Derniers feux sur Sunset de Stewart O'Nan

8€ // 456 pages
Paru le 17/08/2017
EAN : 9782757868805

Derniers feux sur Sunset

Stewart O'Nan

Littérature

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En 1937, tout va mal pour Francis Scott Fitzgerald. Sa chère Zelda est internée. Ruiné, alcoolique, l’écrivain joue sa dernière carte et débarque à Hollywood comme scénariste pour la Metro Goldwyn Mayer. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Ernest Hemingway, Humphrey Bogart... Un soir, il croise la ravissante Sheilah Graham. Comment continuer à vivre quand le monde s’effrite autour de soi ?

Stewart O'Nan est né en 1967 à Pittsburgh. Dans son œuvre, il s’attache à dépeindre la face cachée du rêve américain, celle du quotidien, des actes et des lieux ordinaires, cette vraie Amérique loin de ses propres légendes. Les joueurs, Emily et Speed Queen sont disponibles en Points.

« Stewart O’Nan restitue avec une émotion sans pareille les dernières années d’un auteur de légende. Fitzgerald lui-même applaudirait cet exploit. »

Dennis Lehane

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Commentaires

22 janvier 2018
Lilylit

Au début, j’ai eu du mal à suivre les péripéties de l’écrivain à Hollywood, tant parce que je ne savais pas trop si je le trouvais sympathique ou insupportable que par difficulté à me repérer entre tous les personnages qu’il croise à Hollywood, tous affublés de surnoms rendant leur identification d’autant plus complexe (Bogie, Mayo, Dottie…).

Mais je suis entrée peu à peu dans cette lecture, grâce aux figures féminines qui entourent Scott et sont en quelque sorte la meilleure part de lui-même : Sheilah, qui malgré ses reproches finit toujours par se dévouer pour s’occuper de lui lorsqu’il s’épuise la santé, sa fille Scottie qui fait preuve de finesse et de maturité, et vers la fin du récit, la jeune secrétaire Frances, toujours enthousiaste.

J’ai eu beau trouver Scott irresponsable, en particulier dans son rapport à l’argent et à l’alcool, j’ai fini par adhérer au personnage dépeint par Stewart O’Nan, au point de me sentir motivée à découvrir Great Gatsby, qui sera probablement ma lecture en anglais de l’année. Et jusqu’à verser une larme à l’évocation des derniers moments d’un homme enfin amendé et passionné par son œuvre en cours. Mais nul talent ne peut survivre à l’extinction des feux.

20 janvier 2018
Hélène TREGARO (jurée du prix)

Dans Derniers feux sur Sunset, Stewart O'Nan nous plonge dans l'intimité de Francis Scott Fitzgerald pendant les dernières années de sa vie.

Je regrette le parti pris d'avoir rendu hommage à l'homme se battant contre ses démons plutôt qu'à l'écrivain et son talent. J'aurais de loin préféré découvrir Francis Scott Fitzgerald à ses heures de gloire et ses sources d'inspiration pour l'écriture de son chef-d'oeuvre Gatsby le Magnifique.

L'intérêt de ce roman se trouve pour moi dans l'immersion de l'industrie cinématographique hollywoodienne à la fin des années 30.

L'écriture est agréable à lire mais le déroulé manque pour moi cruellement de rythme. Cette lecture a été plutôt plombante et ennuyueuse. Je reste sur ma faim.

19 janvier 2018
Julie Massal

[Jurée du prix du meilleur roman]

L'ouvrage décrit les quelques années que Fitzgerald passa a Hollywood en tant que scénariste, souvent malheureux, tandis que sa femme Zelda est internée sur la côte Est et que sa fille Scottie poursuit ses études et débute dans le monde.
Le monde du cinéma et des grandes firmes de production est décrit de manière caustique, parfois féroce. L'écrivain qui a brièvement connu le succès et la prospérité dans sa jeunesse doit maintenant survivre littéralement en se raccrochant à l'écriture de scénarios de films souvent voués à l'oubli, tout en combattant ses propres démons. Le roman dépeint ainsi une lente mais inexorable décadence physique et psychologique, qui amène l'écrivain au bout de la course, dans tous les sens du terme. Cette peinture du destin d'un homme, voué à se détruire, est assez sombre, sous des allures enjouées.
Le style plutôt alerte du récit, les divers personnages secondaires qui traversent la vie de Fitzgerald et ses déboires familiaux bien relatés, sont quelques uns des aspects du roman parmi les plus plaisants. On retrouve une atmosphère de films d'époque et l'on croise divers personnages célebres de son temps, sous un jour parfois inattendu. La peinture du monde cinématographique est souvent drôle. J'ai toutefois préféré les passages consacrés aux retrouvailles avec sa femme ou son milieu familial, et les difficultés à reconstruire le couple mythique qu'ils furent, mais aussi les tentatives vaines de Fitzgerald d'assumer un rôle de père qui le dépasse souvent. La peinture douce-amère de l'éloignement et de la corrosion du couple est affinée et subtile.
Mais le livre souffre de quelques défauts, en particulier des longueurs répétées (scènes de beuverie, de fêtes). Et surtout, beaucoup de personnages sont trop vite esquissés et manquent un peu de "chair", notamment ses plus proches amis, qui semblent n'être là que pour le sauver de son naufrage. Fitzgerald lui-meme ne laisse pas une impression très saisissante, et l'on ne sait en fin de compte pas vraiment qui il était, derrière son masque social, malgré quelques passages s'aventurant à regarder de plus pres l'envers du décor et le personnage non officiel. Son idylle avec Sheila est aussi un peu repetitive et finalement peu poussée sur le plan psychologique, à l'exception de quelques moments clefs comme la révélation de son passé à elle.
C'est toutefois une lecture plaisante, pour des vacances, qui laisse après coup une impression vaguement mélancolique.

18 janvier 2018
Hélène

"Tel était bien le problème avec Hollywood : tout se transformait en scénario."

1937. Francis Scott Fitzgerald ne le sait pas encore mais il vit ses dernières années.

Zelda est internée et si elle espère sortir, ses crises constantes n'oeuvrent pas en ce sens... Scott a beau lui rendre visite avec ou sans Scottie, il ne peut que constater le fossé qui s'installe entre eux et les sépare irrémédiablement. Zelda vit dans un autre univers, et même si elle le surnomme encore "mon bécasseau" et que tous les deux tentent de se rassurer avec des "te souviens-tu", ils s'éloignent indubitablement l'un de l'autre. Scott part alors pour Hollywood acculé par ses dettes et ses problèmes avec l'alcool, acceptant le métier peu glorieux de scénariste à La Metro Goldwyn Mayer. Là-bas, il rencontre la jeune Sheilah Graham, journaliste au charme irrésistible !

Dans les décors en carton pâte d'Hollywood, Francis Scott Fitzgerald évolue en titubant, la plupart des projets de scénarios qu'on lui confie tombe à l'eau, il doit repartir de zéro et donner de la consistance à des intrigues et des personnages qui en sont initialement dépourvus. La plupart de ces scénarios ne sera pas tourné, à l'exception de Trois camarades. Il hante les fêtes de la ville mythique, aux côtés de ses collègues Dorothy Parker et Robert Benchley, croisant ses stars si facilement déchues, ces acteurs mythiques de l'époque, de Marlène Dietrich à Clark Gable, ou ses écrivains comme Hemingway.

Portrait d'une époque et de ce milieu des scénaristes, Derniers feux sur Sunset évoque avec brio malgré quelques longueurs "l'envers du paradis", évoquant aussi la montée du nazisme, et dressant le portrait émouvant de cet homme qui, sentant ses derniers instants venir avec ses problèmes cardiaques, s'attelle sans relâche à la rédaction de son dernier roman Le Dernier Nabab, qu'il laissera inachevé.

16 janvier 2018
Hélène

Alors qu'il quitte son village pour se rendre à Saint Louis, Yacine rencontre un jeune lionceau abandonné. Touché par la solitude de l'animal abandonné par sa mère, il décide de l'emmener avec lui. Et c'est ainsi que commence l'incroyable épopée de ce lion qu'il appellera Personne, en hommage à la ruse d'Ulysse sur l'île du Cyclope. Jean-Gabriel Pelletan directeur de la compagnie royale du Sénégal chez qui se rend Yacine accepte de garder le lionceau qui grandit dans un univers protégé. Mais un jour il blesse un jeune garçon et Pelletan doit l'éloigner du Sénégal. Il décide de l'envoyer à Paris, à la ménagerie royale de Versailles.

Ce court roman permet de découvrir ce fascinant animal qui a réellement vécu de 1786 à 1796.

Son histoire originale permet de sonder les rapports entre les hommes et les animaux oscillant entre maltraitance et bienveillance.

Ce que j'ai moins aimé : Il est difficile de s'attacher à un des personnages qui sont assez détachés, froids. Sitôt que l'on commence à s'attacher à l'un d'eux, le lion doit les quitter et nous les quittons également.

Bilan : Un tableau de l'époque intéressant et original.

12 janvier 2018
Béa Pome

Je l'ai laissé tomber après avoir lu les premiers chapitres et ne l'ai pas ramassé.

8 janvier 2018
Sonia B.

Lu dans le cadre du prix du meilleur roman 2018, je me faisais une joie de découvrir une partie de la vie de Francis Scott Fitzgerald. Je ne suis pas parvenue à aller jusqu'au bout de ma lecture... Pourtant, le décor de l'Amérique des années 30-40 et ses artistes était alléchant. Malgré cela, je n'ai pas réussi à accrocher à l'histoire ni à m'intéresser au destin de Francis Scott Fitzgerald, peut-être à cause du style de l'auteur? Dommage!

8 janvier 2018
Adèle R

Derniers feux sur Sunset, de Stewart O’Nan : Francis Scott Fitzgerald est à bout de souffle. Le roman biographique reprend les dernières années du célèbre auteur. Les années folles l’ont épuisé. Zelda son épouse est internée pour raisons de santé mentale, Scott n’arrive plus à écrire, il est ruiné, malade et alcoolique. Leur fille, Scottie, est envoyée en internat où elle grandit loin de ses parents. Fitzgerald se résout donc à prendre un job en tant que scénariste à Hollywood, où il retrouve les célébrités de son époque. Il y rencontre aussi Sheilah Graham, avec qui il débute une relation.
Le roman est florissant de détails et si bien écrit que je n’ai eu aucun mal à me représenter les scènes et les émotions en jeu. La description des dernières années de Fitzgerald est sombre et empreinte d’amertume – ce dernier semble se laisser douloureusement glisser hors de ce monde dont il a perdu les repères et les codes. Fitzgerald semble pris dans une spirale dont l’issue est fatale.
De ce fait, parmi des passages qui s’étiolent et se ressemblent, le récit se perdait de temps à autre en longueurs démoralisantes.
Pour autant, l’ouvrage m’a passionnée et j’ai très envie d’en savoir plus sur ces années qui ont précédé la période décrite.

7 janvier 2018
Betty Gomez

Hollywood, un nom qui fait rêver. Où sont produits, dans des studios mythiques, des films immortels joués par des stars. Francis Scott Fitzgerald, le célèbre auteur de Gazby le Magnifique et de Tendre est la Nuit, y est engagé comme scénariste par la MGM. Il y retrouve Humphrey Bogart, Marlène Dietrich, Mankiewicz, Hemingway… Parce qu’à quarante ans, il n’est plus question que de retrouver et de se ressouvenir. C’en est fini de la folle et flamboyante jeunesse avec Zelda. Sa femme est désormais internée dans un hôpital psychiatrique, leur fille pensionnaire, et lui contraint d’accepter des contrats précaires et de rédiger des scénarios sans que son nom n’apparaisse au générique. C’est cette période de déclin et de désenchantement que nous peint Derniers feux sur Sunset de Stewart O’Nan. Roman crépusculaire sur les trois dernières années de la vie de Scott Fitzgerald, sur sa rencontre avec l’échotière Sheila qui lui rappelle Zelda, et pour cela le séduit. Car tout n’est que remake. « C’est ainsi que nous avançons, barques à contre-courant, sans cesse ramenés vers le passé. » On découvre aussi l’envers du décor d’Hollywood, appelé le Poumon d’acier, où l’on pique-nique dans des décors en carton-pâte, mange des sandwiches au poulet dans la gare d’Anna Karénine, danse sous un ciel de pacotille, et, après l’Anschluss, escamote les croix nazies des décors.
Mais faute de cut, le livre s’éternise et l’ennui nous prend.

21 décembre 2017
RANC

Il est très rare que j'abandonne un livre mais avec celui ci et malgré tous mes efforts, je n'ai pas pu continuer.
Dès les premières pages, j'ai eu l'impression d'être projetée dans la suite d'une histoire, une sorte de tome 2. N'étant pas une spécialiste de Francis Scott Fitzgerald, j'ai très vite compris qu'il allait me manquer des clefs pour apprécier et comprendre l'histoire.
Après une centaine de pages, j'ai rendu les armes et accepté que même si la couverture est sublime, même si j'aime les biographies, même si les années 30 et le cinéma hollywoodien m'intéressent, ce livre ne me procurait rien. Aucun plaisir. Je ne doute pas qu'il ravira les fans de Francis Scott Fitzgerald (et ils sont nombreux) mais moi je me suis sentie exclue de ce texte.

18 décembre 2017
GERVAIS

Après le succès de son chef-d'oeuvre "Gatsby le magnifique" Francis Scott Fitzgerald tente un retour à Hollywood. Les dernières années de sa vie sont particulièrement touchantes. Accablé par ses problèmes financiers, il s'accroche, et essaye tant bien que mal de décrocher la moindre opportunité dans ce monde hollywoodien impitoyable.
L'internement psychiatrique de sa compagne Zelda, l'éducation de sa fille, son alcoolisme récurrent, sa rencontre avec Sheilah Graham...tout n'est que questionnement, culpabilité et souffrance.
Même lorsque, dans les derniers mois de sa vie, il s'attelle à la rédaction du Dernier Nabad, c'est un homme au travail qui s'acharne, dans la discipline, la douleur et la sueur, à traquer ce qu'il y a de grand et essentiel en lui, son unique salut : l'écriture.

16 décembre 2017
Mumu dans le Bocage

Il avait oublié combien le coucher de soleil pouvait s'éterniser sur le Pacifique et comment, dès qu'il disparaissait à l'horizon, la nuit tombait d'un coup, tel un rideau de scène

Roman, roman..... je dirais plutôt biographie romancée, oui c'est cela même si la vie de Francis Scott Fitgerald est un roman, passant de la splendeur aux ténèbres.

Il n'y a pas de deuxième acte dans les vies américaines (F.S. Fitzgerald - Epigraphe du livre)

Splendeur et déchéance..... une vie de paillettes, de bulles de champagne, de riviera, d'hôtels de luxe qui se termine en hôpital psychiatrique, en course au cachet, dans l'alcool et la misère à la veille de la deuxième guerrre mondiale.

Rien n'est impossible, tout ne faisait que commencer (F.S. Fitzgerald- Epigraphe du livre)

L'auteur retrace à travers ce récit les trois dernières années de l'écrivain américain, années de galère car criblé de dettes, Zelda, son grand amour est internée en hôpital psychiatrique car toujours très cyclique, très instable et imprévisible, sa fille Scottie pensionnaire dont il faut assurer les études, les vacances et lui, qui ne parvient plus à écrire un roman et qui se voit contraint de travailler comme scénariste pour Hollywood, pour des films le plus souvent de série B, n'ayant même plus un toit, un refuge. Tout a été dilapidé, consommé même leurs vies.

Il avait tellement l'habitude de poser sur elle un diagnostic, chaque manquement considéré comme un symptôme, qu'il ne pouvait plus s'en empêcher (p141)

Apparences trompeuses de ce monde, glamour de façade, mais qui se révèle manipulateur, broyeur et gangrené par l'argent, le pouvoir et l'alcool. On y côtoie Ernest Hemingway, Greta Garbo, Marlène Dietrich, Humphrey Bogart et sa femme Mayo, Vivien Leigh, Boris Selznick, Mankievicz, Clark Gable et bien d'autres. Attention connaître l'envers du décor peut parfois briser son rêve.

Mais Scott lui se perd, malgré sa rencontre avec Sheilah, jeune chroniqueuse, qui tentera de sauver cette âme déjà perdue avec son amour, sa bienveillance mais qui ne veut pas sombrer avec lui.

Trop à assumer dans sa vie présente, usé par sa vie passée il se battra jusqu'au bout pour Zelda, pour Scottie mais refusera de voir que la flamme de sa vie est déjà vacillante.

Récit assez documenté, détaillé, fidèle à la vie de l'écrivain mondain (j'ai vérifié à différentes reprises certains faits) pratiquement une biographie d'une fin de vie avec en toile de fond l'univers des grands studios cinématographiques, les coulisses des films, le travail d'écriture , de ses "nègres" qui doivent sortir des histoires qui correspondent aux intérêts, aux humeurs et aux égos des grands pontes des studios (grand ponte d'un jour mais pas grand ponte toujours car la chute de chacun peut être brutale et violente).

Mais l'ensemble tue et noie le récit même si j'ai malgré tout aimé cette lecture mais comme une page d'histoire. On suit la déchéance de l'homme, il court après l'argent, doit assumer les conséquences de leurs vies passées. On ne lui reconnaît désormais que peu de talent, son travail étant régulièrement remanié lui qui avait écrit Gatsby le Magnifique et Tendre est la nuit.

Ce qui m'a gêné dans la lecture ? Peut-être une certaine "platitude" par rapport à l'homme, aux lieux. Cela manque un peu de relief, c'est un peu lassant même. Le côté biographique m'a plu mais un peu trop présent.  Voilà c'est cela, on a du mal à ressentir de l'émotion, de l'empathie, on suit la lente agonie d'un homme mais aussi peut être d'une époque, un dernier tour de piste avant les ténèbres mais sans que cela me touche. 

Une sorte de documentaire sur un écrivain déchu, sur les coulisses de Hollywood de la grande époque, celles des stars et des starlettes, mais avec des longueurs et une langueur qui rendent la lecture assez décevante en fin de compte. Un long chant du cygne, bien documenté mais qui n'apporte rien de plus à ce qui a été déjà écrit.....

10 décembre 2017
Amélie N.

C'est dans une prose esthétique et immersive que Stewart O'Nan nous propose d'accompagner Francis Scott Fitzgerald dans les trois dernières années de sa vie. Criblé de dettes et alcoolique, devant subvenir aux frais de scolarité de sa fille et aux traitements médicaux de sa femme schizophrène, Scott se retrouve dos au mur contraint de "prostituer" son art en tant que scénariste dans un Hollywood qui le lui rend plutôt mal. Malgré la présence bienveillante de l'énigmatique Sheilah Graham dont il tombera sous le charme, l'ambiance du roman est empreinte d'une mélancolie tour à tour touchante ou pesante. L'écrivain nous apparaît tel un Gatsby privé de sa lueur verte, hanté par les fantômes d'illusions qu'il sait à jamais perdues. Ce n'est qu'après une folle escapade au carnaval d'hiver de Dartmouth et un énième licenciement qu'il semble enfin parvenir à trouver un second souffle dans l'écriture de son ultime roman "Le dernier nabab" tandis que sa santé décline. Bien qu'un manque de rythme se laisse parfois sentir dans les chapitres centraux de cette biographie romancée, on ne peut qu'être saisi d'une réelle empathie pour cet homme torturé qui tente d'avancer à contre courant vers un avenir auquel il a de plus en plus de mal à croire.

 

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