Brunetti et le mauvais augureUne enquête du commissaire Brunetti de Donna Leon

7,6€ // 336 pages
Paru le 02/01/2014
EAN : 9782757829615

Brunetti et le mauvais augure
Une enquête du commissaire Brunetti

Donna Leon

Policiers, thrillers & romans noirs

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Venise baigne dans la torpeur d’un été caniculaire et Brunetti s’ennuie. Sa seule mission : la filature d’une vieille dame escroquée par un pseudo-voyant. La bourrasque d’un scandale de corruption sans précédent réveille le commissariat assoupi de chaleur. Meurtre d’un greffier, trafic d’influence, Brunetti ne sait plus où donner de la tête. Son horoscope lui prédisait un été calme pourtant.


Née dans le New Jersey, Donna Leon vit depuis plus de vingt ans à Venise. Les enquêtes du commissaire Brunetti, traduites dans vingt-cinq langues, ont séduit des millions de lecteurs. Toutes sont disponibles en Points.


« La nouvelle enquête du commissaire Brunetti est un succès de plus pour la plus vénitienne des romancières américaines. »

Le Figaro


Traduit de l’anglais par William Olivier Desmond

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

13 octobre 2014
Madeline P

Une valeur sure. On découvre ou retrouve l’atmosphère particulière de Venise, poisseuse en pleine canicule. On se promène dans les rues au rythme lent du commissaire et de ses réflexions.
L’enquête policière a pour toile de fond une réflexion sur la corruption.
Un texte bien écrit, un livre qui se dévore !

5 octobre 2014
Val Bianco

Une enquête de Brunetti fidèle aux précédentes : on y prend son temps comme toujours. Une intrigue sans folle course contre la montre donc, le rythme du roman rappelle celui d'-Etranges Rivages- d'Indridason mais avec des personnages traités moins en profondeur, l'auteur tablant sans doute et à raison le plus souvent, sur le fait que ses lecteurs sont de fidèles habitués. C'est davantage et comme d'habitude le personnage de Venise et les travers des Italiens qui justifient de nombreuses pages. On lit donc le roman comme on rend visite à un vieil ami qui nous fait du bien mais on retourne cette fois sans impatience vers chaque nouveau chapitre, sans frénésie et sans surprise non plus. On sait qu'on nous y parlera cuisine italienne, architecture, corruption, dysfonctionnements administratifs, écologie, littérature (mais que seuls les grands classiques seront évoqués) cependant l'intrigue ne passionnera pas et restera comme souvent, au second plan. Une lecture en confort comme à chaque fois... Mais pas le polar de l'année. (Sans compter que le précédent opus des enquêtes de Brunetti, -la femme au masque de chair-, était bien meilleur).

23 septembre 2014
Marie-Christine Boulanger

BRUNETTI ET LE MAUVAIS AUGURE, de Donna LEON

Encore une fois Donna Léon nous entraîne dans un labyrinthe d’intrigues ourdies par les élites politiques et rendues possibles par la complicité des cadres et la corruption d’employés de l’état. Dans ce livre on a droit à deux histoires distinctes, en plus on se penche sur l’exploitation de la crédulité et de la fragilité des gens qui ont besoin d’espoir au quotidien, quitte à l’obtenir auprès de charlatans. Comme dans plusieurs des enquêtes de Brunetti, on découvre un peu plus l’histoire personnelle et familiale d’un des personnages de soutien, cette fois c’est l’attachant et étonnant Vianello. La conclusion de cette enquête du commissaire vénitien, se termine une fois de plus sur une notre amère. Les crimes restent impunis, bien que résolus, les victimes collatérales paient le prix fort.

Marie-Christine Boulanger

16 septembre 2014
Sylvie Livres Emois Livres et Vous...

J'étais très curieuse de découvrir ce livre puisque depuis des années, je vois les nombreux livres de Donna Leon orner les vitrines des librairies. Rendez-vous raté pour cette fois, je n'ai absolument pas accroché, ni à l'histoire, ni aux personnages...
Je n'ai vu aucune inspiration dans ce livre, que ce soit au niveau de l'enquête (que l'on attend désespérément et qui surgit enfin vers la page 160 !) ou au niveau du héros que j'ai trouvé très banal, voire ennuyeux.
Que de longueurs dans le récit ! Qu'il fasse très chaud à Venise en plein été n'est aucunement surprenant, mais que l'auteure en sature ses pages sur le sujet tentant ainsi de faire du remplissage m'a profondément agacée ! Etait-elle tant en manque d'inspiration ? Je me demande au final si l'objet de ce livre était vraiment d'y développer une intrigue. J'ai plutôt l'impression que le but était de promouvoir Venise, ville qui semble chère au cœur de l'auteure . Mais dans ce cas, il y a un autre style d'ouvrage qui serait plus à propos... un guide touristique !
Pour en revenir à l'intrigue, bien entendu, elle a rehaussé mon intérêt pour ce livre lorsqu'elle a démarré. Mais il était déjà trop tard, et au bout du compte, son déroulement n'offrait guère d'originalité non plus.
Au final, je me suis beaucoup ennuyée, j'ai faillit abandonner aux alentours de la page 100 mais je suis allée au bout quand même.
De la sélection proposée, c'est pour l'instant, le moins bon livre que j'ai lu.

15 septembre 2014
Caroline Fuentes

Donna LEON - Brunetti et le mauvais augure Policier

C’est avec plaisir qu’on ouvre une nouvelle enquête du commissaire Brunetti. C’est entrer dans l’univers créé par Donna Leon pour ses romans policiers. Son style fluide avec de nombreuses références littéraires permet une lecture aisée et enrichissante
Se transporter à Venise quand on la connaît ajoute au plaisir de la lecture et on peut suivre les personnages dans leurs déplacements.
Pourtant on sait bien que des horreurs vont se produire…
On retrouve dans les romans les personnages principaux avec leurs caractères, leurs habitudes, leurs réactions face aux événements qu’ils vivent. La description peut être caricaturale. Les évènements dramatiques ont toujours un lien avec un de ces personnages, ici Vianello.
A travers les enquêtes de Brunetti on évolue dans la société italienne, la société vénitienne. On en découvre ou redécouvre leurs bons côtés mais aussi leurs travers que l’auteur dénonce toujours avec dureté.
Sur le thème de cette enquête très documentée comme toujours, on a l’impression que le commissaire se bat contre des moulins à vent. On ne peut rien faire contre des charlatans (ici un individu dangereux et sans scrupule aucun) tout comme il est difficile de lutter contre les sectes, contre la corruption….
Les personnages sont pris dans un engrenage dont ils ne peuvent plus se dégager. Ils perdent pied dans leur vie. Les crimes odieux sont perpétrés pour des raisons qui leur échappent.
Cette enquête complexe avance lentement… peut être à cause de la canicule qui s’est abattue sur Venise !
La fin de l’enquête laisse rêveur. On se demande comment il est possible que de tels charlatans puissent ainsi agir en toute impunité, malgré le travail de la police, dans nos pays démocratiques. L’auteur nous laisse sur cette interrogation.

15 septembre 2014
Caroline Martin

Je connaissais déjà Brunetti et ses enquêtes. Je n'ai pas lu les deux derniers livres, mais cela ne m'a pas dérangée pour suivre ce nouvel opus.

J'ai retrouvé Brunetti et sa famille avec plaisir, et surtout Venise. La chaleur étouffante qui règne dans le livre correspondait à la météo au moment de ma lecture, ce qui était un plus pour me plonger dans l'ambiance. Connaissant Venise, j'ai arpenté les ruelles assomées de soleil en compagnie de Brunetti.

Ce n'est pas tant l'enquête qui importe dans les polars de Donna Leon que l'ambiance et la vie quotidienne des vénitiens. Je vais d'ailleurs lire les deux "épisodes" que j'ai manqués des aventures du commissaire. J'ai renoué avec l'Italie de façon bien agréable.

Brunetti reste une valeur sûre parmi les héros récurrents du monde du polar.

J'ai lu ce livre dans le cadre du Prix du meilleur Poalr des lecteurs de Points.

12 septembre 2014
Hélène Masselin

D'abord la forme, car tout m'intéresse dans un polar :
- la couverture est jolie, bien adaptée.
- le titre est lourdingue (désolée). Je pense que "De mauvaise augure" aurait suffi et aurait été plus percutant. Pas la peine de rappeler qu'il s'agit de Brunetti, c'est écrit juste dessous.

Puis le contenu :
Bof ! Fade !
je suis une fan de Donna Leone et du commissaire Brunetti. J'aime, non j'adore sa connaissance de Venise, l'atmosphère qu'elle sait créer. J'aime ce grand (en fait je ne sais plus s'il est grand) bonhomme nonchalant. J'aime la femme de Brunetti, érudite et mère, dont la force tranquille va bien avec ce gentil qu'on devine tendre. J'aime ses 2 enfants maintenant ados, si bien croqués. Quand on a soi-même des ados, on en rirait à chaque page. J'aime sa secrétaire, drôle, maligne, dont on verrait presque les yeux pétiller.

Mais ici, ça ne suffit plus. Je veux bien admettre que le rythme lent du livre est calqué sur le rythme alangui de Venise écrasée de chaleur et des Vénitiens qui avancent avec peine. Mais parfois j'ai eu l'impression que le livre lui même était affadi, écrasé par la lumière blanche.

Même si elle a fait l'effort de mener 2 enquêtes de front, elles ne sont que traitées en surface, les personnages à peine esquissés et les dénouements bâclés.
Que sait-on du voyant, son passé, son arrivée à Venise ? Que sait-on de la tante, inexistante, dont pourtant l'analyse du caractère aurait dû être développée. C'est quand même le coeur de la 1ère intrigue ! Le personnage de la complice du voyant est aussi traité superficiellement. Le dénouement nous frustre par son caractère artificiel. On se débarrasse du sujet. En outre, en 2014, imaginer qu'il ira impunément sévir ailleurs me semble impossible. Il y a les fichiers croisés des polices, de la Sécu, Internet, etc.
Quant à la 2è intrigue même si elle nous entraîne sur une fausse piste au début, là aussi le dénouement me frustre. Le vrai coupable n'est pas pour moi vraisemblable. Et la juge, à peine esquissée, alors qu'elle est au début l'une des raisons du crime, l'une des proches de la victime et donc l'un des moteurs de l'intrigue ? et les affaires retardées ? Plouf, on les laisse tomber?
Mais au moins, le coupable est puni.
Oui, je dois avouer que je préfère que le coupable soit puni, c'est mon côté midinette !

Donc pour moi pas un livre digne de figurer en 1ère place. Soit Donna Leon a un petit passage à vide, soit c'est un livre écrit un peu vite.... de circonstance ?

9 août 2014
christine Borowiak

Je suis bien embêtée. Hé oui, j'adore Donna Leon et son commissaire Brunetti, et je les ai tous lus ! Mais, je dois bien lire que "Brunetti et le mauvais augure" n'est pas son meilleur livre, il est à classer dans les mineurs de sa longue bibliographie. La trame de l'histoire est vraiment minimaliste, un phénomène qui s'accentue au fil de ses bouquins. Je ne sais pas si c'est un manque d'inspiration, elle me semble plutôt aller vers l'épure, vers un état, un ressenti qu'elle décrit, en se détachant de l'intrigue, qui devient tout à fait secondaire par rapport à ce qu'elle veut nous raconter. Ici, c'est Venise en été, écrasée sous la chaleur, et on la subit autant que le pauvre Brunetti. Si, comme moi, on aime, on est fou amoureux de Venise, pas de problème, on imagine, on y est, on le vit, cet été torride. Mais ... c'est un peu peu, n'est-ce pas ? surtout que cette fois, l'épouse de Brunetti part en vacances. Et donc, si elle est partie, nous n'avons pas droit aux bons petits plats qu'elle lui concocte, qui font partie du charme de cet univers policier, et qui vont font saliver sans retenue, haha ! Bien sûr, il y a une petite intrigue policière, et deux, trois petites choses annexes, mais si peu intéressantes ...allez, ce ne sera pas pour cette fois, ce n'est pas grave, j'attends le prochain avec impatience !

28 juillet 2014
Amanda G.

Un policier de bonne facture. Certes, l'intrigue est lente et tortueuse, mais elle colle à cette torpeur qui s'est abattue sur les petites rues de Venise pendant l'été. Des personnages avec une vie propre, des femmes qui pour une fois ne se font pas des victimes, un dénouement réellement inattendu : beaucoup de points forts pour ce polar qui pourrait plaire également à ceux qui connaissent moins le genre, à condition de se laisser porter.

25 juillet 2014
Bernard Granjean

A ceux qui trouvent « Brunetti et le mauvais augure » ennuyeux, réponse d’un inconditionnel, horriblement partial, capable d’aller lire les romans de Dona Leon à Venise, à la terrasse d’un bistrot ignoré des touristes, un spritz bien frais à la main. (On a la drogue qu’on peut !)

J’ai l’impression que le but de Dona Leon, n’est pas ou n’est plus d’aligner des enquêtes toutes plus palpitantes les unes que les autres mais d’approfondir l’étude de Venise et de l’âme humaine. Je me demande si, pour elle, l’intrigue n’est pas devenue un frein dont elle se libère progressivement. Témoin un ouvrage comme « Les joyaux du paradis » où l' intrigue est encore plus insignifiante. Si l’on attend de ses romans un « tourne-page » irrésistible on sera déçu à juste titre. Si l’on est partant pour une immersion dans cette ville insaisissable à la rencontre de personnages à la fois tourmentés et profondément humains, « Brunetti et le mauvais augure » est un régal.

23 juillet 2014
Françoise Oukrate (Jury)

BRUNETTI et LE MAUVAIS AUGURE de Donna Leon: **
Une écriture calme, bien fluide qui a tout de suite une conséquence amusante: je me suis immédiatement trouvée de plain pied avec son héros et avec l'impression (erronée) de bien connaître Brunetti alors que c'était le premier roman que je lisais de son auteur. L'intrigue avance "cachée": juste un soupçon jusqu'au meurtre réel du suspect…Les personnages sont vite et bien campés: humains, variés. L'autre personnage intéressant et omniprésent: Venise et la terrible chaleur estivale que les héros doivent subir est telle…qu'on va vite ouvrir sa propre fenêtre !!!
Mais ce qui est une qualité doit très vite tourner au défaut: il est si évident cet Inspecteur Brunetti que cela doit vite devenir une routine. Lorsqu'on a lu un roman…on risque de trouver les autres assez semblables…
Ca se lit vite et c'est divertissant, pas "cassant"…Ca ronronne assez vite mais on a un peu l'impression d'en avoir lu une bonne centaine pareils…
2 étoiles

16 juillet 2014
Vanessa Mourot

Plongée dans une Venise estivale et étouffante où se mêlent plusieurs affaire étranges que le commissaire Brunetti tentera de résoudre avant son départ en vacances.
Américaine d'origine, Donna Leon est installée dans la ville des Doges depuis plus de deux décennies et montre à travers ses romans, non seulement sa parfaite connaissance de la ville mais aussi son goût pour le caractère très particulier des vénitiens.
C'est d'ailleurs ce qui marque le plus dans les premiers chapitres de ce roman dont la mise en place pourrait paraître bien longue, si l'auteure n'avait eu le soin de si bien brosser ses personnages.
L'ambiance lourde d'un été particulièrement caniculaire oblige tous les protagonistes à une économie de gestes et de paroles … mais chacun ou chacune acquiert grâce au style de Donna Leon, une signification propre.
En quelque sorte, cette analyse quasi systématique du comportement et des passions intimes qui animent les personnages n'est pas sans rappeler les romans d'Agatha Christie.
Ainsi, avant même que surgisse un meurtre, le lecteur est transporté dans les nimbes affolées de pulsions contradictoires qui font vivre les personnages: des juges pas si impartiaux, des secrétaires pas si dociles, …
On sent aussi que Donna Léon, bien qu'ayant choisi un héros masculin avec son commissaire Brunetti, a une folle tendance à brosser des personnages féminins forts. Une femme au foyer brillante et lettrée, une secrétaire perspicace, ingénieuse et férue d'informatique, une jeune inspectrice sensible, observatrice et racée …. toutes des images fortes et très sexuées qui semblent apporter, comme des muses, une aide, un soutien, une consolation aux personnages masculins (quand ils ont la finesse d'esprit et la gratitude de le reconnaitre ……)
Pourquoi lire ce livre?
Pour Venise, un point c'est tout.
L'intrigue ne m'a pas convaincue et le traitement un peu trop caricatural, avec cette exagérée mise en avant des femmes m'a lassé.
Mais les descriptions de la ville, comme celle des gestes les plus anodins ont une certaine poésie … qui aurait pu servir une bien meilleure enquête.
"Il entoura le verre de ses mains, geste plus courant avec les boissons chaudes (…) il souleva et repose le verre à plusieurs reprises, à deux mains, créant une série d'anneau sur la table, puis il fit glisser le verre dessus pour les effacer".

14 juillet 2014
Bastien A.

Dans ce nouvel opus des enquêtes du commissaire Brunetti, Venise brûle sous une canicule infernale. Ne sortant du commissariat qu’au prix d’un effort supérieur, le commissaire prépare tranquillement ses vacances, prenant son mal en patience en pensant aux sommets enneigés et à la fraîcheur des villages de montagne. Mais bien entendu les choses ne vont pas exactement se dérouler ainsi. Rappelé en urgence à Venise pour enquêter sur un meurtre au cœur d’un immeuble en copropriété au sein duquel Brunetti n’est pas toujours le bienvenu, les éléments de l’intrigue se mettent en place sous la lourdeur de la canicule, toujours présente. Tous les personnages de cet opus ne sont pas aussi attendus que le magnia de l’immobilier à Venise dont les affaires son étrangement retardées une fois portées devant le tribunal, qui semble à un moment tenir les clefs de l’énigme … puisque Brunetti fini par s'intéresser à un étrange manipulateur, charlatan cartomancien qui fait des siennes auprès de personnes âgées vulnérables et notamment parmi les proches du commissaire et de ses collaborateurs.

Pour une première approche de Donna Léon, le sujet n’est pas sans intérêt, mais il ne parvient pas à masquer la pauvreté de l’écriture, le manque de rythme et le sentiment général de lassitude qui prévaut au court de la lecture. Si le personnage de Brunetti est parfois attachant, et encore pas entièrement, ni de manière suivie, ceux qui l’entourent ne sont pas gâtés par l’auteur qui ne fait, hélas, qu’esquisser certains caractères. Malgré une énigme un peu classique, le roman est bien servi par le décor Vénitien agréablement retranscrit. Il est toutefois délicat d’arriver au bout de ce livre, lourd, sans originalité et parfois clairement ennuyeux, Brunetti et le mauvais augure est très largement en deçà des autres titres proposés.

14 juillet 2014
Dominique Guerrini

Tutto bene pour les amis du commissaire Brunetti qui pénètrent une nouvelle fois dans son univers comme on enfilerait des pantoufles confortables ou des habits où l’on se sent bien : pas de mauvaise surprise….pas de vraie surprise non plus.
Tous les personnages sont là :
Le vice-questeur Patta et son âme damnée Scarpa, toujours aussi prévisibles, la signorina Elettra « Mercure moderne », Vianello le fidèle adjoint ; Paola la chère épouse et leurs deux enfants, ayatollahs de l'écologie… ils sont tous là.
Cette fois, Brunetti ne pense qu’à ses vacances au frais en Haut-Adige, hélas ! Le meurtre d’un fonctionnaire de la justice le force à revenir, dans une Venise d’été accablée de chaleur. Notre commissaire - grand lecteur des philosophes antiques, perplexe et démuni devant les progrès technologiques : les portes du Cyber-paradis lui semblent à jamais fermées - est un enquêteur exigeant mais humain, un père aimant et effaré, un mari amoureux, un amateur de bonne chère – ah ! les tramezzini de Do Mori !- et donc nous le retrouvons avec plaisir !
Dans cette dernière enquête, on retrouve les thèmes chers à l’auteur : sujets de société d’hier et d’aujourd’hui : juges corrompus, banquiers sans scrupules, bourgeoisie arrogante, avocats véreux mais aussi mères abusives et homosexuels honteux. A la faveur d’une intrigue parallèle qui donne son titre au roman, c’est aux charlatans qui abusent de la crédulité de leurs concitoyens que Brunetti s’attaque pour venir en aide à la tante de Vianello abusée par un vendeur d’horoscopes.
Ces deux enquêtes se déroulent plan-plan jusqu’à un finale plus corsé où tout se découvre. L’ironie légère que l’auteur prête au commissaire allège la lenteur d’un déroulement plutôt pesant.
Rien de bien nouveau ni de très original…
Mais l’empathie que Donna Leon a su établir entre le commissaire et son lecteur fait passer sur l’effet de répétition sans surprise.
Et quand Brunetti s’achète une pizza à l’Antico Panificio de San Silvestro… on aimerait la partager avec lui.

8 juillet 2014
Stephanie plaisir de lire

Brunetti et le mauvais augure plonge le lecteur à Venise en pleine canicule et question chaleur on est servi. L’auteure insiste (parfois lourdement) sur ce point et le lecteur est alors autant écrasé par la chaleur ambiante que ses personnages. L’atmosphère vénitienne (avec ses canaux) en plein été est parfaitement rendue. On s’y croirait tant les descriptions de la ville sont bien faites.
Dans ce nouvel opus, le commissaire Brunetti laisse partir sa famille en vacances alors qu’il se voit présenter deux nouvelles affaires. L’une personnelle qui concerne son collègue l’inspecteur Vianello, inquiet pour sa tante (obsédée par les horoscopes et l’astrologie) qu’il pense être la proie d’un charlatan. L’autre lui est confiée par un ami, responsable du service du personnel de la ville. Il est persuadé d’avoir décelé un cas de corruption au tribunal de Venise, auquel la juge Coltellini et le greffier Fontana seraient mêlés, retardant des affaires judiciaires au profit de certains inculpés.
Il ne se passe pas grand-chose en ce mois d’août, accentuant la torpeur des hommes, mais les choses s’accélèrent brutalement quand le cadavre de Fontana est retrouvé (page 143 de la version poche, quand même !!!).

L’écriture de Donna Leon est agréable. Les pages se tourneraient toutes seules si seulement l’intrigue était un peu plus passionnante.
J’ai apprécié retrouver ici de sujets d’actualité que l’auteure dénonce ouvertement (intolérance, corruption et abus de faiblesse), tout autant que découvrir ce Brunetti qui m’a paru généreux, cultivé et perspicace, mais parfois aussi désabusé. J’ai toutefois trouvé l’histoire un peu fade, même si les pistes ne manquent pas. J’ai plus eu le sentiment d’avoir à faire à un énième épisode de série TV qu’à un bon polar. Ce qui n’est pas faux d’ailleurs, puisque le commissaire a été mis à l’écran dans une série TV allemande. Et oui, avec autant de tomes mettant en scène un même personnage (ça m’a rappelé les Agatha Christie en moins bon), je me suis forcément posé la question si une adaptation avait été réalisée. On regarde donc (oups, pardon on lit donc !) ce nouvel épisode avec moins d’enthousiasme sans doute que pour les premiers. Mais il faudrait sans doute demander l’avis aux fans. Pour ma part, j’y ai trouvé du bon et du moins bon : ça se lit bien, sans être véritablement captivant.

Le style de l’auteure, teintée d’humour et surtout dépaysant, m’a plu. Ses réflexions sur la société italienne aussi. Il y a beaucoup de vrai ici et l’intrigue trouve parfaitement sa place dans notre société actuelle, mais j’ai trouvé que l’enquête manquait malheureusement de piquant et d’efficacité. Ce Brunetti m’a plus fait penser à un roman de plage qu’on oublie aussitôt les vacances finies, qu’à un bon polar digne de figurer sur le podium du prix du polar des éditions points. Et même si on fait mieux dans le genre, je ne suis pas déçue pour autant par l’auteure dont j'apprécierai renouveler l'expérience Brunetti en découvrant plutôt l’une de ses premières publications.

8 juillet 2014
Brigitte Marette

C'est bon comme un plat de pâtes aux vongole dont on aurait la (vraie) recette vénitienne, ça se déguste !
j'avais oublié à quel point Donna Leon écrit bien, ses personnages sont là, à côté de nous, tellement vrais, tellement "comme nous",
mais est-ce vraiment un polar ? là est la question :-))
c'est une chronique, un feuilleton, un épisode "Brunetti" et pour les amoureux de Venise, c'est une occasion de plus de se laisser guider à travers le dédale des ruelles, des ponts, on sent les odeurs de la lagune, le petit vent qui fait danser les persiennes, .... la moiteur de l'été
...mais tout ça passe presque au-dessus de l'intérêt de l'enquête...
celle-ci est accessoire dans le monde de Donna Leon diraît-on, le lecteur ne tourne pas les pages "pour savoir qui et comment et pourquoi", non, il tourne les pages parce que c'est plein de choses de la vie, de psychologie des personnages, est-ce suffisant ?
Brunetti en tête, nous les suivons, ces personnages, au gré d'une histoire de vie cachée, de corruption omniprésente, finalement les dernières pages arrivent sans qu'on s'en aperçoive, on referme le livre et on sait déjà que le suivant commencera là, ou presque, où celui-ci s'est arrêté;
chez Donna Leon, pas d'intrigue diabolique, pas de tension palpable, pas de surprise pour le lecteur,
la mort n'est jamais que la suite logique des débordements humains, même si ces débordements humains sont très très bien décrits,
bref, très agréable à lire, mais complètement "ovni" par rapport au reste de la sélection,
Donna Leon émousse l'intérêt de ses lecteurs à force de sortir un livre par an depuis si longtemps, c'est dommage mais normal, le choix est tellement vaste actuellement et la concurrence très rude....

7 juillet 2014
Christine Beauvallet

J’avais mis « Brunetti et le mauvais augure » en troisième position sur ma liste car je voulais d’abord découvrir deux auteurs que je ne connaissais pas avant de me régaler, presque avec certitude, avec Donna Leon. Et là, je me suis trouvée franchement déçue. Nous sommes bien loin de « Requiem pour une cité de verre », « Meurtre à La Fenice » ou « La petite fille de ses rêves »… Durant presque la première moitié du roman, il ne se passe… rien, ou si peu de chose. On attend que le roman démarre enfin… Il fait chaud, on l’a compris en quelques lignes. Le trait est insistant comme pour rendre la chaleur encore plus insupportable, mais c’est la lenteur de l’action qui l’est. Brunetti, quelque peu désoeuvré, trouve du grain à moudre grâce à son collègue Vianello, dont la tante se fait manifestement abuser par un diseur de bonne aventure. La torpeur, la moiteur de Venise sous la canicule estivale sont décrites à la perfection. C’est cette Venise irrespirable, dont nous parcourons les venelles à la recherche d’un peu d’air frais, qui est le personnage central de ce roman. Du coup, l’intrigue policière, au demeurant bien mince, passe en second plan et le lecteur reste sur sa faim. Les ingrédients ne prennent pas, l’envoûtement ne se produit pas, on ne rentre jamais dans cette histoire. Dommage...

7 juillet 2014
Christian P.

Lire un nouveau roman de Donna Leon c’est comme si je retrouvais un bonne amie qui me donne des nouvelles de vieilles connaissances que nous avons en commun : le commissaire Guido Brunetti, son épouse Paola Falier, son adjoint l’inspecteur Vianello, son patron le vice-questeur Patta suffisant et d’une incompétence totale sans oublier la charmante secrétaire Elettra pirate informatique d’une efficacité redoutable. Mais c’est aussi et surtout se plonger avec tous ces gens dans l’atmosphère unique qui se dégage de Venise.
C’est donc dire à quel point Donna Leon fait partie de mes auteurs de polar préféré.
Mais la canicule qui écrase Venise tout au long du roman a sans aucun doute joué un mauvais tour à Donna Leon. Tout se déroule au ralenti, comme si rien ne devait être brusqué, de peur d’être encore plus incommodé par cette chaleur accablante.
C’est agréable à lire mais sans plus. L’intrigue nous révèle que la corruption fait partie du paysage italien et qu’il ne sera pas facile d’y mettre fin rapidement.
Comme je l’ai mentionné au début je suis un amateur des enquêtes du commissaire Brunetti, j’ai lu avec beaucoup de plaisir plusieurs des romans précédents de Donna Leon mais cette fois je suis resté sur ma faim. C’est dommage, je devrai donc attendre une prochaine enquête du commissaire Brunetti pour être rassasié.

7 juillet 2014
Pascale Alliard-Michonnet

Il fait chaud, très chaud durant cet été à Venise.
La chaleur est pesante... comme l'est la lecture de ce roman qui se traîne !
Le Commissaire Brunetti a deux affaires à résoudre sur fond de corruption de la société italienne mais tout cela a bien du mal à captiver...
Finalement, on reste sur sa faim !

5 juillet 2014
Jessica Joubert

Ce roman est comme une mayonnaise en été, on a tous les ingrédients nécessaires : l’œuf est fraîchement pondu, l’huile est de qualité supérieure, la moutarde est bien piquante, la pointe de sel relève le goût et pourtant ça ne prend pas… ou plutôt il manque un tout petit quelque chose pour que ça prenne totalement !
C’est bien écrit, pas désagréable à lire. Il fait chaud, l’atmosphère est pesante comme cela n’arrive que sous le soleil d’Italie. On marche au ralenti en suivant ce pauvre Brunetti dans le dédale des rues désertées par les autochtones et remplies de touristes, dans les affres de l’administration politisée et corrompue. Mais la mise en place est un peu longue et traînante, sans être réellement entraînante…
J’attendais plus de « Venise », plus d’aventures : pas aussi moite et langoureux qu’un Camilleri, pas aussi vénitien et rythmé que De Prada, sans doute sommes-nous entre les deux. Premier Donna Leon que je lis et j’avoue être restée un peu sur ma faim. Dommage.

25 juin 2014
Nina Ros

Ce livre est le quatrième que je lis de la sélection "Prix du meilleur polar des lecteurs de Points" et je dois dire qu'il est un cran en-dessous des autres, sans être désagréable à lire.
Ce livre est une des enquêtes du commissaire Brunetti, elle n'est pas la meilleure. Je dirai même qu'elle apparaît comme une sorte de transition, entre deux affaires plus importantes. L'été est là, Venise est prise d'assaut par les touristes (qu'il ne faut en aucun cas perturber), la chaleur est accablante au point que les truands semblent avoir pris eux aussi des vacances. Aussi Brunetti peut-il accéder à la demande d'un de ses amis, et enquêter sur une escroquerie dont sa tante Anita pourrait être victime.
Est-ce la faute des températures, proches de la canicule ? L'action progresse très lentement, entre cappuccino, vaporetto, dîner en famille et préparatifs des vacances pour Brunetti et les siens. Il fait plus œuvre de dilettante que de policier pris dans l'urgence. Certes, il met à jour, ici et là, d'étranges pratiques, qui montrent que la corruption atteint tous les domaines en Italie, de la justice à la médecine, en passant par la restauration. Pour les éradiquer, il faudrait avoir le temps, les moyens, et la possibilité de le faire - mission impossible en l'état actuel des choses, et constat pessimiste sur l'Italie contemporaine.
Tout était trop reposant, finalement - survient un crime, qui paraît être sans rapport avec le début de l'intrigue. Il sera d'ailleurs résolu presque trop facilement, presque sans enquêter. Le hasard et l'intuition font parfois bien les choses, mais ce fut trop peu pour me passionner.
Brunetti et le mauvais augure devrait ravir les inconditionnels du commissaire Vénitien, mais me laisse un peu sur ma faim.

24 juin 2014
Agnesa Pillon

Un mois d’août accablant à Venise, un Brunetti-Leon ramolli qui lambine dans une enquête qui ne semble pas beaucoup l’intéresser, des idées communes sur la vie, la mort, les vieilles dames, le chômage, la corruption, les gays. Un roman ennuyeux.

15 juin 2014
Jean-Pierre Le Théo

Comme toujours, l’intrigue se déroule à Venise, mais cette fois ce n’est pas le phénomène local d’« l’aqua alta » qui est récurrent à travers l’histoire mais une chaleur étouffante et accablante qui s’abat sur la Sérénissime. Cette chaleur moite qui colle aux personnages et atténue leur dynamisme devient à force pesante au fil des pages, prenant une place plus importante que l’intrigue elle-même. Si c’est l’effet voulu par Donna Leon, c’est réussi et on a en effet plutôt tendance à s’endormir.
Quelques séquences, comme la lecture des cartes, viennent apporter un peu d’intérêt, on découvre toujours à chaque fois de nouveaux côtés de la vie vénitienne (le Spritz, boisson locale, prédomique cette fois) et les enfants du commissaire Brunetti ont toujours des sorties remarquables.
S’il n’est pas désagréable à lire, clairement, cet ouvrage n’est pas le meilleur de la série et il est beaucoup moins prenant que d’autres qui l’ont précédé. Tout comme de divisionnaire Patta et la famille de Brunetti qui par ce chaud été sont partis en vacances loin de Venise, on a l’impression que c’est aussi malheureusement le cas du talent de Donna Leon cette fois...

11 juin 2014
Pierre FAVEROLLE

Venise est écrasé par la chaleur en cet été. Et comme les affaires ne se bousculent pas, Brunetti s’intéresse à la tante de Vianello, son second, qui retire beaucoup d’argent en liquide chaque semaine, sans qu’il n’y ait une explication. Rapidement, il pense qu’elle a affaire avec un charlatan qui lui vend la bonne aventure. A cela, va s’ajouter une affaire de meurtre d’un greffier qui va intervenir juste quand il envisageait de prendre quelques vacances.
A la lecture de ce roman, le premier de Donna Leon pour moi, je comprends mieux pourquoi cette auteure a du succès. Le style est fluide, le rythme est lent, presque nonchalant, avançant au rythme des gens du sud écrasé par la chaleur de l’été. Et puis, Donna Leon fait la part belle à la vie de ses personnages, créant avec le lecteur une intimité que j’ai rarement retrouvé à part chez Indridason ou Mankell.
Ce roman m’a paru étrange dans sa construction, l’affaire de meurtre arrivant à la moitié du roman. Et comme sa résolution est d’une simplicité extrème, je me demande si cette affaire ne faisait pas un peu du remplissage car dans la première moitié du roman, Donna Leon, au travers de l’affaire de la tante de Vianello, se permet de montrer la corruption généralisée de la société italienne. A tel point que lors d’une discussion lors d’un diner avec sa femme, celle-ci démontre à Brunetti que leur ami restaurateur leur fait payer leur repas en liquide pour éviter de faire une facture. De nombreux exemples de ce genre, du plus petit à de plus graves montrent bien que, quand on n’a plus d’honnêteté, la société va mal. Cela peut paraitre simplet, mais c’est remarquablement bien fait.

4 juin 2014
Granjean Bernard

Étouffant, voilà le mot clef de cette nouvelle enquête du commissaire Vénitien.
Étouffante la chaleur, étouffantes les mères, étouffantes les épouses. Quand au vice-questeur Patta il ne pense qu’à étouffer les affaires qui pourraient devenir gênantes.
Un été épuisant pour Guido Brunetti qui fait le grand écart entre deux affaires aussi sordides l’une que l’autre. Accablé par la chaleur et la lumière impitoyable se reflétant sur la lagune, séparé de sa famille bien au frais à la montagne, nourri exclusivement de tramezzini il nous entraine une fois encore dans les arcanes d’une Venise, très éloignée des poncifs touristiques, où se mêlent faux voyants et vrais assassins.
Un récit qui prend son temps, laissant la place aux réflexions désabusées du commissaire et de son épouse Paola, pour le plus grand plaisir des habitués qui suivent cette famille à la fois atypique et universelle, la voient évoluer et mûrir.
Si vous n’avez jamais lu Dona Leon il est temps de découvrir cet excellent peintre de la société et de l’âme humaine. Si vous la pratiquez déjà, vous serez comblé par ce nouvel épisode.

- Dernière minute :
Internet, L’info en continue le 04/06/2014 à 13h52 : « Une vaste enquête pour corruption et blanchiment d'argent touchant le monde politique vénitien et lié à l'immense chantier "Moïse", a été révélée mercredi à Venise, une ville qui brasse des millions de touristes et des milliards d'euros. » La prochaine enquête du Commissaire Brunetti ?...

16 février 2014
Sylvie Vaubaillon

Découverte avec la Petite fille des ses rêves...
Une ambiance, un réalisme et un suspense

 

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