Le Coeur du pélican de Cécile Coulon

7€ // 264 pages
Paru le 02/06/2016
EAN : 9782757857601

Le Coeur du pélican

Cécile Coulon

Littérature

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Adolescent prodige du huit cents mètres, Anthime n’a jamais couru pour le plaisir. Avant sa blessure, gagner était son unique objectif. Seul comptait le prestige attaché à son surnom : le Pélican. Désormais, plus rien ne guide son existence. Il a enfoui sa colère dans la médiocrité d’un lotissement anonyme. Malgré les années écoulées, son corps d’athlète attend patiemment l’heure de la revanche…

Cécile Coulon est née en 1990. Elle poursuit des études lettres modernes. Ses romans Méfiez-vous des enfants sages, Le roi n’a pas sommeil et Le Rire du grand blessé sont disponibles en Points.

« Dans un roman vif et dense, asphyxiant comme un polar et oxygénant comme un road-movie, Cécile Coulon brosse le portrait saisissant d'une vie bâclée. »

François Busnel, L’Express

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

20 juin 2016
NAZE

Un style immédiatement reconnaissable, une écriture incisive et percutante qui met parfaitement en scène l'histoire d'Anthime, poursuivi par ses rêves avortés de victoires.
Un roman qu'on n'oubliera pas de si tôt !

15 juin 2016
Isabelle Parmentier

Anthime, un ado discret (mais on sait ce qu’il en est de l’eau qui dort) se révèle une flèche sur un parcours de cross. Ses performances lui valent bientôt une renommée de futur champion et l’adulation des foules.
L’adolescent serre les dents, endure les entraînements éprouvants sous la férule d’un entraîneur vieillissant dont il est la dernière chance d’emmener un jeune athlète en haut des podiums.
Anthime veut gagner, pour lui-même, pour se prouver qu’il existe vraiment, pour sa sœur, à qui le lient des sentiments troubles, pour Béatrice, la blonde danseuse dont la rage d’arriver au sommet est la même que la sienne…
Et puis Anthime s’effondre. Trop sollicité, son corps le trahit en pleine course, et il en reste pétrifié de honte et de désespoir. Tellement pétrifié que pendant 20 ans, il s’abîmera dans une vie fossilisée, aux côtés de Joanna, son admiratrice de toujours, qu’il a épousée sans l’aimer.
Et pourtant, dans ce corps ankylosé bat toujours le cœur d’un pélican…
Anthime n’est pas un héros sympathique auquel on s’attache. C’est un homme en colère, une colère née de toutes ses frustrations. Et le lecteur suit sa course aveugle et cruelle avec un malaise qui s’intensifie au fil des pages.
Le sport est ici un spectacle, avec des fans qui adulent le pélican qui s’envole, le chargeant de leurs frustrations de ne pouvoir faire pareil, et l’écrasent de leur mépris lorsqu’il chute.
Un livre fort et dérangeant.

13 juin 2016
Eva

J’avais commencé « Le Cœur du Pélican » de Cécile Coulon à sa sortie, mais curieusement je n’avais pas réussi à entrer dedans et je l’avais mis de côté. Le Prix du Meilleur Roman des Lecteurs de Points m’a donné l’occasion de l’ouvrir de nouveau…et je l’ai dévoré!

Afficher l'image d'origineCécile Coulon
Le personnage principal du « Coeur de Pélican » est Anthime, un adolescent nouvellement arrivé en ville, avec ses parents et sa soeur Héléna, dont il est très proche. Anthime se révèle être un prodige de la course à pied, promis à un avenir sportif radieux. Son don pour le sport lui apporte une certaine notoriété – il est surnommé « Le Pélican » – et un statut social non négligeable au lycée. Il a une petite amie, Béatrice, qui est très similaire à lui : sportive, déterminée et ambitieuse. Car Anthime est nourri par la rage de vaincre et d’être le meilleur. Mais à une course cruciale, Anthime se blesse et doit abandonner le sport. C’est le début d’un changement de vie radical. On retrouve Anthime vingt ans après, père de famille et menant une vie tranquille dans un lotissement. Après son échec, il s’est détourné de Béatrice, qui lui rappelait trop durement ses perspectives gâchées, pour sortir avec Johanna, sa terne petite voisine très amoureuse de lui. Il est devenu bedonnant, et ce n’est certainement pas le sport qui lui permettait de dominer les autres, seulement un certain matérialisme : sa maison est extrêmement bien décorée et équipée, et il est toujours parfaitement bien habillé, de costumes coûteux et faits sur mesure – Johanna veille au grain. Mais à l’enterrement de son ancien entraîneur, des railleries de camarades de classe sur son physique de sédentaire provoquent un tsunami chez Anthime : il décide de perdre du poids et de se remettre au sport, et qu’importe si sa femme n’apprécie pas puisque sa sœur, elle, le soutient. Et germe dans sa tête un projet fou pour être de nouveau considéré comme un champion: faire le Tour de France en courant.

Je ne suis pas sportive, je ne suis pas du tout adepte de course à pied, mais j’aime les romans qui parle de ce sport, notamment « Samuel Tillerman » de Cynthia Voigt, l’un de mes livres préférés. Comme Samuel Tillerman, Anthime n’est pas un homme aimable, au sens premier du terme : sa motivation première est d’être devant les autres, de briller, d’être reconnu, et il manque d’empathie. A part sa personne, seules comptent pour lui celles qui lui ressemblent : pas sa femme, qu’il n’aime pas, ou ses enfants, qu’il n’hésitera pas à laisser derrière lui, mais sa sœur avec qui il forme une sorte d’être hybride, et le souvenir de Béatrice, dont il s’est pourtant éloigné quand il a compris qu’il ne pourrait plus être au moins son égal – Johanna, au contraire, lui permettait de dominer quelqu’un. Pourtant il y a quelque chose de touchant dans cet homme qui est enfermé dans le passé : ni sa vie professionnelle, ni son confort, ni sa femme, ni ses enfants, ne peuvent le détourner de ces quelques années où il a été le Pélican, et de son amour perdu pour Béatrice, à qui il pense encore souvent. J’ai d’ailleurs trouvé qu’il y avait quelque chose d’américain dans ce roman, dans le culte de la réussite, du matérialisme, et dans l’importance donnée à l’athlétisme. Les moqueries de ses camarades du lycée sur son physique vont déclencher chez Anthime une sorte de crise de la quarantaine, un désir de second souffle qui pourrait être positif et bénéfique chez quelqu’un d’autre, qui se reprendrait en main, maigrirait, ferait du sport, mènerait une vie saine, mais chez Anthime cela va devenir une obsession, avec le rejet farouche de tout ce qu’il a pu construire durant vingt ans : il se retrouve à courir devant une foule, à penser à Béatrice, et à être collé à sa sœur – avec qui il partage des sentiments ambigus – qui l’aide à mener à bien son projet, tout comme quand il était adolescent.

J’ai vraiment aimé le sujet du » Coeur du Pélican » et le style de Cécile Coulon, et j’ai dévoré ce livre – paradoxalement j’ai aimé l’ambivalence d’Anthime, le fait que ce soit un anti-héros, peu sympathique, que son désir de briller de nouveau emporte dans un tourbillon complètement fou. Je suis contente d’avoir eu l’occasion de finir ce roman et de découvrir cette auteure dont je lirai d’autres livres. Il me reste encore deux ouvrages à lire dans la sélection Points (Les Partisans, d’Aharon Appelfeld et Ciel d’Acier de Michel Moutot) mais c’est l’un de mes préférés de ceux que j’ai déjà lus, avec « La Route de Beit Zera » d’Hubert Mingarelli.

11 juin 2016
Laura

Le roman est divisé en trois parties dressant toutes le portrait d'Anthime. Dans la première partie, le lecteur découvre Anthime adolescent. Solitaire, il ne vit que pour sa sœur Helena et la sensation de victoire qu'il a quand il court. Prodige du 800 mètres, il ne court que pour gagner. Mais le génie qu'il était dans son univers lycéen n'est pas le même confronté au vrai monde. Lorsqu'il se blesse avant d'être reconnu, sa vie se dégrade. La deuxième partie décrit ce qu'il est devenu. Âgé d'une quarantaine d'années, avec des kilos en trop et les poumons abîmés par le tabac, il ne s'épanouit pas dans cette existence avec une femme qu'il n'aime pas. Confronté aux remarques des autres, il décide de reprendre l'entraînement et de faire le tour de France en course à pieds. La troisième partie explore cette incroyable aventure qui est aussi une fuite. Anthime est un personnage qui en veut au monde entier depuis sa jeunesse, dont la colère latente ne peut qu'exploser à un moment donné. L'alternance de points de vue aide à dresser le portrait d'Anthime. Celui-ci est resté coincé dans cette gloire éphémère et ne peut supporter son destin brisé. Il est difficile de connaître réellement les sentiments des autres, tout converge vers Anthime. Mais la haine et l'amour se ressentent. Le roman déstabilise par sa cruauté et ses personnages sans empathie. Toutefois, il est original et évite les chemins faciles notamment pour la dernière partie.

9 juin 2016
Maureen D

Anthime a été repéré très jeune pour ses capacités physiques. Depuis, il enchaîne entraînements et compétitions, tout en essayant de concilier tout cela avec ses études. Il vient d'emménager dans un nouveau quartier et avait peur de ne pas réussir à s'adapter, mais son intégration dépasse ses espérances. En effet, il devient le champion de son lycée, tout le monde l'admire, il est Le Pélican.
Derrière cette façade, il y a Anthime, un jeune homme dégoûté par la vie de ses parents, par celle des gens qui s'amassent autour des barbecues les week-ends, ceux qui ont une vie monotone et banale et qui ne cherchent pas à s'en dépêtrer. Heureusement, il y a Helena, sa sœur, avec qui il entretient une relation fusionnelle. Il y a aussi Béatrice, celle qui réussit à voler son cœur mais avec qui il n'échangera qu'un baiser, préférant mettre la priorité sur le sport. Enfin, il y a Joanna, petite voisine qui vient s'immiscer dans le duo uni qu'il forme avec sa sœur. Vingt ans plus tard, c'est à elle qu'il est marié, et la vie banale et monotone qu'il méprisait auparavant est devenue la sienne. À la suite d'une blessure, Anthime a tout abandonné, la course et ses espoirs de titre olympique. Il garde cependant au fond de lui ce sentiment d'être mieux que les autres, jusqu'au jour où, à l'enterrement de son entraîneur Brice, un ancien camarade lui lance qu'il ne serait plus capable de courir le 800 mètres. Ni une ni deux, Anthime se fait la promesse de reprendre l'entraînement dans le dos de sa femme pour réaliser sa dernière course, qui n'est autre qu'une ultime fuite.
J'ai beaucoup aimé ce roman. Je me suis laissée aspirer par les monologues intérieurs des personnages rythmés par les foulées d'Anthime.
Je m’attendais à lire un roman qui traite de la vie d’un athlète et c’est ce que j’ai eu, mais Le cœur pélican est beaucoup plus profond qu’il n’y paraît au premier abord. L’alternance entre le passé et le présent nous aide à comprendre quels choix ont été faits, et comment ils ont amené cet homme promis à un brillant avenir à l’échec et à l’amertume.
Quelques minutes après avoir refermé le livre, ce que je ressens, c’est surtout une grande tristesse et un profond mal-être. Comment Anthime a-t-il pu se laisser porter ainsi par la vie, sans jamais se lever et dire STOP ! S’il a pris sa revanche, elle arrive trop tard à mon goût. Le cœur était trop blessé pour pouvoir se remettre à battre comme lors des premiers émois. J’ai l’impression d’avoir couru des kilomètres aux côtés d’Anthime sans toutefois parvenir à saisir ce qui le ronge. C’est comme s’il était pétri de colère et de rancœur et ce dès son plus jeune âge.
Un excellent roman qui me donne envie de lire les autres romans de Cécile Coulon.

8 juin 2016
Cédric Moreau

Dans ce roman d'une cruauté sans nom, Cécile Coulon se penche sur le sport et ses valeurs. Avec une plume acerbe, nerveuse et subtile, elle y parle de sacrifices, d'espoirs, de désillusions, de frustrations et de faux-semblants. Alternant la narration extérieure avec quelques chapitres où s'expriment les différents protagonistes de l'histoire, l'auteure parvient à nous tenir en haleine de bout en bout.
Un roman passionnant qui se lit à la vitesse où court le héros.

6 juin 2016
Rémi Dufétel

Impressionnante de maturité, Cécile Coulon nous dépeint, dans une forme toujours très travaillée, un héros qui semble tout droit sorti d'un roman d'Olivier Adam, plus complexe que ne le laisse entrevoir la 4ème de couverture. Brouillant les pistes, sachant surprendre le lecteur au moment où l'ouvrage aurait pu prendre une voie plus conventionnelle, l'auteure livre un excellent roman, se servant du thème du sport et de la gloire éphémère y afférente comme prétexte à la description d'un mal de vivre ambiant beaucoup plus général, allant ainsi au-delà de son sujet.

3 juin 2016
Vincent PINATEL

Ca fait déjà un petit moment que j'entends parler de Cécile Coulon et j'ai été très content d'apprendre que son livre Le coeur du pélican faisait partie de la sélection du Prix du Meilleur Roman Points 2016. En plus étant coureur, j'avais entendu parler de ce livre en bien sur certains forums de course à pied. J'ai donc débuté ma lecture en toute confiance.
Pourtant j'ai vite déchanté car j'ai eu beaucoup de mal sur la première partie. J'ai trouvé les personnages trop stéréotypés surtout les femmes et l'entraîneur. J'ai également trouvé que la description de l'embryon de succès d'Anthime, le héros du livre, était trop exagérée.
Après cette mise en place un peu poussive, j'ai commencé à entrer dans le livre dès la seconde partie où l'on découvre la frustrante vie d'adulte d'Anthime avec sa femme. Celui ci ne cessera jamais de s'imaginer sa vie de l'autre côté du miroir, si son cuisant échec de jeunesse avait été un succès et qu'il avait fini avec Béatrice son éternel fantasme adolescent. Il suffira d'une remarque d'un ancien élève du lycée pour qu'il décide de trouver un nouvel objectif à sa vie.
Et là, arrive la superbe 3ème partie que j'ai adoré. Sur le plan métaphorique, j'ai aimé sa fuite en avant, le face à face avec lui-même adolescent qui provoquera le surgissement de son animalité enfouie. Pour moi cette partie est très réussie et termine admirablement bien ce roman.
J'ai volontairement occulté un point important du roman qui est la relation fusionnelle (voire plus?) d'Anthime avec sa soeur Héléna. Je n'ai pas compris l'intérêt de ce pan du roman, surtout l'ambiguïté qui est continuellement mise en avant. Au final, j'ai trouvé que ça n'apportait rien, ni à la narration, ni aux personnages.
Pour finir, j'ai beaucoup aimé la structure du livre avec les témoignages des protagonistes qui ouvrent et ferment chacune des 3 parties. Très bonne idée !
Au final et malgré un début difficile, j'ai bien aimé ce roman et ça m'a donné envie de lire d'autres livres de Cécile Coulon. Comme je l'ai déjà dit, j'ai trouvé la fin brillamment écrite.

1 juin 2016
Fabienne Defosse-Verrier

Retenez bien son nom, elle s'appelle Cécile Coulon, elle est l'auteure du roman Le cœur du pélican et a souhaité écrire un roman sur le sport tel que se le représentent les spectateurs. Autant dire qu'en cette période de l'année, entre Roland Garros, l'Euro, puis le Tour de France, Le cœur du pélican, tombe à pic !

Pour s'intégrer là où il vient d'emménager avec sa famille, Anthime, va vite trouver le moyen de se distinguer et de se faire connaître. Lors d’une kermesse, il s’illustre par sa rapidité au jeu de quilles. Il n’en faudra pas plus à Brice, un entraîneur obèse qui flirte un peu trop avec l’alcool, pour l’enrôler dans la course à pied. Anthime, surnommé le pélican, excelle dans cette discipline. Il devient un exemple et un symbole pour toute une région. Alors qu'il n'était qu'à une foulée des jeux olympiques, son corps lâche dans le couloir n°4. Tous ses espoirs s'effondrent.
Vingt ans ont passé. Les muscles recouverts de graisse, les poumons encrassés par la nicotine, Anthime mène une vie étriquée auprès de sa femme, Joanna, et de leurs deux enfants. Il faudra qu'il assiste à l'enterrement de celui qui fut son entraîneur et qu'il se fasse chahuter par ses anciens camarades de classe pour que le pélican ressurgisse. Anthime va relever un défi, traverser le pays en courant.

Cécile Coulon nous livre là un roman explosif sur la chute d'un jeune sportif devenu très vite, trop vite, une idole. Pareil au pélican, symbole de piété et de sacrifie, Anthime a couru, a gagné, a tout donné à son public. Parce que qu'il l'a déçu, parce que le rêve s'est brisé du jour au lendemain, Anthime s'est renié. Il a renoncé à sa vie, à son amour de jeunesse, la belle Béatrice. La gloire déchue, il versera dans la médiocrité jusqu'au jour où il ne pourra plus contenir sa frustration, ni la violence née de son amertume. Avec l'aide de celle qui l'a toujours soutenu, Helena, sa sœur, Anthime tentera de renaître et de dépasser ses limites.

Le cœur du pélican est un roman qui nous raconte l'histoire d'un homme qui court après les promesses de la gloire, qui trébuche, reste à terre, pour finalement se relever et tenter de rattraper ses rêves ou peut-être tomber à nouveau...
La plume de Cécile Coulon est intense, son style vif et dense est parfaitement maîtrisé, elle sait nous tenir en haleine, nous suffoquons d'avoir trop couru, de s'être trop contenu.
Un roman qui a toute sa place dans la sélection !

30 mai 2016
Carolivre

Sans concession, Cécile Coulon nous livre avec Le Cœur du pélican un roman âpre dont il est difficile de se remettre. Elle place au cœur de son récit, Anthime et Helena, frères et sœurs, ivres d’un amour fou qu’ils ne veulent pas s’avouer. Alors que les deux ados emménagent dans une banlieue tranquille, Anthime se prend de passion pour l’athlétisme. Grâce à ce sport, le garçon va gravir tous les échelons, portés par des nuées de supporters jusqu’à la chute finale, au gouffre qui l’engloutira lui et les siens.

L’auteur parvient avec beaucoup de justesse mais aussi de cruauté à dresser le portrait de vies banlieusardes mornes, sans relief mais pas sans intérêt. Anthime est élevé par des parents aimants qui mènent une vie complètement ordinaire jusqu’au jour où il découvre qu’il est doué pour la course. Anthime est alors pris dans l’engrenage du succès mais Cécile Coulon ne laisse pas les choses devenir aussi simples. Anthime en veut à la terre entière mais ne dit rien. Chaque personnage semble pris d’une inertie implacable un peu comme des personnages de tragédie attendant le déroulement funeste de leur destin.

C’est à la fois sombre et terriblement beau; dur aussi car chacun peut se reconnaître dans ces vies décrites sans cesse gâchées, ratées,mornes. Finalement il ne se passe pas grand chose dans ce roman mais le lecteur observe tous ces personnages qui se débattent tels des insectes avec la vie. C’est à la fois passionnant et terrifiant; repoussant et fascinant.

J’ai beaucoup aimé Le Cœur du Pélican, un roman qui ne laisse pas indemne son lecteur, un récit qui prend aux tripes jusqu’à la dernière page.

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