnage plutôt pesante, c’est l’œuvre testamentaire de Wallander alias Mankell, cet anti –héros merveilleusement décrit, décrypté, si attachant ! Un être tout simplement humain trop humain. .
On a l’impression de le connaître si bien, cette identification est si troublante que nous ressentons par moment un réel malaise, une compassion sans mesure.
C’est là que Mankell a réussi son pari, nous impliquer et nous faire accepter la disparition sur le papier de son héros, avec un talent tel que nous avons l’impression de participer à cet hallali.
« Ce personnage inquiet et mal assuré dans la marge : c’est moi » dit Wallander.
Que c’est dur de perdre un ami !

25 juin 2012
Camille LUCIDI

Tout à fait d’accord avec les commentaires précédents, même si vous êtes un novice d’Henning Mankell ce livre saura vous convaincre. Les peurs et les angoisses dont Mankell parle à travers Wallander sont universelles et leur expression est si prenante que l’on en vient à se poser les mêmes questions que le vieux commissaire en refermant le livre dont la saveur vous poursuit quelques temps.

L’intrigue est intéressante même si certaines réponses se trouvent rapidement offertes aux lecteurs. Ce qui ressort de ce polar c’est la psychologie des personnages complètement aboutie concernant la question qui suis-je qui trouve sa réponse dans le deuil, dans la fuite et dans les décisions qui changent une vie. Après avoir fini ce dernier tome j’ai hâte d’entamer les seize premiers !

21 juin 2012
léonce

N'étant pas un lecteur d'Henning Mankel habituel, je n'ai pas été intéressé par l'histoire romancée d'un espion à la solde des américains. L'histoire n'est pas crédible et la fin est incohérente. L'écriture et le style ne sont pas en cause dans mon avis négatif et le commissaire Wallander et très sympathique.

18 juin 2012
Clotilde Cissé

POINT FINAL! Difficile d’être objective lorsque l'on a passé des heures en compagnie de Kurt Wallander. Ce n'est certes pas la meilleure énigme qu'H. Mankell lui ai donné à résoudre mais la visée de cet ouvrage est un au-revoir et l'objectif est atteint . Tous les codes relatifs à la vieillesse, à la fin d'un personnage sont omniprésents : une enquête dans un domaine que Wallander affectionne, des flashbacks et les protagonistes qui ont compté dans la vie de Kurt.La solitude et la mélancolie s'encrent au fil des pages: la décision de vivre à la campagne, les périodes de congé, la maladie, et l'écriture de ce "testament". Néanmoins, une touche positive et la continuité se dessine au travers des personnages de Linda et de sa fille...peut être Linda reprendra-t-elle le flambeau???

13 juin 2012
Isis-Anne Vachez

Je ne suis pas une lectrice "fidèle " d'Henning Mankell; je n'ai pas suivi pas à pas les aventures du commissaire Wallander, et je craignais donc de ne pas accrocher facilement à ce dernier tome.

Et pourtant... J'ai été enchantée de ce livre, à la fois de l'intrigue, tortueuse, pleine de faux-semblants, et de tout ce qu'il y a autour, les lieux, les personnages, leurs émotions,...

Je voudrais donc recommander L'homme inquiet à tous ceux qui, comme moi, hésiteraient à lire la conclusion d'une série de romans dont ils n'ont pas toutes les clefs. Ce livre en vaut la peine.

10 juin 2012
Audrey

Quel plaisir de retrouver Kurt Wallander pour une nouvelle enquête…mais ce sera en principe la dernière ! Henning Mankell a décidé d’en finir avec son personnage fétiche et nous offre une ultime aventure tournée vers l’introspection et dominée par la peur de la vieillesse et de la mort. Car Kurt Wallander, maintenant âgé de 60 ans, songe à sa retraite et fait le point sur sa vie ce qui ne s’avère guère réjouissant. Il a décidé de s’isoler à la campagne où il a pour unique compagnon son chien. Sa mémoire commence à lui jouer des tours et son corps montre lui aussi des signes de faiblesse. Heureusement, sa fille Linda est toujours présente à ses côtés et lui offre même une petite fille, Klara. Cette histoire a d’ailleurs tout à voir avec la famille puisque le beau-père de la jeune femme – un ancien officier de la marine suédoise – vient de disparaître de manière inexpliquée avant d’être suivi par son épouse, qui est retrouvée morte peu après. Kurt Wallander sera bien sûr entraîné dans cette enquête autour de ce couple mystérieux sur fond de guerre froide, de sous-marins naviguant en eaux ennemies et d’espionnage. Mais l’intrigue est ici bien secondaire, ce qui pourra peut-être décevoir les accrocs de polar. Toute la réussite de ce livre très mélancolique tient à la richesse du personnage de Wallander et à la profonde humanité qui se dégage de cet être imparfait (mais qui ne l’est pas ?) mais très attachant.

1 juin 2012
Aurélie

C'est la larme à l’œil que je referme à regret l'ultime aventure de ce cher commissaire Wallander, tellement atypique!
Le dernier opus que nous offre Mankell est bouleversant et clos magnifiquement la série en nous offrant le retour de plusieurs personnages des romans précédents. L'intrigue est comme toujours parfaite, complexe et pleine de surprises. J'ai été ravie de découvrir les beaux parents et le fiancé de Linda et de m'enfoncer avec Kurt dans les méandres de sa vieillesse et de son esprit. Que ce personnage passionnant va me manquer et qu'Henning Mankell lui faire subir un destin cruel.
Il ne me reste plus qu'à relire l'ensemble de la série pour conserver encore un peu le souvenir de ce commissaire frondeur, amateur d'opéra, plein de défaut et de ce fait tellement attachant.
Je souhaite bon vent à Kurt Wallander dans le jardin de sa maison avec son chien et un bon verre de vin, même si les dernières lignes du romans laissent présager un avenir des plus sombres...

31 mai 2012
Anita

J'ai bien du mal à m'y mettre...que le temps est long avant de rentrer dans le vif du sujet. Les histoires de sous-marins, d'espions russes, d'armée tout ceci mené par un vieil inspecteur n'ont rien pour me passionner. Des le début on sent que Maigret oups pardon Wallander nous remettra les clefs en partant

27 mai 2012
Cousteix Thierry

Clap de fin !

«Après il n’y a plus rien. le récit sur Kurt Wallander s’arrête. Les années qu’il lui reste à vivre, peut-être une dizaine, peut-être davantage, n’appartiennent qu’à lui."

Le célèbre inspecteur suédois Kurt Wallander ne sera plus.
Ainsi en a décidé Henning Mankell qui nous livre là sa dernière enquête.
Snif, snif !

Kurt, la soixantaine (déjà ?), grand-père (quoi déjà ?) veut prendre sa retraite.
La campagne et son chien. Seul. Inquiet.
Avec ses fantômes et une vie ratée à ressasser.

« Il appartenait à la génération qui avait fini de grandir dans les années 1960. Mais il n'avait jamais été impliqué dans un mouvement politique, n'avait jamais participé à une manifestation, n'avait jamais réellement compris l'enjeu de la guerre au Vietnam, pas plus qu'il ne s'était intéressé aux luttes de libération dans des pays qu'il aurait eu des difficultés à situer sur une carte. Il était ignorant. »

Une fin de vie difficile pour l’auteur...et le lecteur.
Pour Kurt.
Mais le destin en a décidé autrement. Kurt va reprendre du service. Obligé.

Et toute l’histoire de notre héros solitaire va défiler devant nos yeux. Et toute l’Histoire de la Suède va défiler devant nos yeux.
Pour notre plus grand plaisir.
Mankell (inquiet ?) un maître du polar, est toujours aussi efficace, ça marche à tous les coups.

Pour sa série de l’inspecteur Wallander (11 livres !), l’Académie suédoise lui a décerné le Grand Prix de la littérature policière.
En France, il a reçu le prix Mystère de la Critique, le prix Calibre 38 et le Trophée 813.
Largement mérité !
Chapeau bas Monsieur Mankell !

«Un être humain laisse toujours des traces. Nul ne peut davantage vivre sans son ombre...On oublie ce dont on veut se souvenir et on se souvient de ce qu’on préférerait oublier...»

24 mai 2012
Florent

Une fin réussie qui correspond parfaitement au personnage du commissaire Wallander.
On a l'impression, et c'est sûrement le cas, que l'auteur savait parfaitement ce qu'il adviendrait de "son commissaire" dès ses premiers livres. Toutes les informations, les éléments sur la vie et la personnalité de Wallander, fournis dans les précédents récits, se concrétisent dans l'homme inquiet.
Henning Mankell reprend de nombreux thèmes qui lui sont chers : l'évolution de la société suédoise d'après seconde mondiale, la mer, les iles, la navigation, la marine...

19 mai 2012
Laurent FARANDA

Un super-héros ? Pas du tout !
L’inspecteur Wallander est juste un homme, avec ses fragilités, ses doutes et ses angoisses.
Et le temps qui passe n’arrange rien…
Dans ce roman, nous réalisons avec lui qu’il va devoir tirer la révérence et baisser le rideau sur sa carrière…
Alors salut l’artiste ! Tu nous manqueras !
Un livre plein de sensibilité et d’humanité, dans lequel l’intrigue n’est pas l’essentiel, et d’ailleurs, elle n’est même pas totalement résolue… Une histoire de sous-marins et d’espionnage sur fonds de guerre froide entre américains et russes ; pas le suspense du siècle...
Non, le plaisir est ailleurs, dans la brutale prise de conscience que le parcours va bientôt s’achever, dans l’urgence de profiter des joies du quotidien, dans la mélancolie des descriptions de Mankell, dans l’amour de la nature suédoise qui transparait de son écriture.
Pas le plus grand polar de l’auteur, mais un livre très touchant.

15 mai 2012
Jean-Paul Guéry

L’homme inquiet clôt donc la série des enquêtes de l’inspecteur Kurt Wallander et on reste partagé entre le bonheur de retrouver une vieille connaissance et la tristesse de savoir que c‘est le dernier épisode. Et si la mélancolie gagne peu à peu le lecteur c’est que l’auteur n’a pas ménagé sa peine pour enchaîner les situations poignantes et les flash-backs sur sa vie privée et professionnelle. Wallander est vieux, solitaire (excepté son fidèle chien) et isolé dans une maison à la campagne. La naissance de sa petite fille et son nouveau statut de grand-père ne parviennent pas à lui faire oublier le temps qui passe avec son corollaire de trahisons, notamment cette mémoire qui lui fait parfois brutalement défaut et laisse planer la menace terrible de la maladie d’Alzeihmer … Tourmenté par les échecs de sa vie personnelle (rupture consommée avec son épouse Mona, difficultés relationnelles avec son père - décédé - et sa fille) et les souvenirs de sa vie professionnelle, Wallander n’est pas au mieux pour résoudre cette dernière intrigue criminelle (la disparition subite des beaux-parents de sa fille) dont les origines remontent à la guerre froide. La complexité de l’intrigue ne freine guère la lecture tant c’est le personnage en lui-même qui attire toute l’attention et la compassion. C’est du grand et du bon Mankell !!!
JPG

15 mai 2012
Françoise RIEU

Mélangeant, comme toujours:
- la vie de notre cher commissaire,
- des faits politiques,
- l'enquête policière dans ses circonvolutions privées et professionnelles,
- les doutes et toutes les incertitudes et questionnements d'une vie qui avance,
ce roman nous laissera malgré tout dans l'optimisme de la transmission, de la vie qui se poursuit et continue.

Ce roman m'a plu car
- il reprend la trame d'une construction "traditionnelle" de l'auteur (celle que l'on retrouve dans ses romans passés),
- renvoie aux précédents écrits et aux personnages précédemment campés (sans pénaliser les nouveaux lecteurs mais en créant une complicité avec les « anciens » ou « fidèles »).
Il nous fait voyager, nous interroger, posant au détour de son écriture, des doutes qui nous invitent la dernière page lue avec le dénouement livré (comme dans le Nouveau Roman, pris dans une spirale, un labyrinthe), à reprendre notre lecture sous un mode « avisé » pour vérifier à certains moments, ce qui aurait pu permettre au commissaire, s'il avait été un peu plus attentif ou disponible, de résoudre (à notre grand désespoir alors !) plus rapidement l'affaire !

27 avril 2012
KOUDOUX

Comme d'habitude Mankell nous livre un chef d'oeuvre.
Le sujet développé est cette fois la guerre froide et ses espions.
Wallander arrive en fin de carrière et va faire le bilan de sa vie.
Pour les fans, rappels d'anciennes lectures!
Une larme, adieu Wallander!

24 avril 2012
joe

Comme d'habitude Mankell nous livre un chef d'oeuvre.
Le sujet développé est cette fois la guerre froide et ses espions.
Wallander arrive en fin de carrière et va faire le bilan de sa vie.
Pour les fans, rappels d'anciennes lectures!
Une larme, adieu Wallander!

18 avril 2012
Pierre FAVEROLLE

C’est une enquête particulière à laquelle nous convie Henning Mankell, aux prises avec le monde de l’espionnage avec tous ses faux semblants, toutes ses fausses pistes ; et finalement un roman d’espionnage n’est pas très éloigné d’un roman policier. Comme d’habitude, il y fait une grande part aux personnages et à leur psychologie fouillée, et aux grandes qualités de Wallander de noter toutes les petites remarques, tous les petits indices qui vont le mener à une vérité.

Mais c’est aussi et surtout un roman sur la vieillesse, sur un homme qui a peur de devenir comme son propre père, peu aimable et irritable, qui a peur de mourir, alors que sa petite fille vient de naitre, qui a peur de l’inconnu, lui qui cherche la lumière de la vérité. Des petits maux incessants, aux incidents, sans oublier les pertes de mémoire, Wallander se regarde dépérir, lentement, et Mankell, en cela, est d’une cruauté telle qu’il est difficile pour nous, fans, de le voir finir comme ça.

C’est d’autant plus difficile que nous aimons ce personnage tellement humain, qui se rappelle ses enquêtes précédentes, qui revoit ses amis qui vieillissent aussi, et j’ai trouvé ce dernier roman presque inhumain. En refermant ce livre, j’en veux à Mankell d’avoir écrit ces dernières phrases, de l’avoir abandonné à une fin tellement actuelle, celle de la vieillesse, et de l’oubli, avec cette cruauté des pertes de mémoire. C’était la dernière enquête de Wallander, un personnage adorablement bougon.

11 avril 2012
COLLETTE

Comme d'habitude Mankell nous livre un chef d'œuvre.
Le sujet développé est cette fois la guerre froide et ses espions.
Wallander arrive en fin de carrière et va faire le bilan de sa vie.
Pour les fans, rappels d'anciennes lectures!
Une larme, adieu Wallander!

8 mars 2012
aure

Encore un excellent Mankell. Grâce à Wallander, il retrace l'histoire de la Suède lors de la période de la guerre froide au travers de son enquête policière tout en posant les doutes de son personnage sur sa propre vie et les questions que chacun se voit poser à un moment donné de son existence.

24 février 2012
Véronique CORBOZ

J'ai lu tous les livres de H. Mankell, sauf le chinois. Suis actuellement entrain de lire "l'homme inquiet" et je me régale...

21 février 2012
lhuillier

Le plus beau "WALLANDER" parce que celui de la lente entrée dans "l'autre monde"de cet homme qui ne "lachait" jamais une enquête mais que sa mémoire abandonne peu à peu.C'est une "splendide désolation", une réflexion sur la vieillesse dont on ne veut guère entendre parler dans notre monde de "jeunisme" à tout crin.

17 février 2012
Catherine Salet

Je viens de finir ce roman, qui m'a laissé une impression de profonde mélancolie, Mankell nous décrit un homme fatigué, angoissé . Toujours aussi excellent !

31 janvier 2012
BERNARD

Encore une fois ,j'ai été agréablement surprise par cet auteur dont j'ai lu les polars et les romans
Une manière originale et triste de mettre fin à une série

26 janvier 2012
GISI

C'est le livre que je suis en train de lire. Comme tous les autres livres de cet écrivain, il est formidable.

18 janvier 2012
Patricia Bochud

J'ai lu presque tout les livres qu'Henning Mankell a écrit dans la série noire avec le commissaire Wallander à part le Chinois, mais, il me manque à ma collection "L'Homme Inquiet". J'aurais aimé pouvoir vous donner mon impression sur ce livre mais voilà je ne l'ai pas lu étant donné qu'il me manque. Ce sera pour une prochaine fois. Mais j'aime beaucoup cet écrivain et ses romans.

18 janvier 2012
MARTINEAU Muriel

Dans ce premier chapitre, Mankell pose toute la problématique de son personnage bien connu, ses états d'âme et son parcours de policier. Tout est en place pour une longue introspective, qui nous emennera très loin comme toujours avec Mankell et Wallander.

 

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