Dodgers de Bill Beverly

7,8€ // 384 pages
Paru le 09/03/2017
EAN : 9782757866443

Dodgers

Bill Beverly

Policiers, thrillers & romans noirs

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À quinze ans, East est déjà un petit caïd : devant la taule où on vend et consomme de la dope, il est le chef de l’équipe de guet. Le jour où les flics débarquent, c’en est fini de son job. Pour conserver sa place dans le gang, East doit se racheter. Quitter L.A., récupérer des armes et éliminer un juge à l’autre bout du pays, là où il neige. Le tout dans un monospace pourri et avec une équipe de bras cassés. Une équipée sauvage…

« Un des plus grands polars littéraires que vous lirez jamais. »

Donald Ray Pollock

« Équipée (presque) sauvage à travers les États-Unis. Aussi réaliste qu’imagé, un premier roman bien trempé. »

L’Express

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Samuel Todd

 

Commentaires

29 août 2017
D'ANTONIO NADIA

* Dodgers de Bill Beverly :
Quand on est un adolescent noir, à Los Angeles, que l’on est pauvre, un des moyens de se faire un peu d’argent facile, c’est d’être un « guetteur » devant « une taule » (une maison où l’on vend et consomme de la drogue dans un ghetto américain).
Mais un jour, des policiers surviennent et ferment la taule. Il ne reste plus qu’à East - « le guetteur » - de se racheter car on le tient pour fautif, lui qui n’a rien vu venir.
Pour un premier roman et pour un sujet qui pourrait, hélas, sembler banal, le lecteur sera étonné par le style d’écriture car il ne lui viendra peut-être pas (comme à moi) de juger ces petits malfrats, compte tenu de leurs épreuves.

25 août 2017
Agnès RADMACHER

Los Angeles, les quartiers pauvres, loin de Beverly Hills, de ses stars et de ses paillettes, c’est là qu’Easton surnommé East, quinze ans, grand adolescent dégingandé au crâne rasé, passe ses journées à « guetter » pour son oncle, un gros dealer du coin. Inévitablement, la combine finit par mal tourner et s’en suit un défilé d’aventures, ayant pour but initial de racheter la dette contractée malgré lui. Cette quête amènera East, au contact de plusieurs personnages cabossés par la vie et le manque d’éducation, à apprendre à faire la distinction entre ce qu’il veut vraiment et ce qu’il rejette.
La lecture est fluide, insidieusement on se prend d’affection pour ce gamin des rues, contraint de grandir vaille que vaille, au milieu de cette misère sociale.
Un moment agréable de lecture qui n’est pas sans rappeler certaines scènes de « Moonlight », film oscarisé, réalisé par Barry Jenkins, d’après la pièce de Tarell Alvin McCraney.

25 août 2017
MJ

Entre le roman noir, le western moderne et le roman initiatique, Dodgers a été une belle surprise d’autant que je ne suis pas friande de littérature américaine et de road-trip. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : un formidable road-trip à travers les Etats-Unis d’un groupe de petites frappes californiennes qui ont pour mission de tuer un juge. Le personnage principal, Ethan, a 15 ans et semble le plus malin de la petite troupe et je m’y suis rapidement attachée, me demandant en permanence comment il allait s’en sortir. L’écriture colle bien à l’atmosphère et au vocabulaire assez cru de ces jeunes délinquants. Un roman très agréable à lire qui dresse également un bilan social de l’Amérique assez désastreux.

24 août 2017
Annick Simeoni

Une belle découverte que ce roman effectivement "littéraire".Rien de traditionnel dans cette aventure dont le rythme surprend au début mais finalement nous transporte et nous immerge dans ce monospace avec ces jeunes héros désabusés , sans véritable avenir à l'image de cette Amérique profonde , loin des paillettes et du mythique rêve américain.Les sentiments inspirés par les personnages sont multiples allant de la pitié à l'empathie , de l'horreur au soulagement . Il est difficile de rester insensible à ces rencontres .

16 août 2017
Magali BERTRAND

Quel roman surprenant que ce Dodgers de Bill Beverly...La quatrième de couverture s'ouvre sur cette phrase de Donald Ray Pollock que je trouve très juste et très appropriée "Un des plus grands polars littéraires que vous lirez jamais".En effet, il faut reconnaître que c'est bigrement bien écrit et Bill Beverly, dans ce premier roman, fait preuve de qualités stylistiques très maîtrisées et très originales, loin des recettes narratives américaines facilement reconnaissables chez bon nombre de ses concitoyens.Le rythme, sans être lent, est contenu, comme adapté aux limitations de vitesse des routes américaines qu'il déroule sous les roues du monospace contenant cette équipe composite et mal assortie de caïds plus habitués aux banlieues interlopes de LA qu'aux grands espaces vides, froids et venteux auxquels ils se verront contraints de se frotter pour remplir leur mission.Le contraste entre le milieu clos et confiné du véhicule où la tension monte inexorablement au fil du voyage et ces paysages immenses, grands ouverts mais hostiles à ces personnalités inadaptées à pareils décors est une des forces de ce roman, de même que la progression des pensées et réflexions du personnage central qui semble suivre celle de la voiture traversant le pays. East, personnage attachant à la personnalité complexe donne envie de l'accompagner dans son périple.Plus roman noir que véritable polar haletant (sans doute ce que Pollock qualifie de "polar littéraire"...), Dodgers déroule sur le mode road-movie une histoire sombre qui interpelle et dérange, une histoire de mauvaises rencontres, de mauvais endroits et de mauvais moments.Une histoire qui fait les mauvais (?) garçons.

8 août 2017
Claire NGUYEN-DUY

Déstabilisant !
On ne suit pas le traditionnel policier mais on est embarqué avec un jeune voyou. Dès le départ, on comprends que l'équipée ne peut que tourner au vinaigre. Et on s'interroge sur la raison de ce montage mafieux bancal. On est déstabilisé parce qu'on se prend de sympathie pour un truand en herbe qui part tout de même accomplir un assassinat sans trop d'état d'âme. Aura-t-on raison ou non ? Réponse à la fin. Ou pas...

3 août 2017
Agnès RADMACHER

Los Angeles, les quartiers pauvres, loin de Beverly Hills, de ses stars et de ses paillettes, c’est là qu’Easton surnommé East, quinze ans, grand adolescent dégingandé au crâne rasé, passe ses journées à « guetter » pour son oncle, un gros dealer du coin. Inévitablement, l’affaire finit par mal tourner et s’en suit un défilé d’aventures, ayant pour but initial de racheter la dette contractée malgré lui. Cette quête amènera East, au contact de plusieurs personnages cabossés par la vie et la manque d’éducation, à apprendre à faire la distinction entre ce qu’il veut vraiment et ce qu’il rejette.
La lecture est fluide, insidieusement on se prend d’affection pour ce gamin des rues contraint de bien grandir au milieu de cette misère sociale.
Malgré ce moment très agréable de lecture, une impression diffuse de « déjà vu » m’a poursuivi tout au long des 380 pages que dure le roman. Tantôt des scènes de « Moonlight », dernier film réalisé, en 2016, par Barry Jenkins, issu de l'adaptation de la pièce de théâtre de Tarell Alvin McCraney, remontaient à ma mémoire. Tantôt, par vagues, je ne pouvais m’empêcher de faire le parallèle avec un autre roman en mode « Road Movie » écrit par Henri Lœvenbruck « Nous rêvions juste de liberté ». Si ces deux références de la culture américaine récente n’ont probablement aucun lien avec « Doggers », je reconnais que le thème a fait poindre une légère lassitude et ne m’a pas permis de profiter pleinement de cette histoire contée par Bill Beverly.
A. Radmacher Juré Polars 2017

1 août 2017
Chloë

Quel ennui...Je suis la première stupéfaite d'avoir un avis aussi négatif à donner sur un livre qui, pourtant, semble enthousiasmer la critique de toute part. On m'annonce "Tour à tour quête initiatique, tragédie sociale et drame intime. Une sacrée baffe" et personnellement, la baffe, elle m'aurait été bien utile quand je baillais à m'en décrocher la mâchoire devant le récit.

Je suis une véritable amatrice de romans noirs, de polars, de thrillers. Je suis particulièrement attachée au décryptage des personnalités des personnages, de ce qui se cache sous la couverture qu'ils se sont tricotés, de ce que réservent les coins les plus secrets de leur intimité, de la compréhension de leurs pulsions et leurs réflexions. Pour moi, ces éléments sont indissociables d'un roman noir. Alors forcément, en lisant dès la quatrième de couverture que Dodgers avait cette spécificité de décortiquer dans le moindre détail les héros, je commençais la lecture avec une frénésie toute particulière. Las... dès les premières pages, je me sens perdue, les demi-descriptions ne me conviennent pas, je ne situe rien, ni les lieux, ni le contexte, ni les personnages. Très vite, je lâche l'affaire, impossible de rentrer dans le roman qu'il m'a été très difficile de terminer.

Il n'y a aucun intérêt à ce que je passe en revue tout ce qui me déplaît dans ce livre, ce n'est qu'un avis parfaitement subjectif et je pense tout simplement que ce n'était pas un livre pour moi : trop compliqué, trop ambitieux, trop détaché de ce que j'aime dans ce type de roman ? Je ne sais pas vraiment où le récit pêche le plus, le fait est qu'il ne m'a pas plu, et qu'il ne finira décidément pas dans ma shortlist du Prix du Meilleur Polar Points 2017.

27 juillet 2017
Chantal Criscuolo

Excellente surprise que ce roman ! D'autant que c'est un premier roman... On est tout de suite happé par le destin qui s'annonce inéluctable du jeune East. Chef, malgré son jeune âge, d'une équipe de guetteurs dans un quartier sombre de LA, East va se trouver embarqué au sens propre comme au figuré, dans une voyage dont le terminus est tout sauf une partie de plaisir. East n'aime pas les armes, ni la violence, et pourtant, il va être contraint, pour sauver sa peau, de quitter son quartier où tout semble bien réglé, pour accomplir une mission à plusieurs jours de voitures, loin vers l'est. Il est accompagné de trois autres personnages peu recommandables, peu fiables, le pire étant son petit frère, Ty. East connaîtra la peur, la haine, la violence, mais envers et contre tout, essaiera d'échapper à ce qui devrait être écrit pour lui. Personnage principal auquel on s'attache, road trip mouvementé, Amérique profonde et plutôt effrayante, personnages secondaires marquants, tout y est pour faire de ce récit une lecture qu'on ne lâche pas ! À lire sans hésiter !

26 juillet 2017
Yves Delorme

Personnellement, je ne classerais Dodgers ni dans la catégorie des polars, ni dans celle des thrillers. Je le vois, pour sa première moitié, comme un scénario de road movie et pour la seconde, comme une sorte de conte à la Dickens, le misérabilisme en moins.
J’avoue avoir un peu de mal avec ces romanciers américains qui nous donnent systématiquement des Etats-Unis l’image glauque d’un pays où la vulgarité règnerait en maître.
Mais il est difficile de ne pas se sentir en empathie avec East, le jeune héros de ce roman, qui incarne si bien la lutte perpétuelle entre les deux étendards, celui de l’ange et celui du démon. On se demande si la misère, plus affective encore que matérielle, peut réellement créer ce type d’adolescent déjà vieux.
Une des grandes qualités de Bill Beverly est de traiter de la question raciale, omniprésente en toile de fond, avec finesse. Un de ses autres talents est de nous maintenir dans une atmosphère oppressante.
Je n’ai pas réussi à m’immerger pleinement dans les aventures et mésaventures de East et ses compères mais je ne vois pas pour autant Dosgers comme un roman anodin.

23 juillet 2017
Sylvie E

Dodgers est un excellent roman, un véritable petit diamant très bien taillé, un petit bijou d'écriture. L'auteur signe son premier thriller avec brio. Il nous livre avec distance une vision de l'Amérique qui nous interroge. Le lecteur ne s'attache pas au protagoniste, il est hanté par lui. Une très belle découverte.

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