Baad Une enquête de Nicole Laguna et du qomaandaan Kandar de Cédric Bannel

8,1€ // 504 pages
Paru le 09/03/2017
EAN : 9782757863640

Baad
Une enquête de Nicole Laguna et du qomaandaan Kandar

Cédric Bannel

Policiers, thrillers & romans noirs

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À Kaboul, le Qomaandaan Kandar, ancien sniper de Massoud et patron de la brigade criminelle, enquête sur des meurtres d’enfant.

À Paris, la commissaire Nicole Laguna, chef de la Brigade nationale de Recherche des Fugitifs, est sur la trace de l’inventeur d’une nouvelle drogue de synthèse.

Deux flics qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant…

« Il fallait oser inventer un tel flic. »

Le Journal du dimanche

« Captivant, dense et dur. »

L’Express

 

Commentaires

29 août 2017
D'ANTONIO NADIA

* Baad de Cédric Bannel :
Signification du mot « Baad » (qui fait penser à « bad » en anglais) ; utilisé ici en Afghanistan : homme mauvais, violent, cruel avec les femmes.
Le livre est découpé en journées, tournant autour de Badria, la future femme d’un homme « baad » et le premier chapitre correspond à un décompte : « Dix jours avant Badria » pour en arriver à « Le jour après Badria ».
A Kaboul, le « qomaandaan » Oussama Kandar est chargé d’une douloureuse enquête : retrouver le plus vite possible un psychopathe, un pervers, qui tue des fillettes après les avoir achetées à leurs parents qui laissent faire car ils ne savent pas ce qui va arriver à leurs enfants.
On peut lire ici un portrait sans complaisance, très édifiant sur cette région et l’intrigue est très bien menée jusqu’à la dernière page.

24 août 2017
Annick Simeoni

Une totale immersion en Afghanistan tout au long de la lecture et même si une des enquêtes se déroule en France je n'ai eu qu'une seule envie , retourner à Kaboul pour savoir ce qui arrivait au Qomaandaan! Lu rapidement car très addictif ce roman , très bien documenté , m'a donné envie de suivre cet auteur .

21 août 2017
MJ

On part ici en Afghanistan aux côtés du Qomaandan Kandar et de sa brigade criminelle à Kaboul. On découvre une ville gangrénée par le trafic de drogue, la violence, la corruption et les conflits entre communautés. Les personnages ne sont pas tout blanc ou tout noir et la police est contrainte à quelques petits arrangements pour avancer dans son enquête.
J’ai lu avec beaucoup de plaisir ce polar original de par son décor afghan et plus classique par son intrigue. Le suspense est présent et j’ai surtout apprécié les péripéties de Kandar, l’enquête de Nicole en France était moins intéressante et dispensable. Le roman prend toute sa dimension en Afghanistan. Kandar est très attachant, droit et intègre dans une ville corrompue et qui garde l’espoir que son pays se relève et intègre les femmes dans sa société. Un régal !

10 août 2017
Sandrine Fernandez

A Kaboul, la police vient de découvrir le corps d'une troisième petite fille, violée et tuée, dans un bidonville de la ville. Pour le qomaandaan Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle, le doute n'est plus possible : il s'agit d'un tueur en série qui sévit tous les dix jours. Le policier sait qu'il doit faire vite s'il veut éviter un nouveau meurtre. Mais en Afghanistan, rien n'est simple. Pour l'ancien sniper de Massoud, soldat décoré et respecté, l'heure tourne et les obstacles sont nombreux
A Paris, Nicole Laguna, une ancienne de la DGSE spécialisée dans la traque de grands criminels, est elle aussi confrontée au pire. Le chef suprême de toutes les mafias italiennes séquestre sa famille qui ne sera libérée que si elle retrouve le chimiste qui a mis au point une nouvelle drogue et s'apprête à inonder l'Europe de cette substance qui ne rendrait pas dépendant. Hors de question pour les italiens de perdre le monopole du trafic de drogue. Ou Nicole leur livre l'homme, ou son mari et ses enfants meurent.
Deux villes, deux flics, la drogue...A l'heure de la mondialisation et alors que l'Afghanistan est le premier pays producteur de pavot, leurs chemins devaient se rencontrer...

Effroyable constat de ce qu'est devenu l'Afghanistan où tout ce qui n'a pas été détruit par la guerre l'est dorénavant par la violence, la drogue, la corruption, les rivalités tribales et l'intégrisme religieux. Pauvre pays qui a lutté contre les russes puis les talibans et pauvre population qui n'en finit pas de plier sous la loi du plus fort, du plus riche, du plus pourri. Dans une société qui a perdu ses valeurs, l'homme n'est rien, sa vie ne compte pas et que dire des femmes ? Mariées contre leur gré, reniées pour une broutille, battues à mort au moindre faux pas, réel ou supposé, violées, molestées, dissimulées sous la burqa imposée par des religieux dévoyés, les femmes gardent-elle en mémoire le souvenir d'une époque où elles déambulaient dans Kaboul en mini-jupes en rêvant d'amour et de liberté ? Dans la province de Hazarajat que visite le qomaandaan Kandar, les grands Bouddhas de Bâmiyân ont été dynamités et avec eux le respect de la vie humaine, le droit des femmes et des enfants.
Indigné, révolté par tant de violence, d'injustice et d'hypocrisie, on se plaît à croire que tout cela n'est que fiction, un roman où l'auteur force le trait pour effrayer, scandaliser, vendre son livre, mais on sait qu'il n'en est rien... L'Afghanistan, un pays parmi tant d'autres, où ils sont peu nombreux ceux qui rêvent à la paix et oeuvrent pour l'obtenir.
Fort de sa connaissance de cette région du monde, Cédric Bannel réussit à combiner une solide enquête policière avec une description réaliste de l'Afghanistan, sans juger ou donner des leçons, mais en nous offrant, au milieu de toute cette noirceur, un aperçu de la beauté d'un pays aux paysages somptueux. Une lecture difficile mais passionnante qui doit beaucoup à son héros, le qomaandaan Oussama Kandar, un homme bon, juste et intègre, très épris et respectueux de sa femme, pieux sans être bigot, une espèce rare.

8 août 2017
Claire NGUYEN-DUY

Brutal !
On découvre un univers déréglé où se côtoient au quotidien des valeurs contradictoires et l'absence totale de valeurs, avec comme seul résultat possible, la violence. L'effroi vient quand on comprend que la description correspond certainement à la situation réelle. Tout y est brutal : les relations humaines ou inhumaines, les odeurs, le climat, la corruption, et même la beauté des paysages. Dans ce contexte, le travail d'enquêteur devient un exploit.

7 août 2017
Manuela C / A vos livres

J'ai lu ce roman d'une traite et avec avidité. Le suspens est très prenant, de la première page à la dernière. A un cheveu de la crise d'apoplexie... Pourquoi ? Tout simplement parce que l'histoire se situe à Kaboul et que, par instinct de lectrice, ça sentait la violence, la trahison, la vengeance, la religion et surtout la politique. Et si à cela, on mélange une pincée de mafia italienne... ça devient très sanguin ! Un roman où je n'avais envie de faire confiance à personne, où chaque indice découvert, devenait un véritable casse-tête et où l'avidité et la corruption s'animent à chaque rencontre. Malgré tout, comme dans les romans de Khaled Hosseini, on découvre un Afghanistan décrit avec une beauté sauvage, un peuple qui a souffert de son Histoire mais où ressort une certaine loyauté et solidarité.

La plume de Cédric Bannel est précise et reflète une réalité évidente que je considère comme étant visuelle, cinématographique. Un grand avantage quand le passé et la politique d'un pays peut sembler complexe à assimiler. Fort bien construites, l'enquête de Kandar et celle de Laguna se déploient et croissent avec angoisse, déception et violence. De quoi rendre le lecteur bien accro !

7 août 2017
Sylvie E

On connaissait le polar suédois, le polar mongol et maintenant avec Baad on peut parler de polar afghan. C'est sans aucun doute une des caractéristiques du genre, une de ses grandes qualités que d'avoir la capacité d'adapter ses codes à toutes les sociétés. Avec Baad, le lecteur découvre deux Afghanistan. Le premier, corrompu, perverti, violent fait à certaines femmes des conditions de vie insupportables, indicibles. Le second incarné par le commandant Oussama est droit, honnête, fier et courageux. Cédric Bannel ne connait pas seulement les lois du polar, il maitrise également l'histoire de l'Afghanistan. Ces deux visions du pays font de Baad un roman riche et complexe, une très grande œuvre.

7 août 2017
Sylvie E

On connaissait le polar suédois, le polar mongol et maintenant avec Baad, on peut parler de polar afghan

3 août 2017
Agnès RADMACHER

Si ce roman est construit sur deux enquêtes policières évoluant parallèlement à plus de 7000 kilomètres, entre Paris et Kaboul, c’est pourtant bien de l’Afghanistan, de sa corruption et de son carcan religieux dont Cédric BANNEL nous informe magistralement.
Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul, tente de retrouver le "Serial Killer" qui assassine cruellement des fillettes achetées à leurs parents. Tandis que Nicole Laguna, ancienne de la DGSE, recherche, sous la pression et le chantage de la Mafia, un chimiste qui a mis au point « la neige », une nouvelle drogue laissant libre, de toute dépendance à sa prise, le consommateur .
L’auteur est d’une efficacité rare : ses sources sont d’une précision remarquable, la construction de son récit est hyper structurée et ses descriptions des scènes de crimes réalistes, sans toutefois tomber dans l’abjecte.
Le compte à rebours, même si c’est un élément récurant utilisé par les auteurs de thriller, est ici un réel plus, il permet d’éviter au récit, dont l’érudition est patente, de glisser vers le texte journalistico-documentaire.
Pourtant, je reste d’une part, quelque peu dubitative quant à la fin donnée au roman, au regard de toutes les horreurs jalonnant le récit. Et d’autre part, je regrette aussi que le personnage féminin n’ait pas bénéficié du même traitement dans la profusion de détails de son caractère que celui du charismatique « Qomaandaan ».
A.Radmacher Jurée Polar 2017

2 août 2017
Magali BERTRAND

Voilà un roman qui met la barre du noir, du glauque, du lourd très haut!Au risque de décevoir Cédric Bannel, qui interpelle le lecteur en préface et espère lui donner envie de découvrir l'Afghanistan qu'il aime,me voici moyennement convaincue d'aller passer mes prochaines vacances dans le secteur...Si ici tout n'est que luxe, calme et volupté, là-bas, tout n'est que violence, corruption et pauvreté. Entre attentats, enlèvements, tortures, tueries et perversions de tous genres, naviguent Oussama et son équipe, sortes d'extra-terrestres de ce nouveau monde à la foi détournée et aux lois perverties.
Bon, soyons clairs, c'est plutôt un "bouquin d'hommes", dans sa forme comme dans ses codes: testostérone, huile de moteur, gros calibres et beau héros solitaire...et pourtant ça a marché avec moi !!
C'est plutôt bien écrit, extrêmement documenté (presque trop par moment)et palpitant, malgré un manichéisme affiché: on sait où sont les méchants (partout, cherchez pas...)et ce sont les gentils qui gagnent, regard perdu sur la ligne d'horizon, œil humide, menton tremblant.Quant à nous, lecteurs, on y gagne un très bon moment de lecture !

28 juillet 2017
Chloë

Si le mot "baad" n'est pas traduit en tant que tel dans le livre de Cédric Bannel, on en comprend très vite le sens au fur et à mesure de l'apparition des personnages à qui il est associé : une forme exacerbée d'un criminel sans empathie, sans conscience, sans humanité. Un exécutant froid, glacial même.

C'est la première enquête d'Oussama Kandar que je lis, et je m'y suis très rapidement plue : les sauts d'Afghanistan en Italie, puis en France, sont suffisamment bien découpés pour que l'on voit venir assez rapidement le parallèle entre les deux enquêtes menées de front, et que la logique lorsque le puzzle s'achève soit évidente.

Côté documentation, un grand bravo pour le travail de recherche de Cédric Bannel : l'auteur parvient à raconter toute la complexité d'un pays déchiré par la guerre, corrompu et sous la coupe des extrémistes, tout en ne manquant pas d'en montrer la beauté et l'envie de rester franc et honnête de certains : la descriptions des paysages ravagés par les talibans, l'ambiance glaciale qui accompagne la neige qui se dépose doucement au fil des pages, les exécutions sommaires et la torture presque usuelle, la fougue d'une mère répudiée qui fait tout pour sauver l'une de ses filles sont en particulier poignants.

Sur la personnalité des personnages, on s'attache très vite à Oussama Kandar, à son intégrité, à son respect de sa religion, à sa désolation de constater les dégâts occasionnés par la guerre et la corruption dans son pays, à sa puissance et sa douceur combinés. Du côté de Nicole Laguna, il est plus difficile de cerner le personnage, et donc de vraiment s'y attacher pour ma part : son côté fonctionnaire incorruptible qui finit par abattre froidement ceux qui se mettent en travers de son chemin, pour sauver sa famille des griffes de la mafia, est assez distant.

Mais dans l'ensemble, ce livre m'a vraiment beaucoup plu : très abouti, très minutieux et original tant dans l'objet de l'enquête que dans sa manière de la mener, ce roman m'a clairement donné envie de lire les autres de l'auteur.

26 juillet 2017
DEBORDES Jean-Christophe

Bonjour à tous !

Je viens de terminer "BAAD" de Cedric Bannel que j'ai vraiment adoré.

Autant Henning Menkel nous donnait envie d'aller passer quelques jours en Suède, autant Cedric Bannel nous donne envie de découvrir l'Afghanistan.

La situation y est encore trouble mais ce sont les descriptions des villes et villages et des paysages montagneux qui attisent ma curiosité.

Quant à l'intrigue, elle est extrêmement bien ficelée avec d'une part l'enquête menée à Kaboul par le Qomaandaan Kandar et d'autre part, celle conduite en France par Nicole Laguna sous l'emprise de la mafia.

Véritable "page turner", le décompte des jours concernant la future séquestration d'une jeune fillette afghane servant de fil conducteur à l'enquête nous tient en haleine tout au long du livre.
Le ton est vif, à l'écriture simple et sans fioritures, allant à l'essentiel pour être en phase avec ce compte à rebours de seulement 10 jours.

En parallèle, la situation géo-politique du pays avec ses différentes ethnies et le combat qu'elles continuent à se mener, la corruption et l'économie liée au commerce de la drogue est dépeinte avec une grande précision.
Jeux de pouvoir, coups bas allant souvent jusqu'aux meurtres et la difficile condition des femmes y sont parfaitement bien décrits.

J'ai vraiment beaucoup aimé.
BRAVO à Cedric Bannel !

Sur une échelle de 0 à 10, je mets un 8 !
Avec l'envie de lire "Kaboul express", suite des aventures du Qomaandaan Kandar et de Nicole.

18 juillet 2017
Criscuolo Chantal

Voilà le lecteur plongé dans ce pays à la fois si présent dans les esprits et si éloignés de notre quotidien, l'Afghanistan. Plus précisément à Kaboul, dont on s'échappera parfois pour les besoins de l'enquête du Qoomaanddan Kandar, policier intègre et acharné à découvrir la vérité sur le meurtre d'une petite fille, qui en cache d'autres d'ailleurs. En suivant ce personnage, fort sympathique car mesuré, honnête, assez charismatique avec ses hommes, l'on plonge dans la société afghane comme on le ferait grâce à un documentaire. C'est vivant, précis et jamais "lourd", jamais trop didactique. Ce récit ravive les connaissances, ou les complète, voire les fait découvrir si besoin est. Un autre personnage fait contre-point, une commissaire française, enlevée par la mafia pour qu'elle retrouve un chimiste trop doué pour être honnête et surtout qui menace les intérêts de ladite mafia. Bref, les deux commissaires se retrouveront pour un final digne d'un film de Tarantino. Ce roman se lit d'une traite, on est vite embarqué par le rythme soutenu, et ce ne sont pas les péripéties qui manquent. Le style est agréable, la langue précise. Un très bon roman, dépaysant et accrocheur.

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